[LVD 53] "Lettre ouverte à la LVD family : La Vraie Dose a un an aujourd'hui !"

La Vraie Dose 53 “Lettre ouverte à la LVD family : La Vraie Dose a un an aujourd’hui !”

La Vraie Dose 53 “Lettre ouverte à la LVD family : La Vraie Dose a un an aujourd’hui !”

“Une année passée à défendre La Vraie Dose, une année à comprendre qui est mon projet et quelles sont ses revendications. Une année à me chercher en tant qu’entrepreneure, à oser assumer mes convictions, écouter mon instinct, me faire confiance, comprendre que ça a quand même un peu de valeur ce que je fais bon sang (je me laisse des notes à mon moi du futur au passage).” 

Bon ben voilà, on y est, il y a un an aujourd’hui j’envoyais la toute première newsletter de La Vraie Dose. Le 1er jour du reste de ma vie entrepreneuriale (là comme ça sonne un peu pompeux mais ne t’en fais pas ça va détendre après… et ça risque de chouiner aussi, tu me connais). Une année passée à défendre La Vraie Dose, une année à comprendre qui est mon projet et quelles sont ses revendications. Une année à me chercher en tant qu’entrepreneure, à oser assumer mes convictions, écouter mon instinct, me faire confiance, comprendre que ça a quand même un peu de valeur ce que je fais bon sang (je me laisse des notes à mon moi du futur au passage). Une année aussi à en baver sur le modèle économique(coucou moi je suis le genre de personnes qui lance un média gratuit sur internet pour réunir une communauté qui s’aime - signé la présidente de l’entrepreneuriat bisounours).

Alors, j’ai eu envie de t’écrire une lettre (je suis déjà en train de pleurer c’est infernal, je m’insupporte, je te dis) parce que tu fais partie de la LVD family et donc parce que d’une façon ou d’une autre tu as soutenu La Vraie Dose et sa première employée (moi même) moralement, logistiquement, socialement, économiquement, etc. Parce que tu es dans cette merveilleuse aventure humaine qu’est l’entrepreneuriat (*prendre la voix d’un-e candidat-e de téléréalité qui vient de plonger dans une marre de boue mais veut se donner un genre devant la caméra*) ou parce qu’elle et toi vous vous regardez de très près et que je sais que t’as envie que je partage la vraie histoire avec toi. Je te rassure tout de suite, je ne vais pas te faire la liste des 10 choses que j’ai apprises en un an d’entrepreneuriat. Déjà parce que ça a fait un peu plus d’un an, j’ai une autre vie entrepreneuriale avant LVD. Ensuite parce que si j’en avais appris que 10, je me serais sérieusement ennuyée. Enfin car cet article a déjà été pondu par bien trop de gens sur les internets et que même si j’ai fait une école de commerce (on a tous nos casseroles - humour), je suis pas un jeune startupper de 25 ans en recherche de levée de fonds, oui j’ai volontairement utilisé le masculin car ce n’est pas à la mode de levée des fonds quand on est une fille d’après les stats (oulalilou en plus elle est subversive quand elle souffle les bougies celle-ci).

Nan, je voulais juste revivre avec toi les grandes lignes de cette 1ère année, de façon subjective et émotionnelle tu me connais, tout en y mettant un fond d’apprentissage quand même. Tout ça pour te dire que j’ai encore une sacrée route à parcourir mais qu’il faut quand même aussi être content du chemin parcouru. Surtout parce qu’en tant qu’humaine entrepreneure (double vie pour deux fois plus de challenges) j’ai quand même déployé mes ailes alors que vraiment je ne sors pas de la fabrique des entrepreneurs super forts, en partie parce que j’ai appris sur moi et en partie aussi parce que j’ai rencontré d’autres humains qui m’ont donné de la force (mieux connus sous le nom de la LVD family). Du coup comme je crois au karma, j’y vais moi aussi. Alors que ça te fasse rire ou que ça t’inspire, souviens toi qu’on est de toute façon dans la même galère donc donnons-nous la main.

“Alors ce dimanche soir, toutes les planètes s’alignent dans ma tête j’ai cette idée qui me vient : et si moi je créais un média sur l’entrepreneuriat ? Un truc à ma sauce, un truc où j’assume d’être une bébé entrepreneure, un truc où je parle de mes bébés angoisses et de mes bébés victoires ?”

