[LVD 59] " Je me cherche en tant qu'entrepreneur et j'aime ça !" - Thibault - @Thibault.Photographe

La Vraie Dose 59 : “Je me cherche en tant qu’entrepreneur et j’aime ça !” avec @Thibault.Photographie

La Vraie Dose 59 : “Je me cherche en tant qu’entrepreneur et j’aime ça !” avec @Thibault.Photographie

“Je l’ai appris grâce à mes expériences entrepreneuriales. Je pensais être quelqu’un de solitaire et finalement, je ne le suis pas. J’aime mes moments à moi mais j’ai besoin des autres pour me sentir bien” 

Aujourd’hui je te propose un épisode un peu particulier, j’ai nommé l’épisode de la digression et de la psychothérapie entrepreneuriale. Je dois t’avouer que ce qui me régale avec La Vraie Dose (3ème ligne et ça se lance déjà des fleurs) c’est justement ça : j’ai envie de te plonger au coeur d’une conversation humano-entrepreneuriale racontée à ma sauce chaque lundi. D’ailleurs tu ressentiras surement que je me suis faite un peu plus présente que d’habitude sur cette newsletter car j’avais envie de rester fidèle au côté très ping pong offert par notre papotage (puis bon tu connais mon amour pour le fait de ramener ma fraise même si j’ai dit que maintenant j’avais des invités).

C’est ainsi qu’avec Thibault, oui du coup c’est le doux nom de l’entrepreneur de la vraie vie invité cette semaine dans LVD, on était lancés sur un sujet (qui, tu vas vite le comprendre n’est finalement pas le titre retenu pour cette newsletter) et puis on s’est laissés vagabonder. Cette fois, je crois que j’ai eu plus envie d’explorer la réflexion de Thibault que son parcours. Tout simplement parce que j’ai le ressenti qu’elle pourra beaucoup parler aux entrepreneurs / apprentis entrepreneurs / explorateurs des entrepreneuriats de la LVD family.

Encore une fois, on brise des clichés, un cliché : celui qui dit que l’entrepreneur trouve le projet de sa vie au jour 1 de son aventure entrepreneuriale et qu’il se connaît parfaitement en tant qu’être humain entrepreneur. Dans la réalité, il y a souvent un 1er projet qui essuie les plâtres, qui te dit qu’en effet tu vas aimer l’entrepreneuriat mais “pas comme ça”, que tu te lances un peu sur 1er projet pour entreprendre avant d’entreprendre pour le projet qui compte pour toi. Quand jadis, je te mijotais les newsletters LVD en solitaire (sans un-e autre entrepreneur-e qui vient te raconter son cheminement quoi), je t’avais parlé de tout ce que mon 1er titanic entrepreneurial (aka le 1er projet que j’ai porté) m’avait appris dans La Vraie Dose 39 "Et si mon projet entrepreneurial ne marche pas ?". Je trouve que la réflexion de Thibault vient vraiment enrichir ce débat. Bon en même temps c’est un peu pour ça que je harcèle les copains entrepreneurs de la LVD family pour qu’ils viennent se trémousser dans la newsletter : proposer plusieurs voix (voies ?) sur l’entrepreneuriat.

Alors maintenant pourquoi donc ai-je décidé de te présenter Thibault, tu sais que chaque entrepreneur invité est choisi en comité de direction intimiste entre mon cerveau et mon cerveau ? Figure-toi que j’ai rencontré Thibault grâce à mon passage dans le podcast d’Alice (une autre lectrice de LVD donc entrepreneure de la LVD family) intitulé “les pépites” dans lequel elle part à la rencontre d’entrepreneurs qui font du bien à l’économie française (du coup apparemment c’est mon cas - là mon syndrome de l’imposteur a envie d’écrire un truc pour minimiser cette dernière phrase mais faut pas faire ça Sarah on a dit). Thibault m’a donc écoutée sagement, c’était au début du printemps. Il m’a alors écrit sur les réseaux sociaux (clairement sur Instagram) pour papoter davantage avec moi et … parce qu’il avait envie de m’aider à réfléchir sur mon modèle économique (c’est de loin mon sujet préféré étant donné que j’ai eu la bonne idée de lancer un média gratuit parce que quand y’a pas de défi on s’ennuie). Et là, on n’était pas sur un “Jean-Mi je fais mon relou et je te glisse un conseil non sollicité dans ta boîte mail parce que j’aime bien t’as vu”. Nope, on n’était plutôt sur un “écoute j’ai entrepris plusieurs projets, j’adore parler business alors viens si tu veux on s’appelle”.

