La Vraie Dose 72 x Victoria, co-fondatrice de Valois - "La meilleure école pour entreprendre ? Le bon sens !"


ÉDITO

"Tu serais d'accord pour faire une conférence devant 220 personnes ?"

Allez, mais seulement si je peux venir avec mon syndrome de l'imposteur ! Ce vendredi, mon +1 (mon petit syndromounet) et moi avons vécu une expérience plutôt bousculante : la toute 1ère conférence de ma vie d’entrepreneure devant 220 personnes dans un théâtre parisien. Quelques heures plus tard, j’ai encore bien du mal à décrire, à définir ce moment. Quand au printemps dernier, j’ai été contactée pour participer à la Journée des Rôles Modèles Féminins, j’ai d’abord dit un grand OUI franc et massif. Parce que je veux être une entrepreneure dégourdie. Alors quand on veut être dégourdi-e, le développement personnel, il a dit que, quand ça faisait peur mais des guilis en même temps, fallait dire oui. J’ai été fière de dire ce grand oui, de ne pas encore passer à côté de ce dont j’avais envie. À la fois, je me demandais ce que Sassou babypreneure allait faire là, et même de quoi elle allait parler celle-la. À la fois, je me suis dit qu’on ne me tendait pas ce micro par hasard, que c’était aussi pour moi l’occasion d’avoir la plus belle des tribunes pour parler de ma façon si convaincue et singulière de construire une entreprise. Sans trop hésiter, j’ai rapidement trouvé la thématique que je souhaitais aborder : “Comment fédérer une vraie communauté autour de son entreprise ?”. Il était de dire bien au delà des contrées de la LVD family à quel point mon entrepreneuriat à moi il avait quelque chose de collectif, de collégial, de politique presque. La communauté de ton entreprise, elle n’est pas là que pour une histoire de stratégie marketing ou de construction de business model. Elle veut (enfin j’espère que tu veux parce que vu que tu lis cette newsletter, t’es déjà bien avancé.e dans l’histoire) montrer un autre visage de l’industrie dans laquelle je me trémousse : l’écosystème entrepreneurial. Le vrai, celui des gens qui justement ont un peu la trouille de faire une conf, car eux ne viennent pas avec leur égo mais avec leur tripes.

Me voilà le 27 septembre. Enfin, je dis “me” : en réalité, il y avait une quinzaine d’entrepreneurs dans la salle près de moi, à côté de moi. Puis à peu près le quadruple humains encore, présent par la pensée, un mot doux, un conseil. Avec le contre-choc émotionnel de vendredi, je ne sais pas si je suis bien capable de parler de ça sans chouiner mais c’est un autre débat. Au fil de la journée, je vis un sentiment étrange : j’ai à la fois l’impression de vivre encore une très jolie sortie scolaire avec le gang LVDiens des entrepreneurs solidaires et la montée en pression à l’approche de mon arrivée sur scène. Cette journée pour moi, c’est autant ma bouille derrière un micro de grande fille que la pause déj, assis par terranhhh avec un burger king froid mais qui fait rire. Les heures passent et j’ai l’impression d’être un peu à contre courant (1 an et demi d’entrepreneuriat, je commence à comprendre que c’est ce qui finit ma tenue d’entrepreneure). Les intervenantes arrivent avec des speeches qui ressemblent plus à des one women shows qu’à un gentil petit texte bien sage. Étant donné que mon rôle modèle à moi, c’est plus Anne-Sophie Lapix que Rihanna, je commence à avoir peur de détonner.

