[LVD #66] "Comment j'applique les principes du yoga à mon aventure entrepreneuriale ?" - Lara - Lara Happy Yoga

La Vraie Dose 66 : “Comment j’applique les principes du yoga à mon aventure entrepreneuriale ?”

La Vraie Dose 66 : “Comment j’applique les principes du yoga à mon aventure entrepreneuriale ?”

“Ce qu’il y a de plus précieux sur terre, les biens matériels ne sont qu’un moyen, c’est donc plutôt le temps. Dans notre existence, chaque seconde ne passe qu’une fois donc le temps est ce que l’on a de plus précieux à offrir à l’autre et à recevoir”.

Je me rappelle de cette toute première rencontre avec Lara. C’était clairement un moment un peu à part. C’était un mercredi (j’ai une sérieuse mémoire des moments, faudra que j’essaie de comprendre ça à un moment quand j’aurais de la bande passante dans ma vie) à l’automne dernier. Je sortais d’une longue matinée de Freelance (le fameux devis un peu à côté de l’histoire - ici LVD - qui permet de rajouter des zéros sur le compte pro et qui en fait apporte bien plus que ça). Je n’avais pas envie d’être sociable, j’avais l’impression que la journée avait commencé depuis avant-hier, je me disais “mais à quel moment je vais pouvoir me mettre derrière un ordi pour descendre cette foutue to-do. Et qui rajoute des trucs purée, qui écrit en cachette sur cette to-do ?”. Et puis, je m’assois. Et puis je découvre une histoire (j’étais un peu encore dans la phase “j’aime bien rencontrer les entrepreneurs autour d’un café mais ça fait un petit peu peur quand même donc j’ai encore du mal à capter que c’est un moment où je vais découvrir un cheminement stylé). Elle est lumineuse, elle m’a littéralement revitalisée. Elle est drôle. Elle est surprenante, elle déjoue les clichés sur beaucoup de choses. Elle est tout sauf lisse et pourtant elle est douce. Ce jour là, notre conversation dégageait sans doute quelque chose d’attirant. 2 femmes assises tour à tour sur la table d’à côté se sont jointes chacune à un moment de notre conversation sans qu’on ne s’en rende compte (spoiler alert : on était à Paris. Ce genre de trucs là ce n’est pas la chose la plus commune qu’il soit). Je crois qu’elle m’a véritablement offert une leçon (et vraiment Lara n’est pas du genre à faire la leçon mais plutôt à en inspirer), je crois que c’est ce jour là que j’ai compris ce que c’était la loi de l’attraction. Tu attires ce que tu sèmes, tu répands ce que tu attends. C’est une humaine qui dégage une zénitude apaisante malgré ses doutes, une entrepreneure qui a de l’ambition avec le plus grand plaisir qu’il soit. Elle est aussi alignée que percutante, elle vit d’une activité qui je pense a changé sa vie. Cette entrepreneure à part, j’ai envie de te la présenter car je sais qu’elle va beaucoup t’apporter.

Il est temps de laisser à Lara le soin de se présenter à toi : “Qui je suis ? Je pense que je suis aimée tout simplement. J’ai une famille présente même si éloignée en terme de kilomètres, quelques amis précieux”. Lara me parle très naturellement en 1er lieu de tous ces humains qui sont à ses côtés, de son chien qu’elle aime tant. C’est drôle car pour démarrer chaque interview, ma 1ère question est toujours la même (“qui es-tu en tant que personne humaine ?” - sous entendu sans me parler de ton projet entrepreneurial puisque dans la LVD family on part du principe que c’est l’humain qui donne le projet et non l’inverse) et je réalise que chaque entrepreneur l'interprète différemment (c’est tout l’intérêt de l’affaire d’ailleurs). Je me fais cette réflexion : Lara se présente spontanément par les personnes qui l’entoure. J’ai envie de comprendre pourquoi ! “Alors là, (attention c’est la yogie qui parle) en suivant la théorie des karmas, la philosophie est que l’on se réincarne tant que l’on n’a pas compris quelque chose (je résume rapidement). L’idée est donc de comprendre ce qu’il y a de plus précieux sur terre, les biens matériels ne sont qu’un moyen, c’est donc plutôt le temps. Dans notre existence, chaque seconde ne passe qu’une fois donc le temps est ce que l’on a de plus précieux à offrir à l’autre et à recevoir. Je pars ainsi du principe que l’amour de ses proches, des personnes qui nous font du bien, c’est l’essentiel”. 