Donc on s’est appelés 1h (tu me connais, ça s’est bien entendu terminé en café dans la vraie vie, je t’avais d’ailleurs raconté notre rencontre dans la vraie vie au travers de l’insta-article juste ici) et très gracieusement, il m’a aidée à avancer dans mes réflexions. C’est un peu grâce à lui que j’ai passé le cap du “y’a bien trop de gens qui me disent de me lancer dans l’accompagnement, j’ai bien trop envie de faire ça depuis à peu près toujours alors j’y vais”. Ensemble, on a un peu concrétisé l’offre que je voulais lancer pour aider les entrepreneurs à raconter leur projet entrepreneurial, incarner leur histoire, assumer leur personnalité au coeur de leur communication (j’ai déjà exploré l’accompagnement LVD avec 2 entrepreneures palpitantes de la LVD family mais je lance officiellement l’offre cette semaine sur le site de La Vraie Dose, je t’annoncerai tout ça sur Insta). Alors, je me suis dit que ce garçon qui a de bonnes idées pour les autres entrepreneurs sans être insistant, qui a du recul sur son propre parcours et ses retournements de situation, fallait que je te le présente.

Du coup, après cette introduction d’1h30, je lui laisse le micro pour se présenter (en tant qu’humain d’abord) : “J’aime le contact avec les gens, c’est quelque chose d’important pour moi. On en parlera certainement un peu plus tard mais je l’ai appris grâce à mes expériences entrepreneuriales. Je pensais être quelqu’un de solitaire et finalement, je ne le suis pas. J’aime mes moments à moi mais j’ai besoin des autres pour me sentir bien”. Je trouve que cette réflexion revient chez pas mal d’entrepreneurs. On se laisse entreprendre aussi pour avoir un peu la paix (coucou l’entrepreneuriat-pansement après quelques expériences salariales pas toujours riches d’humains bienveillants) puis en fait, on aime bien être dans notre bulle mais avoir d’autres bulles à côté quand même. Même le soloentrepreneur ne reste jamais très seul tout simplement parce qu’à un moment le cerveau ne fonctionne plus.

J’aime découvrir de nouvelles choses. Pendant un certain temps, j’ai été un peu une tête chercheuse à idées. J’ai dû un peu me canaliser. En ayant plein d’idées, je lance toujours de nouvelles choses mais je n’allais jamais au bout. Je n’avais pas de chance de réussir”. On commence déjà à embrasser de loin notre sujet du jour : Thibault a réalisé avec le temps que c’était surtout la partie exploration d’idée qui lui plaisait. C’est un esprit créatif mais il a mis du temps à mettre le doigt sur ce volet de sa personnalité, à comprendre qu’il fallait travailler autour de ça pour planter les graines de l’aventure entrepreneuriale dont il avait besoin. “Il me manquait toujours quelque chose et je découvrais toujours quelque chose de nouveau”. À ce moment là, je parle à Thibault de la théorie anglo saxonne du FOMO (fear of missing out - Molière aurait dit la peur de manquer / passer à côté de quelque chose). Tu ne t’engages pas vraiment dans tes choix, et donc dans le cas de l’entrepreneuriat, dans un projet en particulier car tu as toujours peur qu’une meilleure opportunité se présente, qu’une idée de business qui te plait un peu plus n'apparaisse. Thibault a traduit ça comme la théorie de “l’herbe est toujours plus verte ailleurs”.