Tout commence aux alentours du 8 avril, nous sommes dimanche soir (bienvenue dans les contes des entrepreneurs à la fougue entrepreneuriale dormante), je viens de planter un projet entrepreneurial en beauté et je cherche donc un si doux emploi salarié. On ne va pas passer par 4 chemins, je viens de passer 6 mois à me débattre en voulant créer une plateforme collaborative pour aider les gens (déjà quand la cible de ton projet, ce sont “les gens”, c’est pas facile tu vois) à se créer un réseau professionnel qui fait la différence. Le constat de base : le réseautage c’est un truc ennuyeux à mourir où tout le monde se distribue des cartes de visite tels des pains chocos pour se déculpabiliser mais où il ne se résulte jamais rien de bien après les papouilles sur Linkedin. Alors, je me suis dit, tiens et si je créais une plateforme pour inciter les gens à oser prendre le temps d’aller se rencontrer autour d’un skype ou d’un café pour s’entraider (c’était un peu l’ancêtre des cafés entrepreneurs finalement - oui parce qu’en plus après j’ai compris que ce 1er projet c’était la version 1 de LVD aussi, encore une autre histoire).

Le problème (si encore il n’y en avait eu qu’un) se trouvait sur l'exécution : 2 mois passés sous mon plaid à perfectionner le site de préinscription à la plateforme parce que j’avais les pétoches de le montrer au monde (oui parce que je n’avais même pas encore trouvé une solution pour développer l’appli mais bien entendu le monde m’attendait au tournant), une incapacité chronique à pitcher un peu correctement mon projet, une association avec une autre humaine entrepreneure qui avait des airs de titanic, mes économies plantées et un emprunt entamé sur le dos, etc. Bref on n’était pas au max et je ne te raconte même pas le sentiment de solitude. En 6 mois je n’avais rencontré aucun entrepreneur (en dehors de ceux que j’avais croisé au salon des entrepreneurs sans oser leur parler entre 2 regards glissés vers mon portable pour faire semblant de lire mes textos imaginaires et être sûre que personne n’allait me parler, je veux dire), je me sentais seule dans mon bureau et dans ma tête. Les seuls contacts que j’avais avec la planète entrepreneurs étaient les gentils gens qui passaient dans les podcasts de motivation / d’entrepreneuriat / de “ouais nan mais c’est avant tout une question de mindset de la startüüüp you konw enfin tu vois, sorry je perds mon French depuis que je bosse dans un espace de coworking à 8000€ par jour”. Résultat je me sentais un peu hors jeu et je me suis juste dit que j’allais m’arrêter là, que je n’étais pas faite pour ça.

Un soir alors que j’avais bien bien bien avancé dans un processus de recrutement pour rejoindre une startup (d’ailleurs j’en profite pour m’excuser auprès de toutes les entreprises qui ont pris le temps de lire mes CV pendant toutes mes crises entrepreneuriales trimestrielles durant lesquelles j’ai voulu reprendre un job "parce que voilà"), je me dis que même sur le côté retour au salariat, il n’y a rien. Comment tu dis que t’as vécu l’aventure entrepreneuriale mais que ça n’a pas marché comme tu voulais mais que t’as quand même appris des trucs ? Aucun média n’en parle alors que pourtant des médias sur l’entrepreneuriat y’en a bientôt plus que sur l’actualité : podcasts, newsletters, webzines, chaînes youtube, etc.T’as perdu tant pis pour toi tu ne deviendras pas une rockstar des entrepreneuriats bisous. Alors ce dimanche soir (oui 4 paragraphes plus tard, j’ai bien conscience que je suis plus partie pour écrire un livre qu’une newsletter), toutes les planètes s’alignent dans ma tête j’ai cette idée qui me vient : et si moi je créais un média sur l’entrepreneuriat ? Un truc à ma sauce, un truc où j’assume d’être une bébé entrepreneure, un truc où je parle de mes bébés angoisses et de mes bébés victoires ? Et même qu’après on pourrait se réunir avec d’autres bébés ? J’avais envie de dire les vrais trucs, d’ouvrir mon coeur, d’oser dire que moi mon plus gros problème dans ma vie d’entrepreneure c’était de sortir mon projet sans mourir de peur ou de gérer les questions reloues entre le fromage et le dessert par tonton Jean-Mi alias le génie des business models (en dehors de son activité de salarié en entreprise qui n’a jamais entrepris justement).