Spontanément, je fais un lien avec nos vies entrepreneuriales faites de sollicitations en tout genre (je crois que le 1er cours de cette école de la vie déstructurée qu’est l’entrepreneuriat porte sur le fait de savoir gérer son temps). Lara se fait une réflexion un peu parallèle, celle de s’épanouir dans son temps “Ok moi j’ai divisé mon salaire par 3. Et bien, je n’ai pas l’impression de me priver, de m’être sacrifiée. C’est un choix mais pas par dépit, je ne dis pas non à quelque chose. Je ne vais juste pas passer mon temps à faire quelque chose qui m’ennuie. Aujourd’hui, oui il m’arrive de croiser des personnes pas sympas, de vivre des trahisons. Je décide de ne pas leur accorder de temps, de ne pas ressasser”. Je crois que Lara pourrait écrire un livre dans cette vie ou une autre. 

Pour mieux comprendre comment Lara en est arrivée à construire et véhiculer cette philosophie de vie là (dans son cas je sais que ce ne sont pas des discours mais de vraies pures convictions), je te propose que l’on revive les grandes lignes de son parcours. “Je suis née dans un petit village de la Drôme Provençale. J’ai 2 parents entrepreneurs en série, autodidactes”. Pourtant Lara ne sent pas habitée par une vocation entrepreneuriale, au départ elle se dirige vers une carrière d’égyptologue, jusqu’à obtenir un doctorat en égyptologie ! “Le fait d’être entrepreneure ne m’avait jamais effleuré l’esprit ! Par contre mes parents travaillaient à la maison, surtout ma mère, j’avais remarqué qu’ils avaient des horaires un peu particuliers”. Forcément en bonne monomaniaque de l’entrepreneuriat que je suis, j’ai eu envie de creuser, d’essayer de comprendre si quelque part, d’une certaine façon, ses parents avaient semé les graines d’une vocation entrepreneuriale. “Je vais répondre indirectement à ta question. La valeur travail était au coeur de mon éducation. Le mantra de mon enfance était ‘fais de ta vie un rêve et de ton rêve une réalité’. Du coup, l’image que j’étais toujours eu de mes parents, c’est celle de deux gros bosseurs. Mon père a lancé plusieurs entreprises, je l’ai vu partir une fois en vacances. Leurs entreprises ont vécu des déconvenues aussi, j’ai appris que ce n’est pas grave de devoir recommencer et qu’il faut apprendre à remettre l’énergie au bon endroit”. La conclusion avec Lara s’est vue grandir est donc la suivante “tout est possible mais quoi que tu veuilles il faut travailler pour !”. À défaut d’avoir une prédestination entrepreneuriale, elle a au moins eu très jeune des convictions sur le fait qu’elle pouvait s’autoriser toutes les carrières. Et ça, c’est une sacrée pépite pour un jour songer à l’entrepreneuriat.

Revenons-en à cette histoire d’égyptologie. Tu te demandes sans doute comme moi, comment on peut se forger de telles aspirations professionnelles alors que la tendance est au fait d’être dans le moule depuis bien trop de saisons. “Rêve de petite fille ! Je suis passionnée de lettres anciennes et d’histoire. À la maison était remplie de livres, la culture plaisir et curieuse était présente à la maison. Puis le fait d’être à 4 pattes dans la terre avec une truelle et un pinceau, ça m’a toujours fait rêver [rires]. J’avais l’impression de me faire ma part du Colibri si je prends la métaphore de Pierre Rabhi dans cette dimension multi-religion, dans le fait de dire pourquoi je suis là, à quoi ça sert”. Finalement dans ces questionnements là, il y a aussi quelques croisements avec le yoga, on y reviendra un peu plus tard. 