Sans surprise, j’ai eu envie que Thibault creuse un peu cette affaire d’herbe toujours plus verte, ce besoin continuel d’aller chercher le projet un peu plus excitant. “Quand j’étais plus jeune, j’étais passionné par les jeux vidéos. Je suis rentré dans cet univers et j’étais vraiment à fond. J’ai envie de retrouver cette énergie là, l’énergie qui fait que tu es concentré, que tu avances vers un objectif défini et que tu donnes tout. J’adore les objectifs, je fonctionne beaucoup là dessus”. Et en fait, c’est là que l’on réalise que ce besoin de chercher le meilleur projet, c’est beaucoup plus profond que le simple “l’herbe est toujours plus verte ailleurs”. En fait, dans le cheminement de Thibault en tout cas, ce n’était pas un caprice ou un manque d’implication. Ça marque davantage un besoin d’être passionné par son sujet, presque porté. Il a goûté à ce sentiment de motivation extrême et il mise sur l’entrepreneuriat pour le retrouver. On en revient d’ailleurs à une discussion que l’on avait déjà vécue ici, notamment avec Marion invitée de LVD 45, “Je ne peux entreprendre que par passion” où l’on remarquait qu’il y avait les entrepreneurs passionnés par l’entrepreneuriat (qui peuvent donc défendre un peu n’importe quel projet) et les entrepreneurs passionnés par leur projet (qui ont besoin d’entreprendre dans un univers précis qui les galvanise).

Thibault alias @Thibault.Photographie est l’entrepreneur de la vraie vie invité cette semaine dans La Vraie Dose 59

Thibault alias @Thibault.Photographie est l’entrepreneur de la vraie vie invité cette semaine dans La Vraie Dose 59

“D’ailleurs c’est un échec qui me fait aujourd’hui me poser la question : je veux me relancer dans l’aventure entrepreneuriale mais est-ce que je ne risque pas à nouveau de retomber dans cette procrastination, ce manque de motivation ?”

Alors, pour comprendre encore un peu mieux les sources de cette personnalité d’entrepreneur, Thibault se laisse porter et creuse dans son passé pour se souvenir de la vie professionnelle dont il rêvait étant petit. “Je m’imaginais commercial, je voulais la liberté, l’indépendance. Je voulais ne travailler que 15 jours par mois. Ça c’est une idée qui m’a poursuivie. Ça c’est un peu les côtés “clichés” pour lesquels je me suis lancé dans l’entrepreneuriat”. C’est un nouveau cliché qui vient de joindre avec nous pour nourrir la conversation, tout ceci sponsorisé par l’entrepreneuriat rose poudré des instagrams et des livres de développement personnel : celui qui dit que l’entrepreneuriat, c’est trouver la recette miracle pour collecter des revenus passifs et passer le reste de sa vie les doigts de pied en éventail. “Tu vas faire une formation, tu vas la vendre à des gens et tu vas gagner 10000€. C’est ça qui m’a fait rentrer dans l’entrepreneuriat. La vie entrepreneuriale m’a ramené à la réalité”. Clairement là, on a fait une petite interlude de 3 minutes sur les “voici comment je gagne 5000€ par jour grâce à une astuce magique, fais justement un chèque de 5000€ pour accéder à mon livre blanc et savoir comment j’ai fait” ou “et puis maintenant, je suis freelance en *placer un métier des internets* et je travaille chaque jour depuis une plage à Bali puisque bien entendu il y a le wifi sur la plage”.

Maintenant, que nous avons donc rencontré l’humanoïde entrepreneurial qu’est donc Thibault, allons-y deux pieds joints pour découvrir son aventure entrepreneuriale du moment (j’ai bien dit du moment car tu verras plus bas qu’il y a eu du rebondissement…en même temps on est là sur une newsletter dédiée aux parcours entrepreneuriaux donc les rebondissements font partie du décor). “En ce moment pour moi, l’entrepreneuriat, c’est développer mes compétences en montage vidéo (axé marketing) et m’éclater en photo aussi. J’ai déjà capté et monté une vidéo pour un ami qui lance son cabinet d’ostéopathie et je me suis vraiment éclaté là dedans. Je vais aussi faire quelques shootings photos avec 2 entrepreneures de la LVD family”. La LVD family et ses joyeuses rencontres #CoeurCoeurCoeur. “L’idée est de développer ma patte puis début septembre commencer à vendre mes prestations. Je veux me lancer dans une carrière de photographe / monteur vidéo indépendant.

