[LVD 58] "Mon hypersensibilité est au coeur de mon aventure entrepreneuriale" - Élise - Élise Pompom Girl

La Vraie Dose 58 “Mon hypersensibilité est au coeur de mon aventure entrepreneuriale” avec Élise Pompom Girl

La Vraie Dose 58 “Mon hypersensibilité est au coeur de mon aventure entrepreneuriale” avec Élise Pompom Girl

“J’ai envie de te dire que j’ai toujours été très souriante, très positive et c’est un peu un truc qui a été éteint par la société parfois.”

Allez, je me lance donc pour essayer de te raconter tant bien que mal une conversation humano-entrepreneuriale qui m’a encore chamboulée. Alors, certes je suis une petite nature et à chaque entretien de préparation de newsletter, dans ma tête y’a des paillettes & des larmichettes. Ceci étant dit, je sais déjà que, que tu te reconnaisses ou non dans le sujet du jour, l’humaine que je vais te présenter à ce don pour chambouler les esprits en bien et aider les gens, et donc par conséquent les entrepreneurs, à sentir fiers d’être eux. Cette humaine c’est Élise, elle gravite autour de moi dans tous les moments importants de vie de La Vraie Dose, un peu comme si c’était mon aimant rassurant. Notre premier café entrepreneures (tu sais ces moments où je rencontre tout simplement des entrepreneurs de la LVD family autour d’un café parce que pour fédérer une communauté, ça marche mieux si tu connais pour de vrai les humains qui sont dedans), il a eu lieu en janvier dernier quelques heures avant le lancement du financement participatif mensuel de LVD. Je te laisse imaginer mon état cardio-émotionnel face à cette grande question : est-ce que des humains allaient adhérer suffisamment à ce tout 1er modèle économique et mettre une piécette pour accéder à des contenus payants ? Évidemment, j’ai eu en face de moi Élise qui était très calmement persuadée que c’était “génial”, en toute simplicité. Et mardi dernier, on a effectué l’interview préalable à la rédaction de cette newsletter, quelques minutes avant la toute 1ère boum d’anniversaire de LVD. Encore une fois, je te laisse imaginer mon état cardio-tremblo-émotionnel à l’idée de célébrer le 1er anniversaire de mon projet face à une cinquantaine d’humains alors qu’en plus je m’étais mise 2-3 challenges de logistique parce que “je voulais que ce soit bien, que les gens soient bien tu vois”. Là encore, entre tout ce qu’elle s’apprête à te dire dans cette lettre et tous les mots d’encouragement qu’elle m’a glissé à l’oreille sur le chemin, je te laisse imaginer la force qu’elle m’a envoyée. Du coup, comme j’aime bien être égoïste mais pas trop quand même, je me suis dit que je ne pouvais pas me garder pour moi cette bonne fée de l’énergie et la confiance en soi entrepreneuriale et qu’il était de mon devoir de béniouioui des entrepreneuriats de te la présenter longuement !

Après mon paragraphe de “je ramène ma fraise pour t’expliquer pourquoi je ne choisis pas les entrepreneurs invités dans LVD par hasard”, il est temps de rendre mon micro parce qu’Élise a quand même beaucoup à te dire. Commençons déjà par la présentation en tant qu’humaine (parce qu’on l’a dit ça déjà mais un projet entrepreneurial ça commence souvent par un bout de cerveau frétillant d’un humain) : “J’ai envie de te dire que j’ai toujours été très souriante, très positive et c’est un peu un truc qui a été éteint par la société parfois.”. Là c’est le moment de la newsletter où on décortique toute cette phase où la société t’a dit “nan nan mais tu seras pas toi, ça marche pas comme ça la vie” avant d’enchainer sur le moment où l’entrepreneur-e trouve le projet qui lui permet d’être elle / lui. “Depuis toute petite, j’avais envie d’être danseuse mais danseuse à ma façon. J’avais déjà ce truc ‘pour tous’ car j’ai fait de la danse dans une maison de jeunes (maison de quartier) et donc c’était forcément plus une ambiance familiale. Il y avait des danseurs de toutes sortes, de tous milieux”.

“Après, comme j’ai eu un bon niveau et que je voulais en faire mon métier, ma prof m’a propulsée vers des concours. Je me suis retrouvée à faire une école plutôt de renom, plutôt professionnelle. Et en fait, j’ai détesté, j’ai vu toute l’intolérance qu’il y avait dans ce milieu, ‘le corps pour’. Le pire c’est que les gens ne comprenaient pas pourquoi je m’offensais alors que pour le coup j’avais le corps pour. Moi je ne comprenais pas pourquoi si j’avais une copine un peu plus petite ou un plus forte, elle ne pouvait pas faire de la danse. On s’en fiche en fait tant qu’elle danse bien”. Ce que j’adore avec les rencontres entrepreneuriales, c’est aussi toutes les croisades vécues par chacun pour affirmer aujourd’hui qui ils sont et les valeurs qui les font juste respirer globalement. “Ce qui m’a choquée, c’est le jour où j’étais entendu ma directrice dire à quelqu’un qui était en formation pour devenir une future étoile ‘tu ne réussiras jamais, t’es qu’une ‘sale grosse’ parce qu’elle avait pris 500 grammes. Je pense que là, ça a été la fin de la fin. Finalement, je me suis dit que je ne pouvais pas évoluer dans ce milieu là, ce n’était pas possible”. En effet, vu l’Élise que je connais maintenant, je pense qu’il y a eu un moment où elle a dû manquer d’oxygène et on ne va pas se la cacher, vu la gravité de la situation c’est bien normal.