Lara n’obtiendra finalement pas son agrégation et c’était un peu un choix de sa part car elle n’avait pas forcément l’envie d’enseigner, elle voulait partir vers la recherche mais n’obtiendra malheureusement pas sa bourse. “À l’époque, se pose donc la question de savoir ce que je vais faire. J’avais passé des mois à préparer ma thèse dans les sous-sols de la BNF (Bibliothèque Nationale Française). Je m’ennuyais grave seule, pour l’hyperactive que je suis ce n’était pas possible. En parallèle de mes études, j’ai toujours eu des petits boulots pour me garantir mon indépendance. J’étais vendeuse dans une grande enseigne. Un jour ma manager m’a proposé le job de directrice de boutique avec la paie qui va avec, les formations en management, en analyse transactionnelle (tu vois les mots). Je suis rentrée là dedans, j’ai participé à l’ouverture de plusieurs boutiques. Et puis ce qui devait arriver, arriva : j’ai bossé comme une dingue et je me suis pris un harcèlement moral en pleine figure”. Avec le recul, Lara a une vision à part de ce moment de vie très particulier. “Je remercie la vie de m’avoir mis ça sur mon parcours. Je n’en serais pas là sinon”. C’est un sujet effleuré par plusieurs entrepreneurs de la LVD family, celui du cauchemardesque burn out qui devient un vrai cadeau de la vie, celui qui nous a offert les déclics que l’on osait pas saisir. C’est notamment ce que l’on abordait avec Céline dans La Vraie Dose 57 : “J’ai pu me reconstruire grâce à l’entrepreneuriat !”.

Lara alias Lara Happy Yoga est l’entrepreneure de la vraie vie invitée cette semaine dans La Vraie Dose

Lara alias Lara Happy Yoga est l’entrepreneure de la vraie vie invitée cette semaine dans La Vraie Dose

“Je n’acceptais pas d’être quelqu’un d’humain, on m’en a empêchée. Alors tout ça, ça a été avant tout une thérapie pour moi. Le yoga, c’est ce qui me permet d’être une femme debout aujourd'hui”

Lara voit finalement ce moment de vie comme une première graine “Je fumais 10 paquets de clopes par jour, je ne mangeais pas, je ne faisais que boire des cafés, j’étais dans un comportement autodestructeur. Cette plainte à mon encontre pour harcèlement moral venait d’une personne que j’avais promue. Je n’avais pas conscience de ce que je faisais, j’avais mis à mal son équilibre de vie. On est l’éponge entre les objectifs et les équipes, ça ne tient plus. Finalement, j’ai fait une semaine en hôpital psychiatrique. J’ai ensuite été arrêtée et suis partie un mois dans un monastère bénédictin. J’ai beaucoup pleuré, je n’avais pas trop de téléphone. Ça m’a permis de réfléchir sur qui était vraiment important pour moi” Lara vit un véritable retour aux sources, elle comprend que pour être bien il va falloir repenser sa vie, la réaligner. “Je suis revenue en mi-temps thérapeutique, la wonder women qu’ils connaissaient a commencé à se dire oui un peu à elle”. Lara obtient finalement une rupture conventionnelle avec l’idée de devenir naturopathe. Mais un coup de théâtre va se produire “à l’époque je reçois une belle proposition pour diriger une galerie d’art. Ça alliait mon côté culture, amour des langues et ma casquette de commerciale. Et c’est reparti : 7/7, les équipes à gérer, les artistes qui ne produisent pas les tableaux, pas de vie à côté. Donc c’est moi qui ai démissionné”. Là encore, voilà un sujet qui revient au détour de pas mal de cafés avec des entrepreneurs : ce burn out que l’on pense pouvoir oublier au lieu de le soigner. Lisa par exemple dans La Vraie Dose 64 faisait référence à ce début d’aventure entrepreneuriale sur lequel son burn out planait encore. Elle a finalement compris que l’entrepreneuriat n’était pas un pansement au burn out mais une suite de l’histoire, qu’il était indispensable de commencer par se reconstruire.