Et là en une soirée tout me vient à l’esprit : le nom (La Vraie Dose au cas où tu n’aurais pas suivi), le format (la newsletter au cas où tu ne saurais toujours pas très au courant de ce que tu fais actuellement), la ligne éditoriale (là je précise : l’entrepreneuriat sous le prisme du parler vrai, des débuts, des rires, de l’émotion, des parcours de vie, de la pluralité des humains, projets et ambitions, etc). Bref, le lundi matin, quand je me suis vue serrer les dents devant mon mur blanc à me dire par quel bout fallait que je prenne mon projet (et par quel bout fallait que je me prenne moi entrepreneure paniquée par à peu près tout), je n’avais pas envie que d’autres copains entrepreneurs le vivent. Tu vois, je voyais La Vraie Dose (d’où le nom du coup) comme un espèce de verre de jus d’orange plein de vitamines entrepreneuriales que tu partages avec une vraie bonne copine entrepreneure.

“Là j’ai percuté quelque chose (que je présumais mais dont je n’étais pas sûre) : en fait je vivais la vie de plein d’autres entrepreneurs qui se pensaient incroyablement seuls aussi.”

Sans trop réfléchir, je me donne une semaine pour faire un site vitrine où les gens pourraient s’inscrire à la newsletter, rédiger un manifeste, ouvrir une page instagram pour appâter des entrepreneurs. Si je n’arrivais pas à faire tout ça en une semaine et à avoir des 1ers inscrits, je m’arrêterais là (référence à mon 1er projet où je me suis poliment cachée derrière un perfectionnisme qui ne me ressemble pas du tout pour ne pas trop prendre froid en dehors de ma zone de confort). Spoiler alert : je me suis secouée le prunier et j’ai réussi à faire tout ça. Et plutôt bien en plus. Un site assez propre, des insta-copains et 30 premiers inscrits pour la sortie de la 1ère vraie dose.

À ce moment là je ne sais fichtrement pas où je vais. Et je ne vais pas te cacher que je n’avais absolument aucune ambition ni conviction pour mon projet. Travailler pour la gloire : plus qu’une ambition, un véritable art de vivre ! Clairement, je me suis dit dans ma tête “déjà si t’envoies 10 newsletters c’est bien”. Puis, sincèrement, dès les 1ères newsletter, j’ai commencé à recevoir des retours très enjoués. Là j’ai percuté quelque chose (que je présumais mais dont je n’étais pas sûre) : en fait je vivais la vie de plein d’autres entrepreneurs qui se pensaient incroyablement seuls aussi. C’est là que j’ai compris à quel point La Vraie Dose elle allait surtout bousculer la solitude psychologique.

Arrive l’été, j’ai envoyé une quinzaine de newsletters. J’arrive au bout de mes perspectives financières. J’aime bien La Vraie Dose, je sens qu’avec elle, c’est différent d’avec mon projet entrepreneurial précédent (la star de téléréalité dirait : tu ne sais pas quel est le projet entrepreneurial de ta vie tant que tu n’as pas rencontré le bon ?) mais je ne vois pas encore le truc. Je me remets à flirter avec les sites de recherche d’emplois (cet ex toxique). Mais quand même je me sens frustrée. Mon projet vient de naître et dans mon bidou j’ai quand même l’impression que je me dis à moi même “nan mais y’a un truc à percer, ça plait vachement aux gens pour un tout début de truc un peu moche”. Puis je commence à m’y attacher à ces “gens”, coeur d’artichaut comme je suis.

“Là, j’ai senti que j’avais percé un truc. Déjà, je rencontrais dans la vie des gens qui lisaient La Vraie Dose et en fait ils aimaient vraiment ça. Parfois on me rappelait des passages de newsletters dont je ne me souvenais même pas. Je commence à comprendre que mon projet, ce n’est pas la newsletter en soi mais tous les humains qu’elle fédère autour.”