Là, Élise savoure donc ce beau grand moment de vie : sa vraie première crise existentielle, ce moment où elle se dit qu’elle ne pourra pas être danseuse parce que vraisemblablement il lui sera impossible de s’épanouir humainement ou professionnellement dans ce milieu. Elle réfléchit donc à son orientation et se dit simplement “je veux faire un métier positif. On m’a dit ‘Ouais Élise, va falloir préciser un petit peu, ça n’existe pas ça’. Moi j’ai toujours été aimante, souriante, empathique, hypersensible et je me le suis ignorée pendant très longtemps”. Autant te dire que là j’ai eu envie de m’arrêter sur le challenge de vie qu’a dû rencontrer Élise en portant une personnalité et des ambitions pareilles (nan mais t’imagines franchement, elle admet sa sensibilité et l’envie de faire un peu de bien dans ce monde, quelle utopie enfantine dis donc). “Enfant, c’était canalisé plus qu’autre chose. Adulte, ça a été plus compliqué car comme je ne voyais pas comment je pouvais devenir danseuse telle que je m’en faisais la définition, je me suis retrouvée à faire une prépa et une école de commerce. Je ne voyais pas comment faire carrière dans la danse alors je suis partie dans cette direction car le truc que j’aimais bien sinon c’était la relation client. Je suis très bavarde, j’aime écouter, j’aime la relation à l’autre”. Et là, tu te dis peut-être, que l’école de commerce a dû définitivement tué son âme sensible et créative. Et bah au contraire, c’est ce cursus qui lui a permis de planter les graines du déclic de sa vie “C’est en école de commerce que j’ai eu une révélation. Je ne suis heureuse que quand je danse, c’est vraiment mon moyen d’expression, je pense que je dansais avant d’avoir appris à marcher. J’avais mis la danse entre parenthèses pendant la prépa et je me suis dit qu’il fallait absolument que je m’y remette. C’est là que j’ai découvert la danse pompom”.

Élise Bouskila alias Élise Pompom Girl est l’entrepreneure invitée de La Vraie Dose 58

Élise Bouskila alias Élise Pompom Girl est l’entrepreneure invitée de La Vraie Dose 58

“J’ai trouvé une école de danse en bas de chez moi et quand je me suis présentée, la personne n’a pas bien compris ce que je faisais là. Il m’a demandée si je voulais prendre des cours ou si je voulais en donner. Là il s’est passé un genre de déclic dans ma tête et je me suis dit ‘attends mais c’est possible ?’ “

L’association de danse pompom de mon école avait l’air très dynamique, joyeuse. Dans la danse pompom, tu ne fais jamais des chorégraphies tristes. Le but est d’ambiancer les gens, de leur transmettre de la bonne énergie. Je me suis dit que c’était totalement mon style et comme je chorégraphiais déjà depuis l’âge de 12 ans, c’est vraiment une danse dans laquelle je me reconnaissais totalement”. Après son rêve avorté de devenir danseuse professionnelle pour raisons de valeurs humaines apparemment incompatibles, Élise a continué la danse pour le plaisir sans chercher plus loin. Mais son envie de créer des liens, des projets, de vivre quelque chose de plus grand avec la danse est revenue frétiller dans son cerveau. “Je suis devenue co-présidente du club, c’était hyper épanouissant. Mais, j’avais toujours cette petite voix qui me disait que ce n’était pas un vrai métier. D’ailleurs on me l’a bien répété”. Souvent, cette fameuse petite voix qui ne veut pas que tu y croies, elle n’est pas que dans ta tête, y’a des chances pour qu’il s’agisse bel et bien de sons extérieurs venant se glisser jusque dans le creux de ton oreille car ça a l’air douillet. “Même pour les trucs que tu fais bénévolement, on vient te casser les pieds. On me proposait par exemple de plutôt intégrer la Junior Entreprise de mon école [il s’agit d’une association étudiante présente dans beaucoup d’écoles et d’universités dans laquelle les étudiants créent leur propre entreprise, souvent une entreprise de conseil]. J’avais envie de profiter de ces 3 années, que l’on me laisse tranquille au moins sur le choix de mon activité associative quoi ! Même dans tes plaisirs, on vient te dire que tu dois faire quelque chose d’utile”. Puisqu’il y a bien entendu des expériences qui ne servent pas dans la vie, c’est bien connu. Seuls les power points aident à se construire, on le sait.