Lara a donc justement voulu prendre le temps de se reconstruire, de mettre sa vie en pause pour se laisser le temps de mieux comprendre quelle devait être la prochaine page “J’ai pris un petit boulot, on va dire alimentaire pendant presque 2 ans au sein d’une boutique de déco. J’étais payée au minimum, ça m’a permis de payer mes formations et surtout d’avoir la disponibilité mentale pour les faire : en yoga, en sophrologie, en cohérence cardiaque, en médecine traditionnelle chinois, en Shiatsu, etc. Ça m’a fait aussi du bien de prendre le temps de cette transition. Ça faisait un peu mal d’être prise pour une ‘simple vendeuse’ car j’avais avant une plus haute position hiérarchique auparavant mais ça fait aussi beaucoup de bien à l’égo”. À ce moment là, j’ai envie de comprendre pourquoi Lara choisit de s’orienter dans cette direction du bien-être. “Je n’étais pas bien, je n’arrivais pas à trouver cet équilibre. J’étais hypersensible. Je bossais avec une étole car dès que j’avais un peu d’émotion ou que je devais recadrer quelqu’un, j’avais une plaque au niveau du coup donc je devais cacher ça. Je n’acceptais pas d’être quelqu’un d’humain, on m’en a empêchée. Alors tout ça, ça a été avant tout une thérapie pour moiLe yoga, c’est ce qui me permet d’être une femme debout aujourd'hui”. Tu l’auras peut-être compris, nous commençons tout doucement à embrasser la carrière entrepreneuriale de Lara. Une fois encore, on saisit à quel point une aventure entrepreneuriale, c’est avant tout un bout de vécu qui parle. 

Aujourd’hui, je suis souple de corps et d’esprit, je m’adapte aux gens”. Lara est aujourd’hui professeure de yoga pour les particuliers et les entreprises. Elle est également sophrologue, instructrice en méditation et en cohérence cardiaque. Elle est un peu sur 1000 projets à la fois, plus le temps passe et plus elle attire les belles opportunités. Au delà des cours de yoga, elle conçoit des ateliers et séminaires pour aider les entreprises dans la gestion de leur politique de qualité de vie au travail, elle est aussi fondatrice ou membre active de plusieurs communautés liées au développement personnel et à l’épanouissement professionnel.  “J’essaie de transmettre toute cette énergie que j’ai en moi, la diffuser, la partager. Ce positif, je l’incarne. Comme des paillettes, j’ai envie de les répandre”. Quelques larmes viennent nous rejoindre à cet instant de la conversation, c’est presque quelque chose que Lara est encore en train de comprendre, d’accoucher. “Je veux aider les gens à trouver leur écologie intérieure, c’est à dire être aligné avec soi même dans sa verticalité. L’arbre a des racines solides, peu importe les tempêtes. Une fois que l’on est ok avec ses tripes, on peut ensuite s’aligner avec son horizontalité, les autres, ceux qui nous entourent”. C’est grâce à Lara que j’ai découvert d’écologie intérieure, cette idée que comme chaque être vivant, l’humain doit d’abord s’ancrer dans ses racines avant de pouvoir trouver sa place dans son écosystème. 

Le yoga est une pratique plutôt douce, qui fait travailler la respiration, le système nerveux parasympathique, celui qui aide à trouver le calme, se concentrer justement sur la respiration. Le yoga m’a permis en tout cas à moi de canaliser mes pensées, de comprendre que je peux choisir mes pensées, que je ne dois pas les subir, qu’elles soient négatives, positives, quelque soit ce que pensent les autres. Quoi qu’il en soit je choisis”. Lara me parle à ce moment là d’un épisode qu’elle a vécu il y a quelques mois. Elle traverse une période personnelle très difficile et à ce moment précis, on lui fait la proposition de participer à la rédaction d’un livre en écrivant un chapitre sur la gratitude. “Je me suis dit d’abord ‘mais comment je peux pondre ça là maintenant’. Puis finalement, j’ai compris, justement c’était exactement ça. Je l’ai pris du point de vue du yoga : la gratitude, c’est le contentement, le fait d’être heureux de ce que l’on a”. Lara a un rapport tout particulier à sa vie entrepreneuriale. Elle n’est pas que son travail, elle est véritablement sa boussole. “À l’origine, le yoga est une pratique qui nous prépare tout simplement à méditer tout en adoptant une posture qui ne nous fait pas mal. Le yoga c’est avant tout un art, le fait de se respecter soi même tout simplement”. Et ce respect de soi, ce fait d’apprendre à être reconnaissant de ce que l’on a, de chercher avant toute chose l’alignement qui ancre nos racines, c’est souvent ce que l’entrepreneur peine à trouver…