En septembre, je reviens à Paris. Nan je rigole, je n’en ai pas bougé de l’été pour des raisons de “j’ai mené 2 projets entrepreneuriaux en un an pour un chiffre d’affaire honorable de zéro euro”. Je commence à me dire qu’en m’inspirant un peu de ce qu’il se fait dans les nouveaux médias (comme les podcasts notamment), il doit y avoir un business model à creuser, que ce n’est peut-être pas impossible d’en faire une vraie entreprise. Puis en soi, bizarrement mais très naturellement dans ma tête c’est déjà une vraie entreprise en fait. Fallait juste que je fasse grossir la communauté LVD (tout est dans le juste) et que je teste mes hypothèses de modèle économique. Je commence à chercher du freelance, je me dis que ça va encore être une galère de l’espace, que ça va être un projet dans le projet, que je vais encore avoir 1000 trucs nouveaux à apprendre et un nouveau format de syndrome de l’imposteur à gérer “de la rédaction web mais j’ai jamais fait moi”. Nan nan à 6 mois près t’as pas fait ça Sarah. Je finis par envoyer le bon mail au bon moment et je trouve une 1ère grosse mission mais pas trop grosse quand même pour me laisser passer un max de temps sur LVD (avec eux je n’ai pas fait le coup de la crise existentielle qui veut du salariat, déjà ça se termine mieux).

En plus de ça, au même moment, je commence à boire des cafés avec des entrepreneurs (oui toi aussi t’as l’impression que ça fait 3 ans que je fais ça mais ça ne fait que 7 mois). Je ne sais pas trop pourquoi je fais ça, ça me rappelle mon 1er projet, c’est marrant. D’ailleurs si je fais mon autopsychanalyse (nan parce que c’est facile de faire ça toutes les semaines en torturant les autres entrepreneurs avec mes questions mais à un moment faut passer à la casserole aussi), je me rends compte que je faisais déjà ça quand j’étais salariée. Avec ma timidité sous le bras, j’avais trouvé l’astuce de rencontrer les gens en solo autour d’un café (plutôt que par brochettes de 30 en afterworks qui font peur à mon petit coeur). Puis je trouvais que ça marchait vachement mieux de se créer un réseau comme ça ou une communauté quand t’as un projet. Alors, j’ai commencé à m’en trouver vite des copains-copines qu’avaient envie de pleurnicher sur les galères et se dire bravo sur les victoires. En plus, petit à petit, je me suis mise à rédiger des courts articles sur les réseaux sociaux parce que c’était juste une évidence pour la ligne éditoriale de LVD en fait !

Là, j’ai senti que j’avais percé un truc. Déjà, je rencontrais dans la vie des gens qui lisaient La Vraie Dose et en fait ils aimaient vraiment ça. Parfois on me rappelait des passages de newsletters dont je ne me souvenais même pas. Je commence à comprendre que mon projet, ce n’est pas la newsletter en soi mais tous les humains qu’elle fédère autour. C’est ce que j'appellerai plus tard la LVD family. Puis en plus, j’ai commencé à voir que La Vraie Dose, ça ne devait pas être que le lundi mais tous les jours en fait. Les gens se marrent bien en me lisant, faut que je continue à incarner LVD plus loin, plus fort, sur les réseaux sociaux. Ça me fait peur comme jamais, je déteste me voir en photo ou vidéo. J’aime plein de trucs chez moi mais l’image c’est pas facile tu vois. Alors je commence à vouloir exploiter de plus près cette odieuse bête qu’est Instagram mais j’ai peur. Grand dieu que j’ai peur. Et pourtant là je percute que les galères du quotidien de Jeanne-Micheline entrepreneure et ses rencontres, faut vraiment que je les raconte purée.

En plus, je commence à me faire des copains copines. Ça passe de l’ambiance Linkedin à l’ambiance Insta-Whatsapp tranquillement (les relations sociales selon la génération Y). Moi qui pensais être la pire quiche du monde en fait je suis en train de déculpabiliser du monde comme jamais. J’ai même des copains de la bulle entrepreneuriale qui croient en mon projet pour de vrai. On me parle même de vouloir faire des partenariats avec La Vraie Dose ou qu’ils seraient partants pour avoir du contenu supplémentaire payant. Ça c’étaient les rêves que j’avais dans ma tête mais que je n’osais même pas dire à haute voix sous ma douche (la salle de réunion de LVD disons-le).

“Un mercredi soir, j’envoie la sauce et je lance cette contribution mensuelle. Là, sincèrement “je me dis que ça passe ou ça casse”. Est-ce que les gens vont être prêts à payer pour La Vraie Dose ?”