“J’ai continué à développer cette association, je créais les chorégraphies, j’enseignais, j’avais cette pédagogie. J’avais convenu avec ma co-présidente, vraiment super, que tout le monde pouvait participer, c’était déjà notre concept de laisser tout le monde participer sans faire aucun casting. Sinon, je crois que je n’aurais pas pu le faire en fait.”. Avec le recul, Élise réalise qu’à ce moment là, elle était déjà en train d’éprouver les racines du projet qu’elle défend aujourd’hui. “Après cette expérience associative, je suis partie à l’étranger et il y a eu un déclic. Je suis partie en échange universitaire en Espagne et j’en ai profité pour m’inscrire à des vrais cours de danse espagnole. J’ai trouvé une école de danse en bas de chez moi et quand je me suis présentée, la personne n’a pas bien compris ce que je faisais là. Il m’a demandée si je voulais prendre des cours ou si je voulais en donner. Là il s’est passé un genre de déclic dans ma tête et je me suis dit ‘attends mais c’est possible ?’ “. Le fameux sentiment de légitimité offert par un inconnu, voilà un déclic bien connu des entrepreneurs. “Je lui montre les vidéos des cours que j’ai donnés, il adore et me dit qu’il m’ouvre un cours. Il ne fait pas ça parce qu’il fait partie de mes amis ou ma famille, il fait ça car il a vu du talent. Je me dis que c’est excellent. Finalement, je n’ai pas pu le faire car je ne restais pas assez longtemps mais dans ma tête il y avait une base qui me disait que c’était possible. Ça a planté une graine et j’ai commencé à me renseigner. C’était la première personne qui ne me disait pas que je ne faisais mumuse”.

“En revenant en France, j’ai trouvé un CDD dans le luxe et en parallèle, pour le loisir, je teste un cours à côté de chez moi. Sur le planning, il est écrit ‘cours de pompom’, je me dis que c’est énorme. Je suis allée à la journée porte ouverte mais ils me disent qu’il n’y a pas de prof, que le cours est annulé”. Dis-donc, ça ressemble à un joli coup de destin à saisir ça non ? “Là, réminiscence de l’Espagne, je me dis, ‘allez propose-toi”. Ils étudient ma candidature et me prennent à l’essai en ouvrant un cours pour 3 mois. Ils me donnent un créneau le vendredi soir à 21h, pas un super créneau pour un prof de danse mais moi j’ai trop heureuse, grosse explosion de paillettes”. Là, c’est un grand moment qui s’opère dans la vie professionalo-entrepreneuriale d’Élise : sa passion devient un 2ème métier et elle gagne ses premiers euros. “Ce qui était impossible pour tout le monde, en fait ça l’est. J’étais commerciale le jour et prof de danse pompom le soir et le weekend. Je gagnais des clopinettes mais il y avait 1 euro qui était rentré. C’est ce que je dis maintenant aux gens que j’accompagne : tant qu’il y a 1€ qui rentre, c’est que c’est possible”. Finalement, Élise transforme l’essai, décroche un meilleur créneau et devient officiellement prof de danse.

Élise Bouskila alias Élise Pompom Girl

Élise Bouskila alias Élise Pompom Girl

“Je me suis dit ‘Élise t’as 25 ans, t’as fait tes études, ton début de carrière comme on te l’avait demandé’. Je réalise, en en étant déjà arrivée là, que je ne vais pas tenir 50 ans de plus. J’ai toujours écouté les autres et l’expérience prouve qu’ils n’avaient pas forcément raison. Je me dis donc ‘si pour une fois, je m’écoutais moi ? Je me faisais un peu confiance ?’ “

“J’ai mené cette double vie pendant 3 ans. Entre temps, je suis partie du luxe pour aller dans les systèmes d’informations et j’ai atterri à La Défense. Bon, La Défense quand t’es hypersensible, ça te met une grosse claque quand même”. Là, c’est le moment de la newsletter où je décide de laisser une bulle d’intimité à mon invité-e sans trop m’éterniser sur tout ce qui a fait son cheminement intime et personnel parce qu’on est là pour se confier sans être intrusif. “Tout ce que l’on peut noter, c’est qu’à l’issue de ces 3 ans, j’ai fait une dépression non médicamenteuse. Je me suis dit ‘Élise t’as 25 ans, t’as fait tes études, ton début de carrière comme on te l’avait demandé’. Je réalise, en en étant déjà arrivée là, que je ne vais pas tenir 50 ans de plus. J’ai toujours écouté les autres et l’expérience prouve qu’ils n’avaient pas forcément raison. Je me dis donc ‘si pour une fois, je m’écoutais moi ? Je me faisais un peu confiance ?’“. Elise décide de se laisser une année pour se tester, de dépasser la pression sociale du chômage, de ranger la casquette de la bonne élève pour, et avec toute sa peur sous le bras parce qu’il ne faut pas déconner quand même, d’oser y croire. “Je me suis donnée la chance de me lancer à temps plein en 2014 et ça a été une année incroyable. J’ai fait un film, mes cours ont pris de l’ampleur, j’ai travaillé avec des grosses boîtes qui ont adoré. Là, j’ai réalisé que si tous ces gens me faisaient confiance, c’est que ce n’est pas trop mal. Le bilan au bout d’une année était positif et je décide de continuer une année de plus”.