Et là, on est d’accord : on veut savoir comment Thibault est tombé en amour pour la photo (il a fait une école de commerce donc tout cela s’est joué bien après les études). “Au début, je me suis dit que j’allais me lancer dans l’entrepreneuriat. J’ai créé un blog et je voulais faire du coaching. D’abord, je me suis intéressé à la thématique de l’échec entrepreneurial. Puis, à la recherche d’emploi en startup car j’avais identifié, en tant que candidat, des techniques qui fonctionnaient pas mal pour se démarquer des autres”. L’aventure photo de Thibault ne représente donc pas sa première histoire entrepreneuriale. Elle est plutôt la suite logique de pleins d’autres explorations à commencer donc par l’écriture avec ces blogs que Thibault avait lancé à l’époque pour se tester. “En fait, l’écriture H24 en mode il faut faire du contenu pour être bien référencé sur les moteurs de recherche et non pas pour l’intérêt du lecteur… ça ne m’a pas du tout intéressé en fait. Après mes études, je me suis directement lancé là dedans et ça a été un échec. D’ailleurs c’est un échec qui me fait aujourd’hui me poser la question : je veux me relancer dans l’aventure entrepreneuriale mais est-ce que je ne risque pas à nouveau de retomber dans cette procrastination, ce manque de motivation ?”.

Ce que pointe Thibault du doigt à ce moment là, ça aurait pu être un sujet à part entière : comment faire le deuil d’un 1er projet entrepreneurial qui n’a pas forcément touché ton coeur d’entrepreneur et te relancer à nouveau en espérant trouver la passion ? Malgré tout, Thibault a identifié les raisons pour lesquelles cette 1ère aventure entrepreneuriale n’était pas celle dont il avait envie : “Je manquais de contact avec les autres. Honnêtement pour moi, une des clés de mon succès, c’est d’être entouré. Si demain, je me relance à plein temps, j’irai dans un espace de coworking”. Là on creuse encore un peu plus notre projet : trouver l’aventure entrepreneuriale qui te correspond, ce n’est pas “seulement” trouver le projet qui va savoir te galvanise au moins pour un temps (et on est d’accord, c’est déjà un sacré chemin) mais c’est aussi trouver la façon d’entreprendre, la vie d’entrepreneur qui va te correspondre. Sur ce point, Thibault vient vraiment enrichir la réflexion que j’avais abordé dans une newsletter LVD précédente (celle dont je te parlais plus haut) : après ce 1er projet qui essuie les plâtres, tu comprends mieux pourquoi tu as envie d’entreprendre mais aussi comment.

Une photo du portfolio de Thibault :)

Une photo du portfolio de Thibault :)

“Je voulais parler de ce que l’entrepreneuriat permet sur la découverte de soi. J’ai lancé plusieurs projets car tous ces projets ont un point commun : je les ai testés chacun et j’ai été confronté à la réalité”

C’est en trouvant ses propres réponses, en expérimentant des premiers projets qui ne lui correspondait ni sur le “pourquoi entreprendre”, ni sur le “comment entreprendre”, que Thibault a pu écrire les fondements de cette nouvelle aventure entrepreneuriale qui semble mieux résonner avec la personne qu’il est fondamentalement. “Dans la photo, il y a deux choses qui me plaisent tout particulièrement. D’abord, il y a la partie technique avec le fait de se former, de connaître le matériel, d’exploiter les situations et les images. Il y a aussi la création. J’ai trop mis de côté ma créativité”. Cette première vie entrepreneuriale ou encore sa vie professionnelle plus globalement ne lui ont pas permis de faire vivre cette flamme créative qu’il est parvenue à percevoir chez lui “Je me mets un cadre, je suis souvent dans un cadre. Donc ma réflexion est trop cadrée. J’ai envie d’être photographe aussi pour faire des portraits et donc de tourner autour de l’humain, autour de la relation que tu as avec la personne que tu prends en photo. Je veux réussir à mettre à l’aise la personne, de découvrir ce qu’elle fait pour pouvoir avoir une photo la plus naturelle possible”.