14h05, je suis en coulisses et une bouteille d’eau de fortune décorée de mon humble rouge à lèvres me servira de dernier micro d’échauffement. J’entre scène avec en fond une musique à l’américaine. Je vois la salle, j’entends les applaudissements et je prie tous les dieux pour qu’ils arrêtent cette punaise de musique car à part un bon “hey coucou”, je ne sais pas trop quoi faire. Finalement, mes mots démarrent, je vois 220 personnes dans le blanc des yeux. À l’intérieur, j’ai envie de partir en courant. À l’extérieur, je garde mon regard droit et j’essaie de ne pas perdre le fil. J’avance dans mon propos avec l’impression de n’intéresser personne mais je ne peux plus fuir. Je termine les larmes aux yeux car je viens d’expliquer à toute une salle que la LVD family avait changé ma vie d’entrepreneure. Certes, c’est moi qui l’ai construite mais sans elle, je n’aurais surement pas eu le courage de continuer. Porter la vision d’un projet quand elle résonne dans d’autres coeurs, ça change toute l’histoire. Mon entrepreneuriat se voulait impactant, ma LVD family m’a tout autant impactée. J’ai appris d’ailleurs quelques heures plus tard que quelques copines LVDiennes avaient versé leurs larmes au moment où j’ai expliqué que je n’aurais pas pu choisir un autre sujet, tout simplement car sans cette brochette d’humains entrepreneurs dans le public et dans ma tête, je n’aurais jamais pu me tenir debout pour ma 1ère conférence.

Je quitte la salle et je fonce pleurer dans les toilettes (oui je n’ai pas encore trouvé la force de me vanter de ce petit passage sur Instagram), persuadée d’avoir fait la pire prestation de la journée. Je reprends mes esprits et retourne m’asseoir proche de mes grands esprits. Ils me réconfortent chacun à leur façon, d’une promenade en extérieur à un mot doux, d’un bonbon à un câlin, d’un texto à un sourire qui en dit long. Ils me disent qu’ils m’ont reconnue, qu’ils ont reconnu La Vraie Dose. Je mettrai ensuite plusieurs heures à trouver une vraie bienveillance vis-à-vis de cette 1ère prestation et plusieurs jours à comprendre que mon intervention a touché bien au delà de la LVD family. Cette majorité silencieuse, celle qui s’est reconnue dans mes mots sensibles, celle qui avait envie de comprendre comment j’avais pu fédérer si fort ce bout de salle si gentil (et bien bruyant). J’ai reçu des messages si tendres, j’ai vu encore une fois mon impact. J’avais perdu le fil encore une fois, ce fil que j’aime mais que je perds souvent : être moi-même, assumer ma personnalité pour vibrer mon projet. Paraît qu’il y a une certaine Sarah qui dit tout le temps “cliver pour mieux fédérer”. Elle a bien raison. Quoi qu’il en soit, je réalise que même si cette exercice a été bien plus complexe émotionnellement qu’un “tu verras, tu vas juste kiffer” (bienvenue dans un nouvel épisode des “banalités entrepreneuriales” versus la “réalité”), l’envie de recommencer, de m’entrainer, de travailler sur moi et de revivre des moments comme ça...est là. To be continued.


LES ACTUS DE LA LVD FAMILY

LE RETOUR DES BONS GROS CAFÉS LVD : RDV MERCREDI POUR L'OUVERTUDE DE LA BILLETERIE DU 4ÈME #BGCLVD

Chaque mois (bon d’accord sauf de juillet à septembre), on se retrouve avec une quinzaine d’entrepreneurs de la LVD family pour papoter d’un vrai sujet pieds dans le plat de la vie entrepreneuriale en mode entraide et solutions concrètes ! Les 1ers thèmes déjà abordés, « Entrepreneuriat et : timidité/ syndrome de l’imposteur / hypersensibilité ».

Ces moments de partage humano-entrepreneuriaux en mode "range ta carte de visite et sors tes tripes" ont lieu dans un nid douillet qui s'adapte au gré de ses locataires : le 8 Pétion, fondé par Bérengère (fidèle de le LVD family bien sûr). 

Alors : RDV ce mercredi 2 octobre à 18h sur les pages 
Facebook et Instagram de La Vraie Dose pour découvrir la date et le thème de ce 4ème Bon Gros Café LVD... puis surtout pour réserver ta place !