Maintenant, il est donc temps de décortiquer sans gêne, le projet ou plutôt la vie entrepreneuriale qui anime Élise au quotidien. “Je suis une fille un peu cheloue avec plein de personnes dans sa tête, on est multiples. Je suis à la fois Élise Bouskila et Élise pompom girl. Je suis à la fois coach pour aider les gens à mettre plus de paillettes dans leur vie notamment pour les hypersensibles afin de les aider à gérer leurs émotions et à les voir comme un super pouvoir. Je suis aussi coach Pompom c’est à dire professeure de danse pompom pour tous pour aider les gens à se sentir mieux dans leurs corps, dans ce qu’ils sont et pour les aider à devenir la star qu’ils ont toujours été. Ce sont des cours de danse ouverts aux hommes, aux femmes, peu importe ton âge, ta morphologie, ton niveau de danse, ton style vestimentaire”. En bonne fan girl d’Élise que je suis (et en bonne rockstar de l’autocensure qui apprend à déployer ses ailes), ce weekend je me suis lancée le défi d’aller à son prochain stage de danse Pompom parce que j’ai eu l’impression que même moi je pouvais y aller. Et comme, je ne crache jamais sur une dose de confiance en soi pour nourrir à la fois mon projet entrepreneurial et ma pas assez douce vie, j’ose me lancer enfin ce défi et je te raconterai tout sur les instagrams histoire de boucler la boucle de cette newsletter (spoiler alert : j’ai peur parce que j’ai une petite pensée pour tous les profs de sport qui trouvaient ça intelligent de m’appeler “2 de tension” mais j’ai hâte parce que clairement je les…). D’ailleurs, une autre entrepreneure que j’adorerais rencontrer et voire même recevoir ici, Sophie Trem (elle a notamment créé les Good Mood Class, il faut que t’ailles voir) l’a surnommée “Positive energy maker” (Molière aurait dit “fabricante / créatrice d’énergie positive). Un beau métier ma foi, le projet entrepreneurial d’une vie !

Le déclic vers le coaching est venu, car à force de créer ces environnements bienveillants, ces ‘safe spaces’ [espace émotionnellement sécurisants] dans mes cours, je me suis mise à aider mes élèves sur d’autres sujets : le pro, l’assurance, la féminité, la confiance en soi. Une de mes élèves m’offre un jour un petit porte clé sans aucune raison. Elle me dit qu’en le voyant, elle a pensé à moi et qu’elle a voulu me l’offrir simplement pour que je n’oublie jamais que j’ai changé sa vie”. Là c’est donc globalement le moment où (et on n’avait même pas encore abordé l’hypersensibilité soit dit en passant mais bon y’avait quand même la boum LVD une heure après), je lâche complètement la rampe émotionnellement. Je crois que, c’est peut-être un des moments que je rêve de vivre, un moment où ma vie humano-professionnelle prendre sens. Là, pour une fois, ce n’est pas “Miss Entrepreneuriat Bisounours 2019” qui parle, je suis très 1er degré et encore une fois Élise m’inspire (je le répète hein ça fera peut-être trop à la fin mais je crois qu’on dit jamais trop aux gens qu’ils nous inspirent). Élise me répond : “J’étais comme toi, complètement fissurée de l’intérieur, mélange de paillettes et de larmes. Elle m’a touchée en plein coeur. En parallèle de ça, une autre de mes élèves que j’aidais beaucoup sur sa confiance en elle et son hypersensibilité m’a dit qu’elle n’avait jamais trouvé quelqu’un comme moi, qui sait coacher pour son bien être mais en écoutant ce que nous l’on est. Là, je me suis dit ok, 2ème gros signe”.

À ce moment là précisément, comme si elle manquait de déclics sous le bras, le coach business qui accompagne Élise dans le développement de son activité lui dit "mais tu ne te rends pas compte que c’est ça ta mission de vie. Les cours de danse ne sont que ton outil. Il faut que tu proposes quelque chose à côté pour aider les gens à retrouver l’énergie positive, à se sentir mieux”. Et c’est comme ça qu’Élise décide de démarrer les coachings individuels en se disant que si tout le monde n’allait pas forcément venir à la danse pompom, elle allait pouvoir être là pour tous les gens hypersensibles ou manquant de confiance en eux. “Aujourd’hui, ça marche très bien, il y a une liste d’attente. J’en vis complètement. J’ai gardé les deux activités avec la danse pompom qui permet de prendre confiance en soi grâce à une reconnexion au corps et à côté les accompagnements individuels. Le principe reste le même : aider les gens à être eux-mêmes, à se sentir bien en étant eux, à voir leur hypersensibilité comme un super pouvoir”.