La plus belle conclusion que Thibault nous offre par rapport à ce projet entrepreneurial actuel, c’est celle-là : “J’ai découvert la photo et la vidéo il y a quelques mois et ça me plait quoi. Si ça peut me permettre de mettre en valeur des personnes, des lieux, ce sera génial. Pour les films, il y a vraiment un côté qui m’attire, il faut écrire presque une stratégie pour raconter une histoire”. Là encore Thibault assume son côté double casquette avec à la fois la photo et la vidéo. Il a envie de se découvrir sous plusieurs aspects, plusieurs projets à la fois. “Je n’aime pas être mis dans une case”. Tu verras un peu plus bas, et donc un peu plus tard dans notre discussion philosophico-entrepreneuriale que ce côté multiple de Thibault est très révélateur de la carrière entrepreneuriale qu’il a mis du temps à s’offrir mais à laquelle il aspirait très profondément.

À ce moment là de notre discussion (qui a déjà clairement entrepris des tours et des détours), j’en reviens à la tradition de demander à Thibault qui consiste à te parler du sujet qu’il avait choisi pour inspirer la LVD family. Finalement, on s’en est un peu éloignés mais il révèle quand même le point central du cheminement humano-entrepreneurial de Thibault : toute l’introspection qu’il a menée jusqu’à arriver à ce projet multiple de photographie-vidéo auquel il croit bien plus fort. “Je voulais parler de ce que l’entrepreneuriat permet sur la découverte de soi. J’ai lancé plusieurs projets car tous ces projets ont un point commun : je les ai testés chacun et j’ai été confronté à la réalité. À chaque fois, j’ai identifié ce que j’aimais mais je voyais aussi ce que je n’aimais pas. Après je voyais l’herbe un peu plus verte ailleurs et je testais autre chose à nouveau. Ça m’a permis d’apprendre un peu plus sur moi et de découvrir ma personnalité à l’âge où justement tu cherches à comprendre qui tu es”.

Au travers de cet exercice d’apprentissage sur lui, Thibault réalise malgré tout qu’il ne pourra pas avancer réellement dans son parcours entrepreneurial s’il n’avance pas, concentré sur un projet. “Tu ne peux pas toute ta vie lancer 10 000 projets, 10 000 bébés projets. Donc, je me suis demandé sérieusement ce qui me ferait plaisir si je ne devais faire que ça. J’ai finalement compris qu’il me manquait le relationnel dans mes précédents projets comme on le disait plus tôt mais aussi le côté concret. Les blogs, ce n’était vraiment pas assez concret”. Thibault ne se sentait pas forcément de s’éterniser sur ce point mais après sa période blogging, il s’est lancé sur une aventure orientée “e-commerce”. Là encore, le côté numérique et solitaire ne lui correspondait pas. À ce moment là de notre conversation, une question se pose : et si le sujet de coeur de Thibault (tu sais, chaque semaine on réalise à quel point l’entrepreneur invité a toujours un sujet de coeur, qu’il incarne véritablement une lecture de l’entrepreneuriat). Pour Thibault, je crois donc que ça va encore plus loin que le côté “l’entrepreneuriat m’a appris qui j’étais”. En fait, grâce à l’entrepreneuriat, il s’éclate vraiment à comprendre qu’il est et aller chercher en lui la diversité de ses envies professionnelles. Là où pour beaucoup d’entrepreneurs, le côté “recherche de soi” est un cadeau inattendu offert par l’entrepreneuriat, une sorte de conséquence non demandée mais très appréciée, pour Thibault la recherche de soi est peut-être la cause, la raison 1ère de son envie d’entreprendre.

“ je ne sais pas trop si là actuellement je me considère comme un entrepreneur car je n’en vis pas ou peut-être aussi que je n’ai pas envie de rentrer dans une case, de me définir. Je suis peut-être juste un mec qui teste, qui aime l’adrénaline du nouveau projet”.