Lara alias Lara Happy Yoga est professeure indépendante de yoga pour les particuliers et les entreprises ainsi que sophrologue ou encore instructrice en cohérence cardiaque

Lara alias Lara Happy Yoga est professeure indépendante de yoga pour les particuliers et les entreprises ainsi que sophrologue ou encore instructrice en cohérence cardiaque

“Le yoga ce n’est pas qu’un changement de posture, c’est un changement radical de soi. Et je me suis dit qu’être entrepreneur, c’était exactement ça”.

Aujourd’hui avec Lara, nous avons pensé une 2ème partie de newsletter un peu spéciale. Assez naturellement, le projet entrepreneurial de Lara étant en fait bien plus que cela, devenant véritablement un outil pour sa vie… et bien elle a décidé de t’aider à t’emparer de cet outil. “Je voulais proposer à toutes les personnes qui lisent La Vraie Dose, de partir des bases du yoga, de cette quête d’écologie personnelle et de venir appliquer ce calque, ce filtre à l’entrepreneuriat. Il n’y a rien de vraiment compliqué, ce n’est que du bon sens. Le yoga ce n’est pas qu’un changement de posture, c’est un changement radical de soi. Et je me suis dit qu’être entrepreneur, c’était exactement ça”.

Ces principes du yoga viennent d’un texte ancien, Les Yugas Sutras de Patanjali que notre passionnée de langue ancienne adore déchiffrer. Ce que l’on a pensé avec Lara, c’est d’explorer tour à tour différents principes du yoga afin de les appliquer naturellement et sans trop de complexités lointaines à l’entrepreneuriat. “Cette auteur fondateur du Yoga va nous préconiser de mettre en pratique des règles que je vous invite à expérimenter”.

Ahima : la non violence

La non violence, c’est la non violence envers soi et envers les autres. Quand je ne dors pas la nuit car mon projet me prend la tête, je ne me respecte pas. En yoga, si je dois ouvrir ma hanche sur une posture mais qu’elle ne veut pas s’ouvrir, et bien c’est ok, je ne vais pas la forcer comme une malade”. Là tu le sens venir ce petit parallèle là dont seule notre yogie entrepreneure a le secret “J’envoie un devis, je distribue mes cartes de visite parce qu’on m’a recommandé ce lieu. Est-ce que ça sert à quelque chose d’y aller en force ?” 

Avis à ma prochaine insomnie ou à mon bout de cerveau qui veut toujours faire (mal) les trucs qui font peur quand ce n’est pas le jour : désormais je pratiquerai la non violence (je vais me laisser quelques notes à moi aussi ici, je pense que ça pourra aussi te servir !)

Satya : la vérité, l’authenticité 

Ça c’est la problématique de l’égo. Dans la vie quotidienne, on a toujours le besoin de montrer ce que l’on vaut, de prouver nos talents, on est dans le paraître. Si on fait le parallèle avec le yoga, on réalise que l’on n’a pas forcément besoin de se mettre ce masque social, de se mentir à soi même. Tout va bien, j’ai juste besoin d’expérimenter, d’être moi. On vient observer ce qu’il passe en nous et lorsque l’on agit on se demande : est-ce que cela vient nous nourrir ou est-ce que l’on fait de la représentation, est-ce que l’on nourrit simplement l’égo”.