Alors, après un premier événement entre entrepreneurs copains organisé dans la vraie vie et une première pause de ma vie entrepreneuriale à Noël (ce qui m’a sans doute épargnée d’un joli surmenage avec lequel je flirte bien trop souvent), je reviens en force. Enfin, non si l’on veut être dans le détail, je passe d’abord une semaine à flipper de m’y remettre et à être exaspérée par les publications “nouvelle année, nouveaux objectifs” sur les internets mais ensuite je suis repartie comme en 40. Et là, j’ai commencé à regarder dans les yeux un truc que me faisait tellement peur (sur l’échelle de la peur entrepreneuriale, c’est là ou le mercure saute) : le lancement d’un financement participatif mensuel.

Je commence donc à réfléchir à un système selon lequel les lecteurs de LVD qui le souhaitent pourraient avoir accès à plus de contenus LVD en contrepartie d’une participation financière mensuelle. Je me sens pas super bien à ce moment là car j’ai peur de désavouer mon projet (vouloir gagner sa vie tu te rends compte), j’ai peur que la communauté de La Vraie Dose le prenne mal (elle croit que ça a de la valeur son truc ? Elle va nous demander de l’argent quand même), j’ai peur que les gens prennent ça pour une forme de mendicité (sivouplé aidez moi à jouer à l’entrepreneuriat). Bref je suis paniquée mais en vrai c’est la panique qui te dit “nan mais ça a l’air bien quand même”. Je structure bien les choses et je construis ce forfait mensuel en réfléchissant à ce que les gens aiment le plus avec La Vraie Dose : la communauté et la ligne éditoriale. C’est ce qui a finalement donné "le journal d’une entrepreneure bien trop sensible" (newsletter envoyée le vendredi à 7h dans laquelle je raconte mes joies et mes peines, mes victoires et mes portes d’armoire en pleine poire, un peu comme dans ce hors série) et “La Vraie Dose de Papotage”, la communauté en ligne entre entrepreneurs solidaires pour trouver du réconfort, pleurnicher sans jugement, fêter ses victoires tout en étant compris, etc.

Un mercredi soir, j’envoie la sauce et je lance cette contribution mensuelle. Là, sincèrement “je me dis que ça passe ou ça casse”. Est-ce que les gens vont être prêts à payer pour La Vraie Dose ? Pour avoir du contenu en plus, du contenu payant ? Est-ce que les gens vont soutenir à son point ? 9 mois attendus (il m’aura bien fallu une grossesse pour accoucher de mon financement participatif) pour le résultat suivant : c’est juste canon. Dès les 1ers jours, près de 20 contributions mensuelles. Et que par des vrais gens de LVD, je n’en avais volontairement pas parlé à mes proches parce que je prenais tout cela au sérieux, comme une vraie étude de marché.Aujourd’hui nous en sommes à près de 60 contributeurs mensuels. Et lire c’est que les contributeurs mensuels aiment les nouveaux contenus, pour de vrai de vrai. Là dans mon coeur d’entrepreneure il s’est passé des trucs : j’ai commencé à mettre des gants de boxe d’entrepreneure dans ma tête.

“Et puis le truc le plus intense que l’on a construit ensemble je crois, c’est la LVD family. C’est assez dingue de vivre ces papotages virtuels ou réels, de voir ces entrepreneurs se rencontrer grâce à la vraie dose, de voir ce sentiment d’attachement presque naturel les uns aux autres”

J’ai continué à croire en moi, je me suis mise également à développer des partenariats pour La Vraie Dose. Je me suis même lancée très récemment dans la construction d’une offre d’accompagnement pour les entrepreneurs de la LVD family, pour les aider à raconter leur histoire entrepreneuriale et à oser incarner leur projet avec leur personnalité bien à eux. Tout simplement parce que j’aime faire ça, je le fais sans faire exprès parce que c’est moi, j’aime aider les gens à trouver leurs bons mots, les racines de leurs ambitions entrepreneuriales, je me suis bien trop entraînée sur mes copains entrepreneurs, cobayes malgré eux d’insta-articles en newsletters. À l’heure où je t’écris ces lignes, je suis encore loin du miracle économique avec La Vraie Dose : les partenariats et l’accompagnement démarrent, les contributions mensuels débutent à un euro. Mais je me dis que ce n’est pas impossible. Que dans quelques mois ce sera possible.