Avec le temps, j’ai compris que ce qui comptait le plus dans l’entrepreneuriat ce n’était pas l’argent que tu gagnes. Le plus important, c’est de te lever le matin pour entreprendre quelque chose qui te fait kiffer. Or, trouver ce qui te fait kiffer c’est quand même le saint graal. Je n’ai pas encore retrouvé cet état de passion dans lequel j’étais quand je jouais aux Jeux Vidéos mais avec la photo je sens que je me rapproche de quelque chose”. C’est vraiment cet aspect que j’ai le plus adoré dans le cheminement de Thibault, cette idée de ne pas avoir peur de continuer à se chercher, d’oser se dire que l’on a le droit de trouver une vie entrepreneuriale qui nous correspond, d’essayer encore. Ça donne un contre écho assez plaisant à cette idée qu’il suffit de décider de lancer dans l’entrepreneuriat pour s’éclater en tant qu’entrepreneur. Puis aussi, ce cliché d’une lourdeur entêtante qui dit que l’entrepreneuriat c’est toujours bien “parce que c’est l’entrepreneuriat c’est bien tu vois”. Non, au même titre que l’entrepreneuriat ne résonne pas avec tous les moments de vie (ça aussi faut le dire et c’est ok), tous les projets entrepreneuriaux ne résonnent pas avec tout le monde. L’entrepreneuriat c’est aussi un milieu professionnel comme un autre dans lequel il ne faut pas avoir peur de tester plusieurs métiers pour s’épanouir. Il n’y a pas d’obligation à aimer l’entrepreneuriat ni d’obligation à s’aimer soi dans tous les projets entrepreneuriaux. En réalité, il faut souvent plusieurs années, plusieurs projets, plusieurs portes d’armoire pour se trouver. Et se l’avouer, oser continuer à se chercher en tant qu’entrepreneur c’est aussi peut-être aller chercher ce qu’il y a de plus enrichissant dans l’entrepreneuriat à l’échelle de l’humain entrepreneur qui se lance.

J’ai donc voulu aller bousculer gentiment Thibault en lui demandant si finalement ce qui lui plaisait le plus dans ce parcours entrepreneurial, ce n’était pas tout simplement (et uniquement) la partie recherche de nouveaux projets. À ce moment là il me regarde et me dit “mmmh intéressant”. Et c’est à ce moment là que nous avons enclenché le mode “psychanalyse offerte” (parce que bon quitte à mettre à nu son parcours entrepreneurial devant la LVD family autant aller dans une conversation bien challengeante tu vois). “Il y a un moment où je ne vais pas avoir le choix. D’ailleurs, je ne sais pas trop si là actuellement je me considère comme un entrepreneur car je n’en vis pas ou peut-être aussi que je n’ai pas envie de rentrer dans une case, de me définir. Je suis peut-être juste un mec qui teste, qui aime l’adrénaline du nouveau projet”.

À ce moment là, on se fait une réflexion : et si ce tout nouveau projet entrepreneurial (photographie-vidéo dont on parlait plus haut) n’était pas exactement le bon justement car dans un même rêve entrepreneurial, il y a plusieurs rêves, plusieurs casquettes qui se différencient les unes des autres. Puis surtout, il y a à chaque mission photo-vidéo un éternel recommencement avec des sujets et des clients bien différents. “Je suis en train de me dire que grâce à la photo, il y a toujours une nouveauté, ce n’est jamais pareil, il y a toujours un nouveau projet. Sur mes précédents projets dont le blog, c’était très monotone, il y avait toujours un seul sujet, une seule façon de l’amener de façon répétée”. Et c’est là où je te jure que je regrette sincèrement que La Vraie Dose ne soit pas un podcast, car Thibault a vécu un vrai déclic en direct live sur cette nouvelle aventure entrepreneuriale. Il a peut-être enfin compris pourquoi il avait cette intuition différente quant à la photo-vidéo, cette impression que ce projet allait lui faire retrouver ses passions de jeunesse et nourrir son amour pour la découverte permanente. “Punaise, c’est bon ça ! Je ne m’étais jamais fait cette réflexion sur mon projet mais c’est exactement pour ça que ça me plait je crois”. Pour ponctuer sa réflexion, Thibault m’a confié qu’une des newsletters de LVD lui avait particulièrement parlé, il s’agit de celle que l’on a mijoté avec Coralie, La Vraie Dose 54 “Ma meilleure ressource pour entreprendre ? Mon intuition”. “En fait, si je fais tout ça, si je teste autant, je crois que pour éduquer mon intuition. Je lui donne des informations pour mieux prendre des décisions pour aller vers l’objectif vers lequel je tends à l’instant T”.