C’est ce fameux entrepreneuriat pluriel dont je te parle souvent : il y a autant de façon d’entreprendre qu’il y a d’entrepreneurs ET de projets entrepreneuriaux (spoiler alert : on peut incarner plusieurs entrepreneurs différents au cours d’une même vie). Avis aux instagrams roses poudrés : je continuerai à assumer mes chouineries entrepreneuriales et apprendre d’elles.

Asteya : ne pas voler

La philosophie est que les idées d’autrui et bien ce sont les idées d’autrui. Elles peuvent être inspirantes mais ne nous appartiennent pas. En fait, il faut faire se faire confiance, avoir confiance en la valeur de ses propres idées. On a tout à l’intérieur.Ne pas voler, c’est ne pas vouloir ce pourquoi on n’est pas encore prêt : le maître arrive quand l’élève est prêt”.

Ce fameux 1er réflexe de regarder ce que fait le concurrence (fun fact : j’ai donc fait une école de commerce. Je te laisse deviner le I. 1) de la première slide du powerpoint sur la stratégie d’entreprise et voir pourquoi j’ai choisi de m’évader vers un autre écosystème entrepreneurial) avant même d’avoir une idée claire de business, des prix que l’on veut pratiquer, du positionnement que l’on veut adopter… c’est déjà d’une certaine façon nourrir le manque de confiance en soi de l’entrepreneur. On en revient toujours à l’écologie personnelle, d’abord ancrer ses racines / les racines de son projet (verticalité) puis s’intégrer à son environnement, intégrer son projet à son écosystème (horizontalité puisque bien sûr après il faut s’avoir imprégner son projet de l’extérieur pour plein de judicieuses raisons). 

Brahmacarya : la modération, l’abstinence 

“Ce principe de yoga ne veut pas imposer ni la chasteté ni une forme de frustration mais on vient en fait se donner une méthode pour canaliser son énergie, sa vitalité. Par exemple moi en tant qu’entrepreneure, je suis un peu hyperactive donc sur 36000 projets en même temps. Je m’autodétruis, je consomme une énergie de dingue à monter plein de projets dans tous les sens. Si je n’en montais que quelques uns très bien, comme des petits feus ? Je viens mettre de l’eau, parfois certains s’éteignent mais est-ce que ça sert à quelque choses de monter 20 trucs à la fois ? C’est ni fait ni à faire, je ne dors pas la nuit, mieux vaut concentrer son énergie au bon endroit”.

Et la belle résonance de ce principe dans la vie entrepreneuriale, c’est le fait de savoir dire non comme on en avait papoté avec Zineb dans La Vraie Dose 47 “L’entrepreneuriat m’a appris à dire non”. Savoir dire non aux autres et se dire non à soi, c’est modérer son énergie pour mieux la distribuer. Note à moi : vraiment si même le yoga te le dit, c’est qu’il faut savoir dire non à ce projet à 36000 kilomètres de l’urgence du moment, ton sommeil dans sa qualité et sa quantité en dépend !

 Sauca : la propreté, la pureté

L’idée est de comprendre que parfois, on a besoin de faire le ménage en soi lorsque l’on a un trop plein, que ce soit mental ou physique. Quand t’es devant ton business que ça ne marche pas, entre la table de ton salon et ta porte d’entrée [ndlr : référence au fier siège social de LVD de la taille de 1m2], et bien tu vas prendre l’air ! Tu te fous la paix !"

On en revient à cette réflexion que l’on se fait depuis un bout de temps dans LVD ! Quel est donc le pire patron de l’histoire de ta vie ? Toi évidemment ! Le défi est alors de reprendre une certaine distance, relativiser, s’économiser pour mieux redémarrer. Cette envie de vacances n’est pas un caprice de flemmardise mais un appel de ton cerveau d’entrepreneur ! 

« Isvarapranidhana » : L’abandon au divin 

On prend conscience que nos actions, nos pensées ne sont pas uniquement de soi. On fait partie d’un grand Soi avec un S majuscule, on fait partie du monde. En respectant les autres, je me donne de l’amour à moi même. C’est le sens même du yoga et de ton projet entrepreneurial quelqu’il soit que de se sentir uni en soi avec ce grand Soi”.

