[LVD 61] "L'entrepreneuriat est ma revanche sur la vie" - Victor - @Totorfit75 - Osez Le Faire

La Vraie Dose 61 : “L’entrepreneuriat est ma revanche sur la vie !” Avec Victor d’Osez Le Faire

La Vraie Dose 61 : “L’entrepreneuriat est ma revanche sur la vie !” Avec Victor d’Osez Le Faire

“Je vis une reconstruction depuis 1 an qui fait que je m’écoute davantage et je vis ce que j’ai envie de vivre. C’est un mix de plein de choses : le fait que je me dise que je suis capable d’entreprendre, le fait que je réalise que je suis capable de changer de corps ou encore d’aller au bout de mes rêves."

Il y a quelques semaines, grâce à deux entrepreneurs de la LVD family, Alice (créatrice du podcast “Les Pépites”, dans lequel j’étais allée bavasser pendant près d’une heure sur mon aventure entrepreneuriale jusqu’à gagner le titre de l’épisode le plus long) et Thibault (Rockstar de la bien trop précieuse LVD 59 : “Je me cherche en tant qu’entrepreneur et j’aime ça”), j’ai fait la rencontre d’un certain Victor. Là, grosse découverte humano-entrepreneuriale qui me fait complètement contourner ma loi du “il faut que je connaisse les entrepreneurs depuis un bout de temps avant de leur proposer d’être entrepreneur invité dans LVD”. Je fais la connaissance d’un garçon qui en veut, qui a un passé qui lui a appris à transformer ses faiblesses en forces, qui a décidé que contre toute attente (comprendre toutes les non attentes des joyeux humains qui ne croyaient pas en lui - on les connaît bien ceux-là dans la LVD family, ce sont ceux qui nous donnent des super tickets vers des ambitions entrepreneuriales démultipliées) lui aussi il avait droit à ses rêves entrepreneuriaux. Clairement, le sujet à propos duquel il a choisi te parler aujourd’hui (je ne voudrais pas avoir l’air de spoiler mais je suis lucide sur le fait que tu as sans doute lu le titre), c’est son sujet de coeur (pour moi chaque entrepreneur invité à un sujet de coeur et il ne choisit pas par hasard d’en parler à la LVD family). C’est un sujet qui vibre tout particulièrement en moi aussi même si je n’ai pas encore réussi à en parler avec autant de transparence que Victor (oui tu pensais tout connaître de mes vulnérabilités humano-entrepreneuriales et en fait ce n’était que l’entrée). Il va me falloir des années pour comprendre à quel point derrière mon entrepreneuriat, il y a bien plus que de l’entrepreneuriat. Autant de dire que j’ai déjà hâte de vivre ces quelques heures de rédaction en mode challenge nervo-lacrymal. Clairement, l’histoire de Victor en vaut le coup (ainsi que la sincérité qui va avec) et qu’à une certaine échelle, elle pourra forcément vibrer en toi.

Il est donc grand temps que tu fasses connaissance avec lui ! “Je suis parisien de naissance mais j’ai décidé de faire mes études en dehors de Paris, c’est un vrai choix. Je voulais voir autre chose, me créer cette indépendance dont j’avais besoin par rapport à mon passé”. Dans les petites graines préalables à une aventure entrepreneuriale, il y a souvent ce besoin de s’émanciper, de changer d’environnement pour enfin sortir des cases on nous a rangé-e-s avec insistance. “Je dirais que je suis sincère, j’aime dire les choses. Et, à la fois, je suis réservé et timide sur les bords. Même si ça commence à se soigner si on peut dire ça comme ça. Je commence à être plus extraverti, plus avenant avec les gens, plus moi-même”. Je ne sais pas si tu t’en souviens, mais le tout premier bon gros café LVD (voir la rubrique “Les Vraies Retrouvailles de la LVD family” ci-dessus) avait justement pour thème “Entrepreneuriat et timidité”. On avait réalisé à quel point, on ne voulait pas lutter contre nos timidités en entreprenant mais faire la route avec elle en en saisissant les forces justement. Je pense que l’on reste fondamentalement timide (en même temps ce serait super bizarre de changer sa personnalité pour entreprendre alors que l’on a concrétisé notre idée entrepreneuriale exactement de la façon dont ça parle à notre personnalité) mais que l’on peut faire la route avec elle, que l’on peut la bousculer un peu (elle nous a assez bousculé comme ça elle nan) et surtout qu’on a le droit de la modeler parce que parfois cette timidité peut mettre un voile sur ce que l’on aimerait dégager vraiment en tant que personne et donc en tant qu’entrepreneur-e.

