[LVD 54] "Ma meilleure ressource pour entreprendre ? Mon intuition !" - Coralie - Studio Coralie Casanova

La Vraie Dose 54 : Ma meilleure ressource pour entreprendre ? L’intuition !

La Vraie Dose 54 : Ma meilleure ressource pour entreprendre ? L’intuition !

“Je suis assez combative, tout ce que j’ai, je me suis battue pour l’avoir. Et en parallèle, j’ai l’impression d’être toujours envahie par le doute. Je me remets en question tout le temps, sur tout ce que je fais” 

Allez, après un arrêt par la case “monologue & larmichettes” la semaine dernière (référence à la précédente newsletter que je t’ai rédigée en solitaire “Lettre ouverte à la LVD family : La Vraie Dose a un an aujourd’hui”), on repart sur notre lancée de rencontres entrepreneuriales. Aujourd’hui, je frétille donc de te faire découvrir Coralie. Déjà car je sais à quel point certains épisodes de la newsletters ont compté dans son cheminement entrepreneurial(oui quand elle m’a dit ça j’ai un peu chouiné, positivement j’entends). Ensuite, car elle est un véritable pilier de la LVD family, elle a même accueilli le 1er apéro des contributeurs mensuels. C’est te dire à quel point elle se présente à toi avec coeur et authenticité. Alors, je savais fermement qu’elle te choisirait un sujet qui doit résonner. Et ça n’a pas loupé. 5 jours après notre conversation, elle me fait encore beaucoup réfléchir et j’adore ça. J’espère que tu ressentiras la même chose.

Voilà maintenant que les violons ont chanté, je vais lui laisser le micro pour qu’elle se présente à toi (toujours en terme de personnalité, le projet on verra après). “J’ai une personnalité paradoxale. Je suis très indépendante. Ce n’est pas pour rien que je me suis lancée à mon compte. Mais en parallèle, j’ai besoin de beaucoup beaucoup d’amour” (double beaucoup, Coralie m’a partagé à quel point elle n'était jamais un peu ceci ou un peu cela mais beaucoup à peu près tout). À chaque newsletter on se fait la réflexion : si nos personnalités ne nous challengeaient pas avec de belles contradictions bien inattendues, on s’ennuierait presque ! Coralie jongle entre ces morceaux un peu disparates qui font son entièreté “Je suis assez combative, tout ce que j’ai, je me suis battue pour l’avoir. Et en parallèle, j’ai l’impression d’être toujours envahie par le doute. Je me remets en question tout le temps, sur tout ce que je fais”. Ceci est-il le portrait robot de l’entrepreneur ? Oui, réponse A ou Oui, réponse B ?!

Maintenant que l’on commence à un peu mieux cerner Coralie dans toutes ses sensibilités et contradictions, allons-y pour son parcours (ou comment une personnalité fait des chocapics dans le monde professionalo-étudiant). “J’ai commencé par des études d’Arts Appliqués, des études d’architecture. À la sortie de mes études, je me suis orientée vers les secteurs du retail et du luxe. J’ai travaillé pour des marques dans tout ce qui était design d’intérieur, événementiel, expérience client.” Et là tu te dis, oui bon jusqu’ici, l'enchaînement des évènements était plutôt prévisible, où est donc la dame radicale ? Attends, ça vient : “Après 4 ans à travailler pour des marques, j’ai décidé de me mettre à mon compte pour travailler selon ma méthode, mes valeurs et aussi pour changer d’univers. Le milieu du luxe n’était pas quelque chose qui me correspondait foncièrement, il y a pas mal de choses dans lesquelles je ne me reconnaissais pas. J’ai besoin de bosser par passion et aussi de bosser comme je l’entends !”. Là, niveau sensibilité et radicalité, on est mieux ! “Lorsque j’ai démarré mes études d’archi, je savais qu’un jour je me mettrai à mon compte. Quand tu es créateur, ça te motive de te dire qu’un jour tu construiras quelque chose qui te seras propre, de ne pas tout le temps suivre”.