“J’ai envie de parler d’hypersensibilité pour une raison simple : c’est un sujet que je trouve trop dévalorisé. Les hypersensibles ont toujours l’image de choupinous qui pleurent. Dans l’entrepreneuriat typiquement, on a toujours la figure de cette personnalité forte à qui il n’arrive jamais rien, le self made man qui se construit seul sans difficulté”

Du coup, la transition est toute trouvée pour mettre les 2 pieds dans le plat du sujet qu’Élise a choisi d’évoquer avec toute la LVD family : l’hypersensibilité au coeur de son parcours entrepreneurial. “J’ai envie de parler d’hypersensibilité pour une raison simple : c’est un sujet que je trouve trop dévalorisé. Les hypersensibles ont toujours l’image de choupinous qui pleurent. Dans l’entrepreneuriat typiquement, on a toujours la figure de cette personnalité forte à qui il n’arrive jamais rien, le self made man qui se construit seul sans difficulté”. Et clairement, en invitant Élise dans LVD, je savais très bien qu’elle me proposerait ce sujet car c’est son sujet de coeur. Pour moi aussi d’ailleurs, c’est un vrai sujet de coeur. D’ailleurs, je lui avais déjà dédié une newsletter il y a presque un an aujourd’hui “La Vraie Dose 9 : je suis hypersensible et j’entreprends”. Ce n’est de toute évidence, pas un hasard si j’ai choisi d’aborder cette thématique dans les 10 premières lettres alors qu’il y a à peu près 6 kilomètres de sujets possibles liés à l’entrepreneuriat. Mais cette lettre je l’ai aussi rédigée à l’époque où je n’avais pas d’invités (j’abordais seule chaque sujet avant ma crise éditorialo-existentielle que j’évoque notamment dans la lettre “j’ai carrément le droit de donner une nouvelle direction à mon projet”), où ma plume était plus timide, où mes analyses étaient plus en surface (parce que j’avais peur d’écrire trop, d’en dire trop, d’oser trop, enfin… tu vois quoi, c’était un sujet que j’avais envie d’aborder mais peur à la fois). Puis surtout, mon projet avait un an de moins donc ma maturité humano-entrepreneuriale aussi. Alors, j’ai eu un vrai déclic, je me suis dit que j’avais envie de retravailler ce sujet avec quelqu’un d’autre pour donner une vision moins univoque mais aussi avec une profondeur plus assumée. Voilà comment j’en suis donc arrivée à vouloir te présenter Élise et sa réflexion bien aboutie, à 6 kilomètres des évidences sur l’hypersensibilité.

Déjà l’hypersensibilité n’est ni une maladie, ni un défaut. C’est juste un fait, il n’y a pas à avoir de jugement”. En prononçant cette phrase, Élise avait le point serré et je te garantis qu’elle n’était pas loin de se lever au beau milieu du café où l’on t’a mijoté cette newsletter pour le dire encore bien plus fort ! “Un autre point, les hypersensibles dans le monde, c’est 20% de la population, ⅕ ème de la population. C’est une catégorie de personnes qui a besoin qu’on lui propose des choses adaptées, voilà, point barre !” Dans l’entrepreneuriat, je me demande un peu si l’on explose pas les scores mais ça c’est encore un autre débat… est-ce que l’hystérie entrepreneuriale te rend hypersensible ou est-ce que l’entrepreneuriat attire davantage les hypersensibles car ils peuvent mieux s’y épanouir professionnellement ? Un débat sans fin que j’ai déjà facilement eu une dizaine de fois mais une belle question malgré tout.

Il y a plusieurs choses à noter. L’hypersensibilité et l’hyperémotivité sont souvent associées à tort. Les deux sont liées, peuvent cohabiter mais ne veulent pas dire la même chose; L’hyperémotivité,  c’est lorsque tu peux pleurer facilement, tu as des émotions très vives. L’hypersensibilité, c’est aussi cette connexion au sens. Il faut reconnaître que l’un ne va pas sans l’autre, les hypersensibles sont souvent hyperémotifs et hyperempathiques. Les gens ne retiennent que le côté hyperémotif des hypersensible alors que c’est une traduction comme une autre”. Et en effet, notre envie avec Élise, c’est d’aller approfondir les choses beaucoup plus loin que ça, c’est justement ce qu’il manquait un peu dans la 1ère lettre que je t’avais écrite. D’ailleurs, en écoutant Élise, j’ai tellement appris et réalisé certaines choses. Ça peut paraître une évidence mais je me présume une hypersensibilité depuis plus d’un an pourtant c’est seulement en écoutant Élise que j’ai fait le lien avec ce que j’appelle souvent mon “odorat fou”. Idem, sur le côté hyperempathique : je réalise que certaines fois où la rencontre des certaines personnes que je ne sens pas peut me mettre en situation de crise d’angoisse à un lien avec tout ça. Du coup, j’ai hâte aussi de voir comment cette lettre pourra faire écho en toi parce que je crois qu’en se révélant, Élise va nous permettre de se révéler.