Et puis le truc le plus intense que l’on a construit ensemble je crois, c’est la LVD family. C’est assez dingue de vivre ces papotages virtuels ou réels, de voir ces entrepreneurs se rencontrer grâce à la vraie dose, de voir ce sentiment d’attachement presque naturel les uns aux autres. À chaque fois, ça me transcende. Il y a quelques jours, j’ai partagé un apéro avec les contributeurs mensuels parisiens du financement participatif (je n’ai pas encore percé le mystère de la SNCF money mais je fais tout pour) et c’était encore un moment magique, bienveillant, réconfortant, sans faux semblant. Et puis à chaque café entrepreneurs, quand j’entends que tel entrepreneur de la vraie vie invité invité dans LVD a inspiré la personne que j’ai devant moi, je fonds. Je comprends pourquoi je fais tout ça. Ou quand un entrepreneur “passe” dans La Vraie Dose et que je sens que ça l’a libéré encore certaines choses émotionnellement et qu’il déploie encore plus ses ailes après... Il y a une énergie qui circule et je ne sais pas trop comment j’ai fait ça. Je crois qu’on a tous fait ça, nous les gens de la LVD Family.

“L’entrepreneuriat ou l’art de douter de soi à chaque pas, d’y aller quand même parce que pas le choix et ensuite de se dire “roh je suis si bête d’avoir douté”.”

Je ne vais pas te cacher qu’il y a eu des moments où j’ai douté aussi. Depuis les débuts de La Vraie Dose, j’ai beaucoup douté, et dès que les choses s’accélèrent un peu alors je ne te raconte pas. Parfois, tu te sens seule quand tu n’as pas d’associé. Parfois, et même si maintenant j’ai une sacrée brochette d’entrepreneurs qui m’entourent, je me sens très seule. Je suis encore heurtée dans la chair de ma chair par des questions blessantes qui montrent à quel point beaucoup ne prennent encore pas au sérieux ce que je fais (“mais du coup tu fais ça toute la journée ?”, “mais si tu n’envoies pas ta newsletter c’est pas grave si ?”, “mais ça sert à quoi les cafés en fait, en vrai ?” - toutes ces questions m’ont été posées depuis le début de ce mois). Je suis encore envahie de crise de crédibilité toutes les 5 minutes dès que l’on m’explique “que faudrait plus faire plus court, les gens ne lisent pas les contenus longs” (par au choix des gens qui n’ont jamais lu La Vraie Dose voire même une newsletter ou par des consultants en marketing digital qui ont globalement 3 fois moins d’abonnés ici ou là que moi). Est-ce que je dois vraiment préciser que si ça fait un an que je procède comme ça et qu’il y a de plus en plus de gens qui adhèrent au concept, c’est que je ne suis peut-être pas complètement à côté de la plaque ?

Au moment où tu liras ces lignes, je serais sur le point de démarrer le tout 1er accompagnement LVD (que je n’ai même pas lancé officiellement au reste de la LVD family pour cause de “c’est allez très vite à cause d’un gros feeling humain) et je suis tétanisée.Comme à chaque nouvelle étape, je ne vais pas te faire de courbettes, j’ai l’impression que ça ne va pas passer et puis finalement ça finit par très bien (se) passer. L’entrepreneuriat ou l’art de douter de soi à chaque pas, d’y aller quand même parce que pas le choix et ensuite de se dire “roh je suis si bête d’avoir douté”.

Aussi, j’ai encore peur de ne pas pouvoir vivre de La Vraie Dose même si je fais tout pour. Franchement rien que d’écrire cette phrase ça me met les larmes aux yeux car avec tout ce que je bâtis, ce serait vraiment injuste. J’ai beau multiplier les opportunités, je ne sais pas encore où tout cela va aller. Puis même parfois, j’en ai juste marre en fait je suis fatiguée. Dans les moments les plus noirs, j’imagine quel effet papillon m’a amenée jusqu’à l’entrepreneuriat et je lui en veux à ce petit “bon”. Je ne peux pas te promettre que l’on fêtera les 2 ans mais j’en ai envie, je sais que toi aussi, et je vais aller les chercher jusqu’au bout. Mais aussi en m’écoutant un peu plus. Parce que oui en terme de porte d’armoire, le surmenage, le corps qui dit stop, elle n’est pas dégueue elle non plus. Je suis dans ce merveilleux moment d’entrepreneuriat où je travaille à l’infini, où je produis de la valeur mais ça ne se voit pas encore. Et comme j’ai envie que ça se s’observe... J’ai encore beaucoup à apprendre sur le fait de m’écouter, de me respecter comme ma première employée, sur le fait de croire en moi, sur le fait d’attendre moins la validation du monde mais juste de la LVD Family !