Au lycée, j’ai eu des soucis, ce qui a fait que je me suis renfermé. Je me suis créé une carapace solide avec comme clé l’idée que rien ne pouvait m’atteindre, qu’il n’y avait jamais de problème ou que quand j’en avais, je devais les garder pour moi”. Tu sais que dans la LVD Family, on respecte avec beaucoup d’amour la bulle personnelle des copains entrepreneurs donc je pense que ce n’est pas forcément indispensable d’expliciter les sources très intimes et familiales de cette carapace. Victor me confiait par contre que cette fameuse carapace commençait à se fissurer justement en ce moment, notamment parce qu’à grâce à son entourage, il commence à mettre des mots, à se poser les bonnes questions, à oser parler davantage de ce qu’il traverse (là tu mesures le challenge et la synchronicité de sa participation à une newsletter de La Vraie Dose). “Je pense que c’est lié à une reconstruction que je vis depuis 1 an qui fait que je m’écoute davantage et je vis ce que j’ai envie de vivre. C’est un mix de plein de choses : le fait que je me dise que je suis capable d’entreprendre, le fait que je réalise que je suis capable de changer de corps ou encore d’aller au bout de mes rêves. Finalement, je me rends compte que j’ai la chance d’être super bien entouré et que c’est important de faire l’effort d’aller vers les gens, de ne pas vouloir tout régler seul. C’est très contradictoire car à la fois, j’ai tendance à avoir une carapace de solitaire quand je me lance dans un projet et à la fois, j’ai besoin des autres, j’ai un vrai besoin affectif”. Depuis 1 an et demi, Victor est dans une phase de profonde introspection. Il apprend enfin à se connaître (c’est fou le temps que l’on peut passer à vivre avec soi-même en mode colocation sans vraiment chercher à s’aligner soi et soi) et surtout à comprendre ce qu’il veut changer dans sa vie pour être plus épanoui. L’entrepreneuriat est peut-être l’une des sources, peut-être l’un des outils de cette aventure introspective d’une vie. “Là, je peux le dire, depuis Octobre, je suis le vrai Victor. Il parle avec le coeur, il fait ce qu’il a envie. J’ai toujours de nouveaux défis”.

Victor, fondateur du Webzine Osez Le Faire et du compte Instagram @Totorfit est l’entrepreneur de la vraie vie invité cette semaine dans LVD

Victor, fondateur du Webzine Osez Le Faire et du compte Instagram @Totorfit est l’entrepreneur de la vraie vie invité cette semaine dans LVD

“Dans mes projets, tout se fait écho, tout se lie autour du fait de relever sans cesse de nouveaux challenges, de vivre ses rêves, d’avancer dans la vie.”

J’ai l’impression que l’entrepreneuriat a été une manière pour moi d’envoyer des signaux. Même si maintenant, c’est devenu une passion. À la base l’entrepreneuriat est né d’un défi. J’étais à l’Île Maurice avec des amis, on a fait un barbecue. Une amie me dit que ma cuisine est délicieuse et me lance un défi ‘vas-y lance un resto’. Je lui dis ok, je prends le défi et je vais le faire”. À ce moment là, je me fais cette réflexion en écoutant Victor : il n’y a de signes que là où l’on veut les écouter. On le connaît ce fameux déclic entrepreneurial qui été littéralement en train d’exploser en nous et on décidé d’attribuer à une phrase, peut-être déjà entendue 10 fois dans notre vie, le titre d’ultime signe pour enfin s’autoriser à réaliser ce rêve entrepreneurial. “2 ans plus tard, j’ai lancé une prestation de traiteur. Pour moi ça été une bonne occasion de montrer autour de moi que j’étais peut-être un ‘looser’ plus jeune mais que maintenant, j’avance, j’ai pris ma revanche sur la vie. Si j’ai envie de faire un truc je le fais, j’écoute là où mon intuition me dit d’aller. Je n’ai pas besoin de prouver des choses, par contre, du fait que j’ai été longtemps isolé, j’ai besoin de sentir qu’il y a des gens autour de moi et à mon tour d’apporter aux autres”. Cette réflexion là est d’ailleurs devenue (tiens surprise, comme si nos projets entrepreneuriaux se dessinaient dans nos forces et nos démons…) le coeur même de la nouvelle aventure entrepreneuriale que Victor défend aujourd’hui. “Petit, je me répétais souvent cette phrase : Victor, tu dois être l’homme parfait. Si quelque chose ne va pas, tu dois le changer. Plus jeune, je faisais les choses en fonction des autres. Maintenant, je fais les choses en fonction de moi mais pour les autres”.