Coralie, l’entrepreneure de la vraie vie invitée de La Vraie Dose 54 est Coralie Casanova, créatrice de son propre studio d’architecture d’intérieur et de design

Coralie, l’entrepreneure de la vraie vie invitée de La Vraie Dose 54 est Coralie Casanova, créatrice de son propre studio d’architecture d’intérieur et de design

“Cette année j’ai eu l’impression de tester plein de trucs, ça marchait bien, mais il y avait quelque chose qui me manquait. Mon intuition me disait c’est bien, ça marche mais ce n’est pas encore ça. Du coup la V2, c’est finalement de faire évoluer cette période de ‘je me lance à mon compte’ en ‘nan mais j’assume vraiment mon studio de création un peu pluridisciplinaire’.”

Du coup, pour mieux comprendre l’esprit fougueusement créatif de Coralie et pour bien planter le décor, j’ai juste voulu revenir aux bases en lui posant ces deux questions : qu’est ce que le design concrètement ? Et le travail du designer ? Parce que pour moi un designer c’est soit quelqu’un qui fait des meubles presque artistiques directement livrés dans les plus beaux lofts ou alors quelqu’un qui fait du design sur le web pour rendre les sites et les applis aussi canons qu’ergonimiques. Donc, je ne sais pas ce que t’en penses mais je ne dis pas non à plus de précision. “Tu as plein de sortes de design mais le design, c’est presque une méthode en fait pour challenger les choses, faire avancer les pratiques, proposer aux utilisateurs des choses inattendues mais qui répondent à leurs besoins. Pour moi, le designer a une grande responsabilité, le design ce n’est pas que de l’esthétique mais c’est proposer de nouvelles choses qui sont en cohérence avec l’évolution de la société. Le designer ne peut plus se permettre de dessiner une chaise en changeant 3 matériaux et en y mettant une jolie ligne.”. Donc en gros le designer, qu’il dessine un objet, un outil numérique ou même une expérience, il est là pour rencontrer l’utilisateur, le mettre à l’aise, régaler autant ses yeux que ses besoins.

“Donc voilà c’est un peu ce pourquoi je me bats et ce pourquoi je crée mon projet entrepreneurial V2”. La fameuse version 2 du projet, ce moment où tu t’autorises à gommer parfois un très gros morceau de ce que tu as conçu en tant qu’entrepreneur-e pour entreprendre davantage à ta façon, ne plus entreprendre pour entreprendre, mais pour entreprendre ton projet (record du monde de la présence du mot “entreprendre dans une phrase). On en a d’ailleurs pas mal discuté dans une précédente newsletter qui a fortement marqué Coralie, LVD 43 “J’ai complètement le droit de donner une nouvelle direction à mon projet” avec Caroline. “La V1 de mon projet entrepreneurial a été de quitter mon CDI que j’avais dans une grande entreprise. Au bout d’un an et demi, j’avais l’impression de tourner en rond. Je me disais qu’il fallait que je me mette à mon compte.”. Passée la 1ère année d’éclate et de challenge, Coralie a senti le vent tourner, sa fougue s’endormir un peu. Tout le monde n’était bien entendu pas du même avis (le fameux désaccord classique lorsque tu décides de t’égarer de la meute) : “mon ancien boss a vécu mon départ comme une trahison en me parlant de suicide professionnel pour le fait de me mettre à mon compte, que j’avais plein de choses à encore.”. Juste une question : objectivement, est-ce qu’il n’y a pas une personne sur terre qui a encore beaucoup à apprendre ?