Moi même, je suis hypersensible et j’ai réussi à apprivoiser cela comme un super pouvoir. Je veux vraiment que ce soit dynamique. Tu sais, on a toujours cette image de l’hypersensible comme cette pauvre petite chose fragile. Non tu peux être hypersensible et être quelqu’un de très fort, pleurer et être quelqu’un de stable. Ça n’a pas de rapport en fait !” À ce moment là, Élise est toujours en pleine tribune le poing serré. Du coup, j’ai envie d’aller creuser pour savoir ce qu’il se cache derrière cette vision de l’hypersensibilité. J’ai voulu déjà savoir comment elle avait compris qu’elle était hypersensible, quel avait été son cheminement. “Moi ça ne s’est jamais vraiment caché globalement. [rire] Effectivement, il y a l’hyperémotivité qui s’exprime : je peux pleurer devant top chef, devant le foot, devant la pub Ikéa. D’ailleurs je pleure autant de joie que de tristesse”. Là du coup, je me sens moins gênée par mes larmichettes honorant la naissance du dernier bébé panda au zoo de Beauval (alors que je n’ai pas une passion particulière ni pour Beauval ni pour les pandas). “Il y aussi l’hypersensibilité donc des sens, par exemple je suis très sensible à la lumière. L’hypersensibilité peut se jouer dans différents extrêmes, dans mon cas j’ai un fort besoin de luminosité et ça joue sur mon moral, ma créativité, mon sommeil. J’ai un fort rapport au toucher, je suis très tactile, je me suis madame Gaté [ = Calin, c’est Marseille qui parle]. Je supporte très mal les bruits récurrents, les crissements, à tel point que j’ai besoin de mettre des boules Quies © dans le train. Ça c’est pareil, au début je me disais que j’étais vraiment bizarre, que personne ne faisait ça. À un moment, je me suis dit qu’on s’en fichait carrément en fait !”.

“Le 3ème volet de l’hypersensibilité est l’hyperempathie qui est donc la connexion émotionnelle aux autres, à la perception des émotions et à l’interprétation que l’on peut faire. Ça finalement, c’est ce qui me sert le plus aujourd’hui. Je pense que si je suis une bonne coach, encore plus pour les hypersensibles c’est parce que je suis hyper empathique. C’était un défaut dans certaines activités. Les systèmes d’information et les data-centers, ça ne va pas trop avec l’hyperempathie. À la fois, on me disait que mes appels étaient très bons car je savais sourire au téléphone. Mais bon dans le concret opérationnel de mon travail ça me servait à rien voire ça me dévalorisait. Comme je ne comprenais pas à quoi je servais, que je voyais les émotions des gens qui se remettaient aussi en question donc là c’était très compliqué à gérer”. C’est vrai que La Défense entre les jobs ambiance tableur excel et le nombre de trentenaires en crise existentielle au mètre carré, pour un hyperempathique, c’est un petit chouilla challengeant, ne nous le cachons pas. “Tu vois ce qui était un défaut quelque part peut être une super force dans une autre activité. Rien n’est vraiment un défaut ou une qualité, tout dépend de comment tu t’en sers et où. Je dis toujours que l’hypersensibilité est un super pouvoir. D’ailleurs, j’utilise toujours une métaphore, je ne sais pas si elle va parler à tout le monde mais je parle souvent de la série Charmed. Les soeurs Halliwell, au départ, elles ont des superpouvoirs mais elles ne le savent pas, leurs pouvoirs étaient bridés. Bah l’hypersensibilité, c’est un peu un pouvoir bridé par la société. Puis, quand les soeurs Halliwell découvrent un peu leur pouvoirs, c’est un peu le bazar. Moi j’interviens quand les gens ont besoin d’apprendre à se servir de ce pouvoir”.

“Pour que mon hypersensibilité marche comme un super pouvoir dans l’entrepreneuriat, ça passe par accepter qu’on l’est et que ça se cadre. Finalement, maintenant je m’en sers comme un outil pour m’entourer de gens bienveillants et de déceler avec qui ça va passer ou pas mais c’est impossible de savoir à 100% comment les gens vont réagir”.

“J’ai mis du temps à mettre des mots sur mon hypersensibilité. J’étais un peu celle qui est émue pour rien, qui en fait ‘trop’. D’ailleurs, je n’aime pas trop ce mot ‘hypersensible’, ce préfixe hyper en français est assez négatif, dans les exagérations. Pareil pour l’empathie, on me disait que j’en faisais trop avec ma connexion aux autres, ‘ça va tu ne fais pas du social’ “. Quand parfois, on trouve ça rigolo, piquant (oui piquer les gens sur leurs personnalités surtout quand il s’agit de sensibilité, c’est drôle apparemment) de dire que “l’hypersensibilité est à la mode”, je repenserais à la réflexion d’Élise. On entre surtout dans une ère où l’hypersensibilité s’assume et 20% de la population qui s’assume, ça fait du monde quand même.

Finalement, j’ai appris à me connaître, à prendre confiance en moi et à réaliser que mon hypersensibilité c’était sans doute mon meilleur atout même professionnellement”. Du coup, à ce moment là, j’ai envie (toujours pour une certaine curiosité subjective) de comprendre l’impact de l’hypersensibilité d’Élise sur son quotidien d’entrepreneure sur tous les volets que cela peut englober. “Dans ma relation avec mes élèves ou mes coachés, mon hypersensibilité me permet rapidement d’appréhender leur besoin. Dès que t’arrives dans un accompagnement avec moi, je veux toujours connaître ton histoire, ton besoin et donc forcément j’attire aussi des gens qui me ressemblent. Je mets à l’aise. Du coup, les gens se confient très facilement à moi car ils sentent que je ne suis pas dans le jugement mais plutôt dans l’écoute, dans la bienveillance”. Comme justement, on touche du doigt là la relation commerciale, j’ai voulu savoir si Élise voyait son hypersensibilité comme un moyen de sentir les gens, de savoir si elle avait envie de travailler avec eux. “Alors, dans la façon dont je dialogue avec les gens, forcément j’ai mon ressenti, j’ai cette connexion à l’intuition. Mais je dirais que là, c’est une autre couche qui est venue avec l’hypersensibilité. Pour que mon hypersensibilité marche comme un super pouvoir dans l’entrepreneuriat, ça passe par accepter qu’on l’est et que ça se cadre. Finalement, maintenant je m’en sers comme un outil pour m’entourer de gens bienveillants et de déceler avec qui ça va passer ou pas mais c’est impossible de savoir à 100% comment les gens vont réagir”.