La transition est donc toute trouvée : il est temps de découvrir comment la personnalité de Victor et son vécu se sont concrétisés en aventures entrepreneuriales. “Le projet phare du moment est donc que j’ai créé il y a 8 mois un compte Instagram @Totorfit75 autour du sport, de la musculation, du développement personnel et de la reconstruction en terme général. Le but premier était de suivre mon évolution mentale et physique. J’ai décidé de mettre ce compte en mode public sans trop...enfin peut-être que je voulais tout de même attirer l’attention, ouvrir la discussion. Au fil du temps, je suis à +40 abonnés par semaine avec toujours des gens bienveillants et le fait que j’arrive à motiver les autres. En décembre dernier, je me suis dit qu’il y avait peut-être quelque chose à faire là dedans”. À ce moment là, Victor est en train de terminer ses études, il se cherche un nouveau défi qui va arriver à le faire vibrer suffisamment fort. C’était aussi un moment de questionnements par rapport à son premier projet entrepreneurial (le fameux projet de traiteur dont il te parlait plus haut). “J’ai voulu creuser cette idée sans forcément vouloir faire du business, juste par passion. J’ai commencé à vouloir lancer des petits défis aux gens et ils ont été réceptifs. Là, je me suis dit que ce compte Instagram serait réussi le jour où quelqu’un me dirait que c’est grâce à moi qu’il s’est mis au sport. En 2-3 mois, j’ai eu ce message là”. Alors, dans la tête et le coeur de Victor, l’intensité de ses attentes vis-à-vis de ce défi commence à grandir.

“En février dernier, au salon des entrepreneurs, une conférence m’a beaucoup fait réfléchir ‘entreprendre pour donner un sens à sa vie’. Peut-être que là, ça été le deuxième tilt. Le premier a été : qu’est ce que je veux faire de ma vie. Le deuxième a été : je veux donner un sens à cette vie. En sortant de cette conférence, je me suis dit ‘Victor, tu vis avec un boulet depuis 7 ans. Écris-le quelque part et finissons-en. Ta reconstruction tu l’as faite, t’as atteint ton corps idéal en octobre. Poste-le, ce sera un peu ta thérapie d’écriture’ “. Petite anecdote, je te disais plus haut que j’avais rencontré Victor il y a quelques semaines. En réalité, nos chemins se sont croisés pour la première fois lors de cette conférence, à laquelle j’étais venue assister avec quelques copains de la LVD family (on avait décidé d’aller au SDE en mode colo d’entrepreneurs solidaires pour affronter l’hostilité sociale / entrepreneuriale de ce genre d’endroit). À ce moment là, le chauffeur de salle tend le micro aux personnes assises au premier rang et un certain Victor raconte que son aventure entrepreneuriale est de lancer un projet autour de la cuisine et je me fais cette réflexion “C’est marrant on dirait que son vrai projet ce n’est pas celui-là”. En effet, ce n’était plus son nouveau projet de coeur… ce qui nous démontre à quel point ce nouveau “tilt” dont parle Victor avec cette conférence, il était déjà complètement prêt à le vivre..