En juin 2018, je me suis lancée en autoentrepreneure à mon compte en me disant que la 1ère année, j’allais essayer de récupérer des projets qui me paraissent bien et sur lesquels j’avais envie de bosser.”. Donc globalement une version 1 que l’on connait bien et qui est donc quelque chose proche du “allez j’y vais, j’essaie”. “J’ai eu très vite des missions car j’ai relancé mes contacts. J’ai eu des missions via une agence que j’aime beaucoup et puis des projets en perso comme des rénovations d’appartement ou de design pour des marques” (elle a par exemple collaboré avec une très jolie marque de la LVD family “L’Atelier Gabrielle, une marque fondée par Céline, l’un de mes premiers café entrepreneures).

“Cette année j’ai eu l’impression de tester plein de trucs, ça marchait bien, mais il y avait quelque chose qui me manquait. Mon intuition me disait c’est bien, ça marche mais ce n’est pas encore ça. Du coup la V2, c’est finalement de faire évoluer cette période de ‘je me lance à mon compte’ en ‘nan mais j’assume vraiment mon studio de création un peu pluridisciplinaire’. Ça va être un studio de création, une marque de mobilier et un magazine un peu lifestyle. Le projet V2 est un projet hybride qui matche les champs d’action sur lesquels moi en tant que designer j’ai envie d’avoir un impact. L’impact que je veux avoir, je le vois avant tout environnemental. Je veux vraiment créer un design responsable”. Est-ce que tu sais ce que je vais dire là ? Est-ce qu’on ne serait pas encore sur une entrepreneure qui assume vraiment sa personnalité au coeur de son projet ? Qui trouve enfin son alignement humano-entrepreneurial (entre elle et son projet quoi) en osant faire sadifférence ? Voilà, je pose ça là !

“Depuis que je suis à mon compte, j’ai appris à me dire que j’avais une intuition assez forte. Les choix de l’intuition sont les résultats de ta personnalité et de tes expériences. Pas de ce que les autres projettent sur toi. Une fois que t’as dit ça, tu réalises qu’en effet, il faudrait que tu t’écoutes un peu plus”

Maintenant qu’on a bien reparcouru tout le chemin humano-entrepreneurial de Coralie, allons-y pour la thématique de notre newsletter du jour. Moi, j’ai choisi Coralie pour l’ensemble de son oeuvre mais je n’avais pas de sujet précis en tête, c’est elle qui a trouvé un sujet très parlant à ses yeux. “Le sujet que j’ai décidé d’aborder est : l’intuition et l’entrepreneuriat. J’ai choisi d’aborder ce thème parce que dans mon parcours personnel, scolaire, entrepreneurial, je me suis aperçue que les choses qui m’avait amenée le plus de positif, faite grandir, étaient des choix que j’avais fait en écoutant mon intuition. Pas du tout en y mettant les raisons les plus raisonnables du monde sur la table”. Comme dirait l’autre, l’entrepreneuriat a des raisons que la raison ignore (faut qu’on se la garde celle-ci).

Si finalement Coralie a choisi cette thématique de l’intuition, ce n’est pas par hasard, elle est ancrée en elle bien au delà de l’entrepreneuriat. “J’ai choisi un lycée qui était un lycée agricole avec une option écologie. C’était un lycée sur dossier, l’écologie ça me disait bien. Je n’avais aucun plan de carrière, je disais simplement à mes parents que je serai mieux là. Ça a été un moment où j’ai pu vraiment grandir, assumer mes choix”. C’est que le muscle de l’humaine intuitive ça se travaille, et ce bien avant le début de l’aventure entrepreneurial (le couplet sur tout le vécu qui dessine l’aventure entrepreneurial, tu veux ou pas ?).