Les bons gros cafés LVD : des rencontres entrepreneuriales sincères qui abordent les vrais sujets !

Les bons gros cafés LVD : des rencontres entrepreneuriales sincères qui abordent les vrais sujets !


La Vraie Dose 71 x Anastasia, créatrice du Podcast "De Vraies Vies" - "Mon Cheminement pour m'autoriser à entreprendre"

La Vraie Dose 71 x Anastasia, créatrice du Podcast "De Vraies Vies" - "Mon Cheminement pour m'autoriser à entreprendre"

POUR ÉCOUTER LE NOUVEL ÉPISODE DU PODCAST "AU CAFÉ LVD" AVEC VICTORIA EN STREAMING OU TÉLÉCHARGEMENT, CLIQUE ICI :

Au Café LVD avec Victoria, la meilleure école pour entreprendre

Au Café LVD avec Victoria, la meilleure école pour entreprendre


Tu peux cliquer ICI ou sur l'image pour accéder au nouvel épisode "d'Au Café LVD", podcast privé réservé à la LVD family  :)

Chaque semaine tu retrouveras dans ta newsletter l'épisode de la semaine d'Au Café LVD ! J'ai délibérément choisi de faire d'Au Café LVD un podcast privé, exclusivement réservé à la LVD Family et il ne sera donc pas référencé sur les plateformes d'écoute (ça veut dire que tu ne pourras pas le trouver sur Itunes, Spotify, etc, il te faudra ouvrir ta newsletter chaque semaine pour le découvrir) ! Je t'explique tout ça plus en détails au début de l'épisode !

LE POINT ASTUCE : Pour écouter l'épisode en streaming, une fois sur la page web du podcast (dont seuls nous avons le secret) clique sur le bouton violet de gauche "listen". Pour télécharger l'épisode sur ton téléphone ou ordinateur et l'écouter plus tard / hors connexion, clique sur le bouton de droite avec le symbole de la flèche vers le bas :)

Victoria, fondatrice de Valois

Victoria, fondatrice de Valois

VICTORIA COFONDATRICE DE VALOIS

Aujourd'hui, Au Café LVD, la LVD family reçoit Victoria, co-fondatrice de Valois, la nouvelle maison d'horlogerie française. Valois, c'est une histoire d'amitié, une envie de sortir de chemins tout tracés, un amour de l'artisanat ou encore une passion pour l'horlogerie. Au fil du temps, Victoria a pris du recul sur beaucoup de choses : ses études, les grandes méthodes pour entreprendre, les bons conseils généralistes ou encore l'infobésité ambiante dans l'écosystème entrepreneurial (la bise aux podcasts qu'il faut absolument écouter, le bouquin du moment qu'il faut avoir fiché ou encore la formation qu'il faut suivre sinon tu meurs).

Victoria a décidé de tracer sa propre route, de picorer dans tout ce qu'elle a pu apprendre et comprendre au fil de son parcours pour finalement entreprendre avec son bon sens et son côté entreprenante de toujours. Du lancement de sa marque aux futures ambitions qu'elle nourrit avec sa co-fondatrice, elle a décidé de regarder chaque étape 1 à 1 sans penser tout de suite à l'étape 100. Elle a finalement abandonné les grandes théories trop éloignées de la réalité pour passer à l'action. Elle prend du recul sur l'écosystème entrepreneurial ou encore son cursus en école de commerce mais ne tombe jamais dans les clichés ou les banalités. Elle t'envoie juste un message : ta seule école pour entreprendre, c'est toi !