À ce moment là Victor décide de lancer le webzine “Osez Le Faire” et un deuxième compte Instagram dédié. “Ça a tout de suite pris et plu. Les gens m’ont demandé de continuer. Apparemment, dans la manière dont j’écris il y a un mix de ‘on s’entend parler’ et des apprentissages que les lecteurs font au travers ce que j’ai vécu. Du coup, je me suis qu’il y avait peut-être des choses à faire sur les sujets du doute, de la confiance, des erreurs, de l’optimisme.Ça rejoint la newsletter de Thibault (LVD 59 : Je me cherche en tant qu’entrepreneur et j’aime ça). Je suis comme ça aussi, je suis un peu curieux”. D’ailleurs, ce nouveau projet entrepreneurial est né dans un terreau fertile, une véritable année d’exploration durant laquelle Victor s’est lancé un tas de nouveaux challenges dans plein de domaines différents : sport, alimentation, musique, développement personnel, etc. “Dans mes projets, tout se fait écho, tout se lie autour du fait de relever sans cesse de nouveaux challenges, de vivre ses rêves, d’avancer dans la vie. Par exemple, j’ai créé ce site en ne connaissant rien au développement web, j’ai commencé le sport en regardant des vidéos. Si tu as envie de quelque chose tu peux le faire, je me dis que la vie est trop belle et surtout qu’on a en qu’une. J’ai trop souffert de ces années où je ne faisais rien à part aller au lycée et manger mes paquets de chips. C’est ce que j’essaie de mettre en avant avec ce site là. D’où la volonté d’appeler ce site Osez Le Faire avec ez et non er à la fin d’osez. Depuis un mois, j’écris cette phrase sous tous mes posts : vous êtes le moteur de votre changement”. Pour l’instant Victor ne vit pas de cette activité là (il a encore une autre vie entrepreneuriale en tant que Freelance mais comme il s’empare de tous les défis que la vie lui offre… qui sait ce qu’il viendra nous raconter dans quelques mois ?

D’ailleurs, dans cette aventure entrepreneuriale faite de défi, il s’est fait un ami inattendu : le syndrome de l’imposteur (mais si tu sais ce co-fondateur pot de glue qui veut absolument entreprendre avec toi en te rappelant gentiment à chaque instant que tu n’as pas le bon âge pour entreprendre, la bonne situation familiale, la bonne expertise, le bon diplôme, la bonne personnalité). Sans surprise, Victor a d’ailleurs participé au deuxième bon gros café LVD sur le syndrome de l’imposteur et il nous a régalés avec sa philosophie. “Ce que je disais pendant le bon gros café, c’est que pour moi, mon syndrome de l’imposteur, c’est mon meilleur ami. Je suis content qu’il soit là. En fait, si le syndrome de l’imposteur, s’il y a un doute ou une remise en question, c’est que j’avance.Aujourd’hui encore je doute sur des sujets persos et en fait ça me fait avancer, j’arrive petit à petit à m’en échapper”. En fait Victor a besoin de cette vie de défi, jusqu’à en venir à créer un nouveau projet entrepreneurial autour d’un webzine dans lequel il n’a pas d’autre choix que de se lancer constamment de nouveaux défis. “Ma première boîte, c’était de la prestation traiteur. On m’a dit que ce serait impossible car je n’étais pas du milieu. Finalement, je l’ai fait ! On m’a dit qu’en me mettant en consultant freelance, je n’allais pas gagner d’argent, qu’il valait mieux que je prenne un CDI. Finalement, ce mois-ci en bossant 20 jours je vais me rémunérer très confortablement”. Victor veut aussi incarner ça, cette idée que personne ne peut t’empêcher de franchir des défis qui te font vibrer : ni les démons passés qui ont des petites voix bien imposantes, ni les joyeux humains aux cordes vocales remplies de projections personnelles qui veulent t’empêcher de croire en tes rêves pour se conforter dans leur propre inertie à ne surtout pas essayer d’atteindre les leurs.

Les projets fondés par Victor : Le Webzine Osez Le Faire et Le compte Instagram @Totorfit

Les projets fondés par Victor : Le Webzine Osez Le Faire et Le compte Instagram @Totorfit

“Le sujet que j’ai choisi est : l’entrepreneuriat est une revanche sur la vie. Plus jeune, jamais je ne me serais dit que j’allais entreprendre et en fait quand tu veux quelque chose dans la vie, tu peux le faire. Plus jeune, j’avais l’impression de subir la vie...maintenant je vis”

Cette philosophie bien posée et cette histoire humano-entrepreneuriale largement racontée, il est donc grand temps de mettre les pieds dans le plat du sujet choisis par Victor pour ouvrir le débat avec les autres copains entrepreneurs de la LVD family. “Le sujet que j’ai choisi est : l’entrepreneuriat est une revanche sur la vie. Plus jeune, jamais je ne me serais dit que j’allais entreprendre et en fait quand tu veux quelque chose dans la vie, tu peux le faire. Plus jeune, j’avais l’impression de subir la vie...maintenant je vis”. Je pense qu’après avoir découvert le parcours de Victor, tu seras assez d’accord avec lui sur son choix de sujet (je ne t’ai pas menti quand je t’ai dit qu’il voulait te parler de son sujet de coeur. “L’entrepreneuriat est une revanche à plusieurs titres. Je n’avais pas l’ambition d’entreprendre. Je me sentais très solitaire, réservé. Plus jeune, je n’aurais juste jamais imaginé ça”.