“Après un BAC S obtenu avec la mention très bien, la famille éloignée s’est tout de suite mêlée de ce qui ne la regardait pas. Moi je m’étais tout de suite inscrite en Arts Appliquées car j’avais envie de faire un truc créa. Tout le monde s’est mit à me dire ‘mais ça ne va pas’, ‘mais fais Sciences-Po’, ‘mais fais une prépa’ et moi je disais ‘bah nan’”. Et oui, l’orchestre de tonton Jean-Mi n’apparait pas dans ta vie lorsque tu décides d’entreprendre et qu’il se dit qu’il est de bon ton de refaire ton business plan entre deux morceaux de Brie. Non, il prodigue sur toi ses conseils non sollicités et très mal éclairés dès ta quête d’orientation scolaire. En parallèle de toi qui développe ton muscle de l’intuition, il développe son muscle de la lourdeur. Petite pensée chaleureuse pour l’amie d’amie de Coralie qui avait tenu à aller chercher un ami à elle (du coup si tu suis bien on parle donc d’un ami d’amie d’amie) qui était lui même en école d’archi pour lui dire “nan mais ne fais pas de l’archi, c’est bouché, c’est un milieu dur”. “Sauf que moi c’est que je voulais faire”. Ça c’est dit. Et spoiler Alert : elle a bien fait d’y croire.

“Quand j’ai quitté mes postes salariés ça a été l’intuition à fond. La raison aurait voulu que je continue. J’avais de belles opportunités mais je me disais qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas, que je ne le sentais pas”. Dans le monde professionnel, Coralie ne s’est pas fait prier pour exercer ses pouvoirs d’intuition bien à elle, histoire de se laisser guider vers son bon chemin, toujours bien à elle. “Depuis que je suis à mon compte, j’ai appris à me dire que j’avais une intuition assez forte (et je pense que l’on a tous une intuition assez forte). Ton intuition, ce sont les choix que l’on te susurre à l’oreille par rapport à ton vécu. Du coup, ça ne peut être que bon pour toi. Les choix de l’intuition sont les résultats de ta personnalité et de tes expériences. Pas de ce que les autres projettent sur toi. Une fois que t’as dit ça, tu réalises qu’en effet, il faudrait que tu t’écoutes un peu plus”. Peut-être qu’en voyant le sujet du jour, tu as trouvé tout ça un peu lointain, un peu “kikou on est dans les étoiles, on sort des grosses punchlines dégoulinantes de bons sentiments”. Et en fait, il n’y a rien de plus terre à terre, on parle juste de s’écouter soi même pour faire les bons choix en tant qu’entrepreneur-e. Tout simplement car nos projets viennent de nous alors les bonnes réponses sont très potentiellement en nous. “Le projet V2, je l’ai clairement assumé petit à petit en faisant confiance à mon intuition. Je me suis dit que jusqu’à maintenant, mon intuition avait toujours était de mon côté alors il fallait y aller”.

“Le financier, au tout début de l’aventure, a vraiment pris le pas sur le reste, y compris sur l’intuition. Mais je pense que dans le fond t’as besoin d’expérimenter tout ça pour t’en rendre compte. T’as besoin de te prendre un peu des murs parfois pour te dire ‘ah oui en effet’ “

”Les projets que je prends, j’essaie de dire oui ou de dire non en fonction de mon intuition. Les projets où je ne le sentais pas trop, où j’avais envie de dire non mais auxquels j’ai finalement dit oui, ça s’est mal passé”. Encore une fois, rien de lunaire là dedans, il s’agit juste de bien analyser notre environnement. Oser dire non c’est avant tout entreprendre de façon plus productive et efficace. C’est exactement ce dont on parlait dans La Vraie Dose 47 avec Zineb “L’entrepreneuriat m’a appris à dire non” : dire oui à ce que nous fait vibrer et non à ce qui nous fait vraiment pas vibrer, c’est avant tout gagner du temps, de l’énergie et de la longévité entrepreneuriale.“J’essaie maintenant de gagner du temps en faisant confiance à mon intuition”.