Tout simplement, c’est la grande force du “je donne donc je reçois”. Le karma est au coeur même de la façon dont on construit son réseau professionnel ou l’écosystème de son projet. En s’intéressant aux autres et à ce qu’ils font, ils viendront s’intéresser à toi et à ce que tu fais. Et si je dois conclure cette newsletter (il le faut Sarah, les gens ont une journée à vivre, ils ne peuvent pas te lire jusqu’à 18h), je suis heureuse qu’elle s’achève sur ce principe. Je suis vraiment très reconnaissante d’avoir choisi un jour d’offrir un bout de mon temps à Lara et qu’elle ait fait de même pour que près d’un an plus tard, cela donne cette newsletter. Rien que d’écrire sur Lara a été une vraie source d’apaisement alors j’espère que ses réflexions bien ancrées dans le réel seront adoucir ton quotidien entrepreneuriale. Avant de te laisser vivre le challenge de Lara (j’y ai moi même participé et en suis ressortie transcendée pour la soirée = non ce post insta n’est pas une urgence étant donné ta migraine Sarah), je voulais juste te glisser quelques ressources pour retrouver Lara : son site internet, son profil Instagram @LaraHappyYoga 

Lara Happy Yoga a choisi d’aborder un sujet avec la LVD family “Comment j’applique les principes du yoga à mon aventure entrepreneuriale ?”

Lara Happy Yoga a choisi d’aborder un sujet avec la LVD family “Comment j’applique les principes du yoga à mon aventure entrepreneuriale ?”

🔥LE CHALLENGE DE LA SEMAINE PROPOSÉ PAR NICOLAS : "revenir au pourquoi de ton projet entrepreneurial" 🔥


“Ferme les yeux et pense intensément à un moment heureux que tu as vécu dans ta vie, ou plus exactement pense à une image de ce moment qui reste tout particulièrement gravée en toi. Penses-y complètement, imprègne-toi en comme si tu y étiez pendant 1 seule minute. Maintiens ton image du bonheur dans ton esprit pendant une minute complète, sans laisser émerger de pensée parasite …

Qu’est que cela a donné? As-tu réussi à garder toute ton attention sur cette image à l’exception de toute autre image ou pensée ? En général, la réponse est non. Ne fût-ce qu’une seconde, ton mental a été attiré par un bruit extérieur ou une autre pensée… Pour maîtriser le mental, le yoga propose de le concentrer.

As-tu remarqué comme quelqu’un de passionné par ce qu’il fait, de parfaitement concentré est dans son petit monde et semble au-delà de tout soucis ? Un musicien qui répète un morceau; un artiste qui se concentre sur son œuvre, pinceau en main; un passionné de modèles réduits qui colle une pièce d’un millimètre sur sa maquette quasi terminée…”

💖 LA VRAIE PÉPITE DE LA SEMAINE 💖

La Vraie Pépite de Nicolas, qui a changé son aventure entrepreneuriale, c'est une Yogie & influenceuse @Yoga_Girl

Pourquoi cette pépite ? 

“Elle m’a fait comprendre que tout était possible. Elle vit sur une île avec son mari, ses enfants. Elle est authentique : elle assume sa cellulite, elle a la quarantaine. Elle est vraie. Moi par exemple, je suis prof de Yoga, je fais un 42 et c’est ok ! Être vrai c’est le plus important !

Le symbole le plus précieux : Lara a commencé par se présenter à toi en évoquant les personnes qui l’inspirent. Elle ferme la marque en évoquant en guise d’inspiration, une de ses rôles modèles. La boucle est bouclée : elle offre son temps à ceux qui lui permettent d’être bien.

Alors, maintenant, est-ce que tu n’aurais pas envie de recevoir les prochaines newsletters directement dans ta boite mail chaque lundi matin à 7h ?
Spoiler alert : ça parle vraie vie entrepreneuriale sans tabou et tu vas y faire la rencontre d’humains entrepreneurs aux parcours aussi singuliers qu’inspirants ! 🔽


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Sarah François