En y réfléchissant, Victor a réalisé que la toute première graine de son aventure entrepreneuriale, ce moment où il a commencé à comprendre qu’il pouvait être quelqu’un d’autre que l’adolescent épris de doutes et de complexes qu’il était, c’est lorsqu’il a commencé à jouer aux jeux vidéos (un peu comme Thibault d’ailleurs). C’est la première fois, qu’il a intégré un nouvel environnement où tout simplement il pouvait dessiner un nouveau personnage lui même, où il a pu petit à petit faire sa place comme il dit si bien. “C’est drôle car c’est complètement en écho. Mon aventure entrepreneuriale a planté ses graines dans un jeu (Minecraft © ) et aujourd’hui pour moi la vie est un jeu, l’entrepreneuriat est un jeu. Dans ce jeu là, je me suis que j’allais créer ma ville. En quelques mois, je suis devenu modérateur, c’est là qu’est venu mon goût de commerce. Je pense que cette graine a été présente toutes ses années sans éclore”. Cet entrepreneuriat qui sonne comme une revanche, c’est sans doute la conséquence de tout un cheminement où pas à pas, Victor s’est senti capable de beaucoup plus que ce qu’il pensait adolescent et surtout que ce que l’on pensait de lui. L’entrepreneuriat est peut-être une sorte de bouquet final qui ouvre vers le début d’encore de nombreux cheminements.

Quelques années plus tard, Victor se rend à l’Île Maurice (ce fameux voyage dont on parlait plus haut et durant lequel Victor a écouté son 1er déclic entrepreneurial). “Pendant les premiers mois, j’étais vraiment concentré sur mon sport. Jusqu’au mois de janvier où j’ai réalisé qu’il m’arrivait encore un truc fou, inattendu, je vivais sur une île paradisiaque. Je me suis dit qu’il fallait aussi que j’apprenne à kiffer. Depuis ce jour là, j’ai décidé de kiffer ma vie. Là aussi, ce jour a été un déclic et une semaine après je faisais ce fameux barbecue où mon amie m’a lancé ce défi de démarrer un projet autour de la cuisine”. Et donc en creusant un peu, on réalise à quel point, ce fameux déclic, cette phrase dite un peu sur le ton de la blague, n’a pas fait tilt par hasard. Victor était en train de mûrir une vraie envie d’entreprendre, de se sentir de plus en plus capable de le faire aussi parce qu’il a pris conscience du fait qu’il ne fallait pas vivre avec des regrets. “Je me souviens aussi d’une autre fois dans un bar durant laquelle on avait regardé des gens toute la soirée se demandant ce qu’ils faisaient, ce qu’il se disaient. J’ai pété un câble et je me suis dit : mais en fait on regarde les autres vivre ou on vit notre vie ?”. Décidément, je crois que l’Île Maurice est un joyeux terreau fertile des métaphores qui te donnent une bonne leçon et des déclics que l’on a envie de provoquer. Ce soir là, Victor décidé de voir enfin ce qu’il voulait voir : vivre pour lui, pour ses rêves qui doivent devenir des réalités au lieu de regarder les autres réaliser les leurs.

Idem, pour le sport, là encore une des racines les plus intenses des ambitions entrepreneuriales actuelles de Victor. “J’ai commencé le sport il y a 7 ans mais je m’y suis vraiment mis il y a 4 ans en arrivant en école de commerce. Le sport m’a apporté énormément de choses. Ma mère la première m’a dit qu’elle m’avait découvert un côté hyperactif que je n’avais pas plus jeune. Le sport et l’entrepreneuriat se font écho, notamment la musculation, qui est un sport de patience, de persévérance, de challenges, où tu te concentres sur un objectif précis et c’est très concret”. D’ailleurs, à ce moment là Victor refait le lien entre ses 3 premiers mois passés à l’Île Maurice à faire beaucoup de sport puis les 3 mois suivants passer à “kiffer sa vie” et à démarrer l’entrepreneuriat. Ce morceau de vie en accéléré démontre à quel point le sport a été pour Victor un déclencheur entrepreneurial. À ce moment là, on a réalisé à quel point par la musculation, Victor a aussi musclé son cerveau entrepreneurial notamment grâce à la capacité de résilience que ça lui a apporté.