Après, entendons-nous bien, l’intuition est en nous, là, programmée depuis le départ. Mais pour bien capter tout ce qu’elle nous dit, faut s'entraîner. C’est que l’entrepreneur est bien connu pour se faire confiance. Nan je rigole ! “Au début, j’ai laissé mon intuition complètement de côté, dans les premiers mois je dirais, un peu sous le stress et la pression financière.” On ne va pas le cacher, les principaux grands rivaux de l’intuition entrepreneuriale sont quand même (par ordre d’apparition ?) : la pression que l’aventure entrepreneuriale ne prenne pas, le temps qui passe sans trop de résultats visibles ou encore le compte bancaire qui pleure du sang. Donc je te propose quelque chose : écoute ton intuition dès que tu peux. Parfois on peut plus tôt qu’on ne le pense sans trop le réaliser. Parce qu’un client qui pointe le bout de son nez, ça veut aussi dire que d’autres peuvent débarquer. “Le financier, au tout début de l’aventure, a vraiment pris le pas sur le reste, y compris sur l’intuition. Mais je pense que dans le fond t’as besoin d’expérimenter tout ça pour t’en rendre compte. T’as besoin de te prendre un peu des murs parfois pour te dire ‘ah oui en effet’ “. Donc même si là tout de suite, t’as pas trop envie d’écouter ton intuition parce qu’il y a aussi la money money tu vois, t’en retireras des choses pertinentes. C’est peut-être même par ce chemin sinueux mais stimulant qu’il faut passer pour se réconcilier avec son intuition.

“Il y a une première boîte avec laquelle j’ai bossée, ça ne s’est pas très bien passé. Sur le papier, ça pouvait objectivement être jugé comme bien. Mon intuition me disait ‘ça a l’air d’être mal géré’. En effet, j’ai dit oui quand même et ça a été une cata émotionnelle. Je suis très sensible et quand quelque chose se passe mal, je le prends très personnellement. Mon intuition m’aide à me blinder là dessus, à me dire que si j’ai dit oui, c’est que je sais que je peux le gérer.”. Parce que finalement, on pourrait avoir pas mal de clichés sur l’intuition, se dire que c’est un machin qui va forcément nous propulser vers des trucs hyper lointains, hyper fous, hyper audacieux. Et en fait l’intuition, elle est aussi là pour nous amener vers des contrats, des partenariats épanouissants dans lesquels on se sentira vraiment bien.

“L’intuition, ça n’a rien d’un don de médium. On a tous un vécu avant d’être entrepreneur. Ce vécu est justement matérialisé par l’intuition”

Du coup, à ce moment là de la conversation, j’ai quand même décidé de partir dans un délire philosophico-philosophique en posant une question à Coralie : “est-ce que lors de ces moments où tu es allée contre ton intuition, tu penses que ça s’est mal passé parce que tu n’as pas écouté ton intuition ou parce qu’au fond de toi tu savais déjà très bien que tu n’écoutais pas ton intuition ?”. Je sais, il faut suivre, mais en gros je me demande si, lorsque t’es entrepreneur et que tu te loupes niveau intuition, ça vient plus d’un manque d’écoute de soi ou d’un espèce de déni qui fait que tu vas contre toi, que tu le sais et que donc tu vas en quelque sorte tout faire à l’envers pour te prouver que tu aurais dû t’écouter (te dire à toi même “tu vois je te l’avais bien dit, la prochaine fois tu t’écouteras”). “Quand tu n’écoutes pas ton intuition, tu joues contre toi et donc tu pars déjà avec des biais négatifs”. Je me demande si vraiment dans l’entrepreneuriat, il n’y a pas un petit côté où soit tu fais équipe avec l’intuition, soit tu joues contre ton camp mais tu le sais très bien et tu t’autosabotes”.

Du coup, c’est là où tu te rends compte que, malgré leur génie incontesté, les entrepreneurs qui écoutent bien leur intuition, ça n’a rien d'ésotérique. “L’intuition, ça n’a rien d’un don de médium. On a tous un vécu avant d’être entrepreneur. Ce vécu est justement matérialisé par l’intuition”. S’écouter en tant qu’entrepreneur-e, c’est avant tout écouter ses expériences. “Mon intuition, je la vois beaucoup avec mes missions client. J’ai une expérience assez forte de travail collaboratif avec des fabricants, avec des clients, avec d’autres équipes. Du coup, je pense que j’ai aussi accumulé plein de situation que l’intuition me ressort et me reprend comme exemple pour me dire de faire attention”.