Et tu vois, c’est là où je trouve qu’Élise apporte énormément d’aspérités à la réflexion car je restais un peu dans les évidences avec le “l’hypersensibilité permet de mieux sentir les gens c’est trop kikool”. En fait, Élise touche du doigt ici les challenges que représentent l’hypersensibilité pour pas mal d’entrepreneurs en parlant justement de cadre les choses. “Il faut se dire que tu n’as pas à te plier en 4 pour des gens qui ne te respectent pas. Et l’hypersensible a toujours un peu cette tendance à toujours tout donner pour les autres car il est très affecté par ce que l’on va dire de lui ou l’aide qu’il va représenté. Il faut se donner un cadre pour te respecter toi. Sinon l’hypersensible a toujours tendance à dépasser ce qui était convenu au départ”. Encore une fois là, je suis marquée par certaines conversations ici et là où l’entrepreneur en question dépasse complètement le devis, plus par surinvestissement non demandé que par abus de son client. Juste parce qu’on a envie que la satisfaction soit maximale, que le travail soit reconnu à sa plus noble valeur (sachant que l’hypersensible met tellement de lui dans son travail que tout se mélange très vite et nourrit encore plus le surinvestissement).

Le gros challenge pour l’hypersensible est donc de savoir dire non, dire stop. Typiquement, tu vends une prestation, un devis. Quelques semaines plus tard on te demande des services en plus alors qu’ils sont bel et bien facturables en option. Là, l’hypersensible peut être tellement mal à l’aise en étant connecté à la personne en frustration, vise tellement le résultat, qu’il peut commettre des erreurs entrepreneuriales. Si les gens dépassent le cadre, si les gens ne respectent pas la valeur que j’apporte ni mon temps, il faut savoir dire non”. D’ailleurs, on a déjà parlé du défi de savoir dire non au fil l’aventure entrepreneuriale dans La Vraie Dose X avec Zineb. Elle aussi te confiait qu’elle avait en elle ce besoin de toujours faire plaisir aux autres au point de s’oublier. À ce moment précis, l’hypersensible peut complètement écraser les curseurs et mettre en danger le propre amour qu’il a de sa vie entrepreneuriale ou de son projet.  “L’hypersensibilité est un atout qu’il faut savoir maîtriser. Il faut l’appréhender aussi pour savoir quand elle peut nous faire défaut. Il faut poser un cadre pour que l’hypersensible se sente bien dans son activité. Il faut le dire, selon la personnalité que tu as en face de toi, les gens que tu as en face de toi peuvent le sentir et en profiter”.

“Comme tu es hyperempathique, toi tu lis certaines choses entre les lignes, tu as ton interprétation, etc. Donc, on a tendance à croire lorsque l’on est hypersensible, que tout est une évidence, que les autres ont le même ressenti. Ça c’est la première chose à corriger car dans le boulot, les hypersensibles ont tendance à ne pas verbaliser leurs attentes ou leurs frustrations”

Là, justement, à nouveau la réflexion d’Élise fait écho. À ce moment là, je lui parle justement d’une pensée qui me traverse souvent. Lorsque je travaille avec des gens que ce soit pour une interview, un rendez-vous, un accompagnement, j’ai besoin de créer une vraie bulle relationnelle, une façon de travailler bien à moi. Parfois du coup, ça peut créer un amalgame où mon côté amical peut-être compris comme un “Sarah, elle est cool, chill, avec elle, je peux être à l’aise”. Le problème c’est lorsque l’on confond aisance et excès. “Je pense que ça ne pose pas de problème qu’il y ait cette mixité. Une de mes coachées parle de mon coaching comme un coaching de grande soeur. Je suis ni un coaching distancé (comme un psy), ni une copine. Je me place dans ce flou artistique. Ça, ça ne pose pas de problème tant que les gens parlent le même langage que toi. Le tout étant de mettre des mots dessus”.