Avec recul, Victor réalise à quel point ce nouveau projet entrepreneurial “Osez Le Faire” n’est pas né par hasard. “J’adore lire les autobiographies d’entrepreneurs, elles me donnent beaucoup de force. À mon tour, j’ai aussi envie de raconter mon parcours en écho à tout cela, de donner quelque chose”. À ce moment là, on réalise à quel point les projets entrepreneuriaux de Victor se nourrissent de la transmission (c’est la minute psychothérapie entrepreneuriale de comptoir, c’est à ce moment là que Victor a voulu renommer LVD “La Vraie Psychologie”). “Dès mon 1er projet, le service de traiteur, il y avait déjà l’idée de permettre aux gens de bien manger. Là aujourd’hui, avec mon deuxième projet, je le nourris en transmettant des conseils. Puis, avec ce nouveau projet de boutique en ligne, je veux pouvoir reverser une partie des bénéfices à des associations”. Et l’entrepreneuriat comme une revanche, il est là aussi pour Victor, dans le fait d’être au coeur d’un écosystème, d’être au centre de pleins d’autres vies, de nourrir d’inspirer. “Au lycée, on ne me voyait pas, je n’existais pas, j’étais seul et transparent. Ça s’observait jusque sur les photos de classe. Maintenant, j’ai envie de trouver ma place. Et vraiment je me rends compte du bonheur que c’est d’être heureux et j’ai envie que d’autres personnes puissent vivre ça. Je me dis que beaucoup de personnes ont besoin d’aide, qu’elles passent à côté de leur vie. C’est pour ça que j’ai créé ce compte Instagram, ce blog. Si je dois laisser une empreinte sur la terre, c’est que je veux que les gens vivent leurs rêves”. La revanche ultime de Victor est peut-être là, dans le fait de permettre aux autres de prendre leur revanche à leur tour. Son entrepreneuriat facilite sa revanche mais aussi celle(s) des autres !

Victor : un entrepreneur à l’histoire humano-entrepreneuriale qui résonne avec revanche et résilience

Victor : un entrepreneur à l’histoire humano-entrepreneuriale qui résonne avec revanche et résilience

“La revanche, elle existe dans beaucoup d’histoires entrepreneuriales. L’entrepreneur a souvent été le vilain petit canard qui a appris à dépasser ses limites, à se dire que tout était possible, qu’il fallait y aller”.

L’entrepreneuriat, je le vis comme une manière d’avancer. Ce sont des sacrifices avant d’être un succès, comme la musculation ou la vie plus globalement. C’est aussi pour ça que pour moi, avant de créer une boîte, tu dois vivre de ta passion. Tous les entrepreneurs qui réussissent, c’est avant tout parce qu’il y a derrière une passion, des convictions, des croyances avant un succès. C’est le cas par exemple de Frédéric Mazzella le fondateur de Blablacar ou encore du Chef Thierry Marx”. De newsletters en newsletters, on avance un peu toujours vers cette conclusion : ne pas entreprendre pour être entrepreneur mais entreprendre pour concrétiser et vivre de nos convictions les plus fortes grâce à un projet. Car d’une façon ou d’une autre, ça finit toujours par prendre forme comme on le voudrait, que ce soit sur le 1er projet entrepreneurial ou le dixième, que ce soit dans l’entrepreneuriat ou non finalement. “Il faut avant tout s’écouter soi-même avant d’écouter les autres, il faut croire en soi, en ses motivations. Il y aura toujours quelqu’un pour te dire que c’est impossible, qu’il vaudrait mieux faire les choses différemment. Aujourd’hui t’as peut-être des peurs mais si tu ne prends pas le taureau par les cornes, tu n’avances pas. Ta vie ne tient qu’à toi”.