Avec Coralie, on a finalement réalisé que l’intuition, encore une fois n'avait rien à voir avec une divine clairvoyance mais de la mémoire tout simplement. “L’intuition est une mémoire inconsciente”. Et c’est peut être là la différence entre instinct et intuition.Par abus de langage, on confond souvent les deux alors que l’intuition a quelque chose de très intellectuel (j’avais dit que ça ne partirait pas en philo mais là je me sens quand même me parer des habits de lumière de mon prof de terminale).. “Je me suis un peu renseignée, toutes les espèces ont de l’instinct. L’instinct de survie par exemple est quelque chose de très primaire. L’intuition, même si on dit que c’est quelque chose de pas rationnel, elle vient de ton cerveau, de celui qui emmagasine tes expériences.”.L’instinct répond à tes besoins primaires, au bas de la pyramide de Maslow alors que l’intuition est en haut de la pyramide, là où il ne s’agit plus de survivre mais de vivre passionnément. “L’intuition elle brille carrément au dessus de la pyramide”.

“Fais-toi confiance, écoute-toi, arrête de te comparer, de lutter. Ton intuition te mènera là où tu veux aller. On a tous un parcours différent, ça ne sert à rien de vouloir se calquer. L’intuition, là où est sa force, c’est que si tu t’écoutes, tu iras là où toi tu as envie d’aller, là où toi tu as de la valeur. Ça ne sert à rien de s’identifier au cheminement des autres.”

Avec Coralie, on a essayé pour conclure cette discussion de se demander si l’intuition pouvait parfois avoir tort. “Là je n’arrive pas à trouver d’exemples lors desquels mon intuition à tort. Peut-être que c’est parce que l’intuition n’a pas vraiment tort ? Ça va avec ce que tu disais tout à l’heure, finalement tu t'autoconvaincs. Ton intuition est là pour te fournir un schéma de pensée qui te donne une certaine force. T’y crois tellement fort que ça marche !”. Là je me suis fait cette réflexion : finalement ton intuition, c’est un peu ton avocate face à toi même. Elle est en charge de t’inciter à écouter les étincelles qui frétillent et disent “foooonce”. À la fin de cette conversation on ne sait toujours pas vraiment si notre intuition a plein de bonnes réponses à donner grâce à nos expériences avant et pendant l’entrepreneuriat ou si au contraire on lui fait un peu donner les réponses qui nous font le plus vibrer. Ce qui est certain c’est que cela nous a l’air bien plus productif de faire équipe avec elle !

La meilleure réponse à ce gros questionnement est sans doute le conseil que Coralie aimerait se donner à son “elle du passé”, celui d’il y a quelques mois lorsqu’elle s’est lancée dans l’entrepreneuriat : “Fais-toi confiance, écoute-toi, arrête de te comparer, de lutter. Ton intuition te mènera là où tu veux aller. On a tous un parcours différent, ça ne sert à rien de vouloir se calquer. L’intuition, là où est sa force, c’est que si tu t’écoutes, tu iras là où toi tu as envie d’aller, là où toi tu as de la valeur. Ça ne sert à rien de s’identifier au cheminement des autres.”. Et pour la route, Coralie et moi, on a réalisé que l’intuition c’était peut-être un super outil pour survivre à un drame de l’entrepreneuriat : le fait de se comparer à tous les autres entrepreneurs de la terre (qui ont l’air vachement plus fort forcément) en osant dessiner son propre parcours, celui qui va forcément nous plaire à nous. L’exercice d’une vie certes mais clairement un sacré point d’accroche mais peut-être que s’assumer est un joli point de départ pour moins s’auto flageler ?