Finalement, on a percé à jour le projet de rêve de Thibault je crois, celui qui l’attendait depuis longtemps : “en fait tu t’es trouvé un projet où tu pouvais continuer à te chercher, à toujours recommencer un nouveau projet dans le projet”. L’avenir dira comment Thibault arrivera à s’épanouir sur le long terme dans cette nouvelle aventure (je suis pas loin de lancer une saga de l’été “que sont-ils devenus”) mais il y a quelque chose qui laisse croire que la magie va peut-être opérer. Souviens-toi, un peu plus tôt dans notre conversation, on se disait justement avec Thibault qu’il fallait non seulement trouver un projet qui te galvanise sur le “pourquoi entreprendre” mais aussi sur le “comment entreprendre”. Dans cette nouvelle aventure, Thibault répond fondamentalement à la raison d’être de sa vie professionnelle : le relationnel et la passion créative. Mais il répond aussi à sa façon de vivre son travail au quotidien, à savoir se doper quotidiennement avec de nouveaux challenges ultra différents, ce que tous les projets entrepreneuriaux n’offrent pas forcément. Je crois qu’il est en train de se passer quelque chose dans la vie de Thibault, une nouvelle casquette d’entrepreneur qui vient enfin saluer toutes ses explorations humano-entrepreneuriales passées.

Alors, si tu veux continuer à vivre la suite de l’aventure avec lui ou tout simplement lui envoyer un mot doux parce que son côté “explorateur assumé des entrepreneuriats” a su faire écho en toi, tu peux aller à sa rencontre virtuelle sur son profil instagram “Thibault Photographie”. De mon côté, je voulais dire un merci à peu près géant à Thibault d’avoir partagé ce moment charnière de sa carrière d’entrepreneur avec toute la LVD family. J’ai adoré son recul et surtout sa capacité à oser contrer les évidences “sur l’entrepreneuriat c’est toujours trop bien kikou” ou encore que ça peut arriver de ne pas s’épanouir sur un projet pour oser dire que chaque entrepreneur a besoin de temps pour se chercher et que c’est ok. Plus encore, au delà d’être ok, c’est juste un morceau à part entière du kiff entrepreneurial !

🔥LE CHALLENGE DE LA SEMAINE PROPOSÉ PAR THIBAULT : “Prendre 2-3 heures par semaine pour apprendre une nouvelle chose”


Comme Thibault a très envie que ses explorations humano-entrepreneuriales deviennent contagieuses, il te propose de prendre chaque semaine un vrai temps d'apprentissage. “Soit apprendre une nouvelle chose en rapport avec l’activité entrepreneuriale mais un peu éloignée. Soit répondre à une envie même personnelle mise de côté”. L'idée est que tu puisses te découvrir toi même, aller chercher plus loin ce qui peut t'épanouir professionnellement et personnellement.

Le conseil de Thibault pour s'emparer petit à petit d'un sujet, d'une "nouvelle chose" : “Pour apprendre il faut savoir recouper les sources pour se faire son propre avis. Ne pas hésiter aussi à aller voir les contenus anglo saxons qui sont souvent un peu plus en avancer !"

💖 LA VRAIE PÉPITE DE LA SEMAINE 💖

La Vraie Pépite de Thibault, qui a changé son aventure entrepreneuriale, c'est un livre Miracle Morning d'Hal Elrod

Pourquoi cette pépite ? 

“J’aimerais qu’on l’appelle cette chronique exceptionnellement La Vraie Pépite Cliché [rires]. Je vais m’expliquer : ce qu’il faut noter c’est que ce livre, je ne l’ai pas mis en pratique sagement (enfin 2 fois pendant un mois d’affilé). Ce que j’ai apprécié dans ce livre ce n’est pas le côté ‘lève-toi à 5h du matin pour travailler encore plus’ mais savoir prendre du temps pour soi le matin et prendre du recul par rapport à ce que l’on fait ! Dans les différents exercices conseillés tu as notamment, l’écriture, la méditation et la visualisation. Avec l’écriture tu comprends ton passé, avec la méditation tu savoures le présent et avec la visualisation, tu construis le futur”.


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Sarah François