“Peut-être qu’il y a un mode de l’entrepreneuriat en ce moment. Mais en fait, je crois que ce n’est pas une mode mais une façon pour les gens de se dire que s’ils ont envie de quelque chose, ils peuvent le faire. J’ai envie de profiter de cette newsletter pour dire aux gens qui la liront qu’eux aussi ont droit à leur revanche”. À ce moment là, j’explique à Victor à quel point le sujet qu’il a choisi fait particulièrement écho à mon parcours et à celui de pas mal d’entrepreneurs de la LVD family. Derrière une aventure entrepreneuriale, il y a souvent un enfant triste, qui a été mal dans sa peau, que l’on a mis dans une case en lui empêchant d’en sortir. Et souvent cet enfant devient un adulte ambitieux, résiliant, combatif qui s’autorise pleinement à entreprendre les projets les plus fous, tout simplement car il s’est affranchi des limites les plus infranchissables alors rien ne lui paraît plus impossible. Puis surtout, cet enfant triste devenu entrepreneur, il est presque amusé par tous ces gens qui ne croient pas en lui (oui parce qu’on est un bon entrepreneur si on prend tout personnellement hein bien entendu), car il se délecte déjà du moment où il leur donnera tort. “La revanche elle existe dans beaucoup d’histoires entrepreneuriales. L’entrepreneur a souvent été le vilain petit canard qui a appris à dépasser ses limites, à se dire que tout était possible, qu’il fallait y aller”.

C’est sur cette résiliente conclusion que s’est achevé notre papotage avec Victor. Ce qui est certain, c’est qu’il y a dans beaucoup plus d’aventures entrepreneuriales qu’on ne le pense, un côté revanche belle et saine. Dans un sens, les vilains petits canards devenus entrepreneurs peuvent peut-être dire un fier merci à ces années un peu vilaines, un peu canardesques. On y a sûrement puisé une énergie infinie, une résilience évidente, un courage contre tous, une volonté d’aider vos vilains petits canards… et tout ces précieux apprentissages sont bien utiles pour cette hostile mais heureuse aventure de vie qu’est l’entrepreneuriat. Je crois que l’on peut remercier Victor à l’infini pour sa sincérité dans ses mots, pour sa transparence par rapport aux racines les plus intimes de son aventure entrepreneuriales. Il respire quelque chose qui dit que tout est possible et l’entrepreneuriat est peut-être son moyen d’expression (d’ailleurs, j’ai compté, il a prononcé la phrase suivante 17 fois pendant notre entretien : tout est possible). Il est à nouveau en train d’élargir ses rêves entrepreneuriaux car, annonce exclusive pour la LVD family (bon si t’as bien tout lu il a déjà vendu la mèche un peu plus tôt) : “C’est le moment annonce mais si tout va bien le 24 juin 2019, je vais lancer ma boutique de Tee-shirts TotorFit75. Cette date là est importante car c’est l’anniversaire de mon père et je le fais un peu pour lui aussi”. Encore un nouveau projet porteur de sens tant dans le fond que dans la forme pour Victor. Alors pour suivre ses aventures et/ou lui envoyer des torrents de love entrepreneurial, c’est par là : RDV sur son compte Instagram @Totorfit75 et sur le webzine “Osez Le Faire”

🔥LE CHALLENGE DE LA SEMAINE PROPOSÉ PAR VICTOR : “Réfléchir à un moment de sa vie où l’on croyait le défi impossible et pourtant on a réussi à le relever”. 🔥

 

En écho avec cette idée d’entrepreneuriat comme une revanche sur la vie, Victor a envie de t’aider à aller chercher les ressources en toi les plus profondes pour faire résonner à quel point tout est possible y compris pour toi. Ce muscle de la résilience, ce personnage figé duquel tu arrives à sortir, ces limites que tu brises… elles sont là en toi et elles font partie de tes forces pour entreprendre. Finalement, l’entrepreneuriat est juste un nouveau défi.

 

Alors, Victor te propose de prendre un vrai temps de réflexion dans un environnement calme pour mener une vraie introspection. L’idée est que tu viennes creuser ce moment de ton enfance, de ton adolescence, de ta vie d’adulte, de vie personnelle ou professionnelle que tu pensais insurmontable et que tu as finalement dépassé. En comprenant comment tu as fait pour y arriver, à quelles ressources tu as fait appel, tu vas sûrement te trouver deux-trois billes bien chouettes pour nourrir ta joyeuse vie d’entrepreneur-e résilient.

💖 LA VRAIE PÉPITE DE LA SEMAINE 💖

La Vraie Pépite de Victor, qui a changé son aventure entrepreneuriale, c'est un livre : "Le pouvoir du moment présent" d'Eckhart Tolle

Pourquoi cette pépite ? 

“En lisant ce livre, j’ai arrêté d’écouter cette petite voix dans ma tête qui me ramenait toujours au passé au lieu de m’emmener vers le futur. Je me suis écouté moi maintenant, j’ai réalisé que je voulais avoir la vie que je veux !”


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Sarah François