C’est sur ce questionnement qui prendrait bien 10 vies entrepreneuriales à résoudre que je te propose de dire un immense merci à Coralie pour sa venue dans La Vraie Dose. Déjà car je sais qu’elle avait coeur de te proposer une vraie et riche réflexion, qu’elle avait envie que cette newsletter compte autant pour toi que certaines vraies doses qui ont joué un rôle pour son doux coeur d’entrepreneure. Et puis pour le personnage dans son ensemble, pour le choix de ce beau sujet ou pour cet art d’oser dire qu’il y a des grosses hésitations qui ont donné lieu à de beaux apprentissages (c’est mielleux mais c’est vrai), je te propose qu’on lui envoie une montagne de love entrepreneurial ! Tu peux aller lui faire coucou sur son site internet ou sur son Instagram ! Elle nous a promis que la V2 de son aventure entrepreneuriale allait arriver très vite alors à mon avis ça vaut le coup de la suivre. PS : Si Coralie t’a envoyé de vraies bonnes ondes et que tu connais quelqu’un qui connait quelqu’un, elle recherche un-e stagiaire (rémunéré-e / gratifié-e précisons-le) en architecture d’intérieur / design ! Allez, la LVD family n’est pas à l’abris de produire un nouveau miracle.

🔥LE CHALLENGE DE LA SEMAINE PROPOSÉ PAR CORALIE : "Dessiner le portrait chinois de ton entreprise" 

“Ça parait un peu classique mais moi ça m’a énormément aidée, notamment pour mon plan d’affaire, à identifier les valeurs, la vision et les objectifs !”. En fait, je suis juste trop heureuse que Coralie te propose cet exercice car je l’adore plus que tout. D’ailleurs je suis quasi sûre de l’avoir proposé en challenge à l’époque où je créais ces newsletters en solitaire. Tout simplement car je crois que nos projets ont clairement une personnalité (Le projet entrepreneurial est-il une personne ? Vous avez 4h !) et que pour mieux l’appréhender, l’écouter, il faut la connaître. Finalement, une bonne façon de t’enticher de ton intuition entrepreneuriale est peut-être de formaliser intensément tout ce que pourrait ressentir ton projet s'il était lui même une personne ? 

Voici les questions que Coralie te propose :

Si ton projet était une ville ?

Si ton projet était une couleur ?

Si ton projet était un lieu / un espace ?

Si tu étais une personnalité connue ?

Si ton entreprise était un moment ?

Le plus important n’est pas forcément la réponse que tu vas donner mais la justification que tu vas offrir.

💖 LA VRAIE PÉPITE DE LA SEMAINE 💖

La Vraie Pépite de Coralie, qui a changé son aventure entrepreneuriale, c'est un Blog : The Octopus, blog design proposé par l'agence de design Ideo

Pourquoi cette pépite ? 

“Les podcasts que j’écoute ou les livres que je lis sont assez classiques. J’ai voulu proposer quelque chose de plus original, en lien avec le design”. C'est ainsi que Coralie a dégoté une pépite grâce à laquelle elle a pu puiser force et inspiration tout au long de son aventure. “C’est un blog que j’aime beaucoup, les articles sont assez courts, synthétiques”. Ce blog communautaire parle de créativité, du design, de l'art, de l'entrepreneuriat sous le prisme de l'impact, des démarches à contre courant. “Ce blog me rassure un peu car il me permet de me dire : regarde voilà des choses qui sortent du cadre et c’est très positif alors fais-toi confiance !”.

Bon, avec tout ça, ça ne te dirait pas de recevoir ta vraie dose hedbo d’énergie entrepreneuriale directement dans ta boite mail chaque lundi ? Histoire de prendre confiance en ton génie d’entrepreneur (et de déculpabiliser un max) quoi !


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Sarah François