Et attention, ici nous touchons le saint graal du gros challenge des hypersensibles “Comme tu es hyperempathique, toi tu lis certaines choses entre les lignes, tu as ton interprétation, etc. Donc, on a tendance à croire lorsque l’on est hypersensible, que tout est une évidence, que les autres ont le même ressenti. Ça c’est la première chose à corriger car dans le boulot, les hypersensibles ont tendance à ne pas verbaliser leurs attentes ou leurs frustrations”. Cette phrase est véritablement une révélation. Je pensais sincèrement que le plus gros défi de l’hypersensible était de poser des limites mais en réalité, son plus travail consiste à savoir communiquer avec le “commun des mortels”. Sinon, beaucoup de relations professionnelles peuvent devenir un cauchemar enfermant dans lequel on ne se rend même pas compte des solutions que l’on peut trouver. En face de soi, et on ne le perçoit que trop rarement comme ça, on peut avoir des personnes qui ne voient même pas qu’il y a un problème alors que l’hypersensible développe intérieurement un vrai drama. Comme le disait Élise, il faut vraiment sortir du “nan mais c’est bon, je n’ai pas besoin de l’expliquer, les gens l’ont senti. Nan, toi tu le sens mais eux ne l’ont pas senti, on ne le sait pas en tout cas”.

Pour conclure cette réflexion, j’ai proposé à Élise de se donner un conseil à elle même (j’ai trop de mal avec les conseils donnés aux autres car pour moi, ils font vraiment frétiller beaucoup trop de projections, quand on donne un conseil à quelqu’un, on se le donne toujours à soi) : “Continuer sur ce chemin là, à m’écouter, me faire confiance, faire les choses comme mes valeurs et mes envies profondes me disent de le faire car il n’y a que comme ça que ça marche !”. Je crois que toi et moi (enfin tu me diras), on est bien d’accord pour qu’elle continue à oeuvrer comme ça pour le monde des humains et notamment des humains entrepreneures. Cette Élise est vraiment une créatrice de déclics et de rencontres avec soi sur pattes. Je sais déjà, de par mes discussions avec les entrepreneur-e-s de la LVD family à quel point cette newsletter va résonner et même pour les non hypersensibles. De mon côté, je pourrais refaire une newsletter entière rien que pour expliciter tout ce qu’elle m’a fait réaliser mais je dirais que globalement j’ai très envie d’autres entrepreneurs pour rebondir sur les premières newsletters que j’écrivais seule, que comme chaque interview préalable à la newsletter, elle a branché des choses dans ma tête, que l’hypersensibilité ou tout autre personnalité peut s’exprimer comme jamais dès que l’on devient entrepreneur-e et c’est une belle chose. Bref, je m’arrête de dégouliner juste là et je te dis simplement que tu peux remercier Élise un peu partout sur les internets, par exemple en lui disant coucou sur son site rien qu’à elle, sa page facebook, son profil instagram.ou sa chaîne Youtube bien trop stylée

Élise Pompom Girl invitée de la semaine dans La Vraie Dose

Élise Pompom Girl invitée de la semaine dans La Vraie Dose

🔥LE CHALLENGE DE LA SEMAINE PROPOSÉ PAR ÉLISE : “Être son-sa propre meilleur-e ami-e hypersensible”

 
“Les hypersensibles étant aussi hyper empathiques, souvent ils s’oublient au profit des autres. J’ai créé un exercice (que j’utilise dans mes coachings) pour les aider à mettre leur super pouvoir à leur service : être son BFF [son best friend for ever, meilleur ami]. C’est un processus en plusieurs étapes, l’exercice d’autoempathie que j’ai beaucoup fait pour me sentir mieux.” 

Étape 1 : prendre une feuille et raconter ce qu’il se passe dans ta tête, tout ce qui fait que tu en as marre. Ça s’appelle un “flot de pensée”, tu écris sans te juger ou penser à tes fautes / transitions. Tu écris tel que ça te vient.

Tu laisses un espace au début et à la fin. Une fois que tu auras fini ta séquence d’écriture automatique, tu écriras au début “Mon cher / ma chère puis ton prénom, j’ai besoin de ton avis”. À la fin tu écriras “merci pour ton aide”.

Étape 2 : tu vas te changer les idées, boire un verre, faire un tour puis tu relis cette lettre comme si ton / ta meilleur-e ami-e t’avait écrit. Tu lis ça d’un point de vue extérieur comme si c’était la personne que tu aimes le plus conseiller au monde qui t’avait écrit”.

Tu vas alors lui répondre à l’écrit en lui donnant tes meilleurs conseils !

Étape 3 : tu vas à nouveau faire un petit tour, couper un peu. Puis tu vas lire cette réponse que tu as toi même rédigée comme si ton ami-e t’avait écrit. Tu vas découvrir tes/ses conseils et les appliquer le mieux possible comme si c’était le meilleur conseil jamais reçu.

 

💖 LA VRAIE PÉPITE DE LA SEMAINE 💖

La Vraie Pépite d'Élise, qui a changé son aventure entrepreneuriale, c'est un livre La semaine de 4 heures de Tim Ferriss

Pourquoi cette pépite ? 

“Ça te montre que l’on peut faire les choses différemment, à sa façon. C’est aussi un livre plein de bon conseils sur tous les plans : sur le mental, sur l’organisation, sur l’entrepreneuriat et notamment sur le fait de développer un business qui est au service de ta vie et non l’inverse ! Ce n’est pas à appliquer comme ça (il y a évidemment du recul à prendre), c’est à appréhender étape par étape ! J’y reviens régulièrement, ça a posé les fondements de mon entreprise. C’est une pépite que tous les entrepreneurs devraient avoir lu !”.


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Sarah François