LES MAINS DANS LE CAMBOUIS

Au programme aujourd'hui, on apprend un mot sexy du marketingueuh à ressortir en cas de situation entrepreneuriale complexe : "DNVB - Digital native vertical brand"

Comme l'écosystème entrepreneurial français est vêtu de nombreux mots complexes et d'anglicismes charmeurs, histoire de rendre l'entrepreneuriat bien accessible à tous (faux), je me suis dit que parfois, nous allions aussi mettre les mains dans le cambouis du vocable marketeux et entrepreneurial. Alors quand Victoria a parlé dans "Au Café LVD" de "DNVB", je me suis dit : bingo, on a un gagnant. Cette petite appellation en 4 temps est devenue en quelques années l'accessoire indispensable pour habiller les plus beaux powers points, dire un truc intelligent lors de concours entrepreneuriaux ou simplement pour faire taire tonton Jean-Mi en plein déjeuner de famille (clairement là il va être largué). Puis en vrai, si on arrête d'ironiser, l'expression "Digital Native Vertical Brand" rend hommage à un style entrepreneurial que tu aimes surement autant que moi : les entreprises qui naissent et grandissent exclusivement sur les internets.

C'est une terminologie créée par Andy Dunn en 2007 pour décrire sa propre entreprise "Bonobos", un site de vente de vêtements. Une DNVB est une marque née sur internet (via un financement participatif, un système de prévente ou un site ecommerce par exemple) et qui assume un développement 100% en ligne, au moins dans les premiers temps, de la commercialisation au marketing. En gros, ce sont donc les boîtes qui naissent avec internet et qui n'ont au départ par de point de vente physique. Les clients n'interagissent avec la marque que via internet.

Digital native = né avec internet 
Vertical = fait référence à la chaîne de valeur
Brand = la marque
DNVB = une entreprise née sur internet et qui exécute toute sa chaîne de valeur en ligne

Par exemple, si tu as lancé ta marque sur Ulule, que tu as ensuite développé un site ecommerce pour vendre tes produits et que tu trouves tes nouveaux clients grâce à Instagram et aux pubs google, tu es une DNVB. Par contre, si tu as décidé dés le départ d'ouvrir un magasin physique pour vendre tes produits, tu n'es pas une DNVB même si tu également utilises les réseaux sociaux et que l'on peut également acheter tes produits en ligne. 

La boutique en ligne de chaussures Sarenza est une DNVB étant donné qu'il n'existe pas de point de vente physique et que la marque s'est faite connaître sur internet. Auchan propose désormais de pouvoir faire ses courses sur Internet mais l'entreprise étant née bien avant internet, elle n'est pas une DNVB. L'entreprise "Le slip français" est né avec Internet et a longtemps proposé exclusivement ses articles en ligne et est donc considéré comme DNVB même s'il y a aujourd'hui des points de vente physique car la marque a vraiment fédéré ses clients en 1er lieu grâce à internet.

En gros, t'es un DNVB si tu fais du biz sur internet parce que flemme d'avoir un point de vente physique mais que c'est un rêve pour plus tard. #DNVBsanslevouloir


La Vraie Pépite de La Vraie Dose 72 : La chaîne youtube La veillée

La Vraie Pépite de La Vraie Dose 72 : La chaîne youtube La veillée

Comme autour d'un feu de bois et de guitare, des hommes et femmes prétendument ordinaires racontent des histoires extra-ordinaires. Tour à tour, chacun prend le micro et raconte sur scène un moment de vie. Et ce qu'il ou elle en a appris, parfois des années plus tard. Patrick Baud et Damien Maric, les créateurs de La Veillée, nous font rattraper ces soirées en vidéo.

La résonance entrepreneuriale est toute trouvée : rien n'arrive par hasard. Les tours et les détours nous font grandir. Entreprendre, c'est aussi une suite (ou la conséquence) de plein de petites histoires de vie ! C'est une pépite un peu moins entrepreneuriale que d'habitude mais tu connais le mantra de la vraie dose : un projet, c'est avant tout l'oeuvre d'un humain entrepreneur et de son vécu !

Découvrir la chaîne Youtube "La Veillée"


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Sarah François