“Je vais m’arrêter là parce que je suis partagée entre aller me prendre un Kleenex et me prendre pour Michelle Obama. Je voulais juste te dire un immense merci de faire partie de la LVD family, je te le dis souvent mais c’est parce que j’y tiens plus que tout.”

Quoi qu’il en soit, je voulais te dire merci. Cette lettre je te l’ai écrite pour te dire “j’ai peur mais j’y vais mais j’ai peur mais j’arrive à faire des trucs c’est pas encore gagné mais je fais des trucs même si j’ai peur”. Et en vrai je me dis que par rapport à ce que j’imaginais de La Vraie Dose il y a un an, par rapport à tout ce que j’ai fait depuis avril 2018 et tout ce qui m’attend je peux être fière. Je te laisse libre interprète car même si je t’ai raconté mon histoire, je t’offre tes conclusions, tes inspirations, tes transpositions sur ton propre cheminement entrepreneurial. Je n’aime pas la question “est-ce que tu aurais un conseil à donner” tout simplement car quand on donne un conseil à quelqu’un, on se le donne à soi même. Alors, je te laisse avec je pense les 5% d’histoire de LVD (j’ai dû sans doute oublié les moments les plus noires et certaines belles victoires) pour te donner à toi même les conseils que tu veux. Moi je voulais juste te dire que quoi que tu penses, tu n’es vraiment pas à l’ouest si tu penses que tu es un-e super entrepreneur-e en puissance même si tu es “trop” timide, “trop” hypersensible, “trop” extraverti-e, “trop” impulsif-ve, “trop” nul-le à gérer la pression, “trop” loin des soi disants bonnes études pour entreprendre (on l'a déjà dit : on est toujours "trop" quelque chose pour entreprendre). J’ai fait un master en entrepreneuriat où j’ai appris vraiment plein de truc pertinents et ça fait 53 newsletters que je te dis que je ne sais pas où je vais et que mes copains entrepreneurs de la LVD family non plus, j’ai un syndrome de l’imposteur de la taille de la ville de NYC, j’étais une petite fille timide que l’on attendait pas sur l’entrepreneuriat (oui je pleure arrête de me regarder comme ça), j’étais nulle en réseautage alors qu’aujourd’hui la force de mon projet y compris pour son modèle économique c’est sa communauté. L’entrepreneuriat est pluriel, j’en suis sûre, je le sais, je le prouverai alors d’ici là fais ce que tu veux de ton projet tant que tu peux.

Je vais m’arrêter là parce que je suis partagée entre aller me prendre un Kleenex et me prendre pour Michelle Obama. Je voulais juste te dire un immense merci de faire partie de la LVD family, je te le dis souvent mais c’est parce que j’y tiens plus que tout. À ta façon, que tu lises LVD depuis ce matin ou un an, que tu sois contributeur mensuel ou futur, partenaire, que tu aies déjà pris un café avec moi et accepté que je crée du contenu sur toi, que tu m’aies envoyé un mot doux sur insta, que tu aies déjà pris ta place pour le 1er bon gros café LVD ou pour un évènement futur, tu as aidé La Vraie Dose à grandir humainement, logistiquement, financièrement ou motivationnellement.

Et j’en profite aussi parce que je le fais trop peu ou trop mal pour remercier mes bonnes fées (mieux connues sous le nom des joyeux habitants de ma vie personnelle). Certains soutiennent tellement La Vraie Dose en donnant de leur temps, de leur énergie pour me calmer dans les pires moments, pour essayer de comprendre mes joies dans les meilleurs même si ce n’est pas facile, en sacrifiant soirs et weekends avec moi, en ayant des loisirs version budget d’entrepreneur, en accompagnant clairement logistiquement et financièrement La Vraie Dose… qu’ils en sont les co-fondateurs psychologiques. Alors merci. Merci la LVD family, merci les bonnes fées, merci les modèles économiques de la galère, merci la petite fille qui croient en ses ambitions de me faire pleurer comme ça. La Vraie Dose dans ma tête, ça fait vraiment plus qu’un an.

PS : au fait, je pose ça là mais ça y est : il y a plus de 1000 inscrits à La Vraie Dose.<3

SURPRIIIIIIIIIIISE : LA BOUM D'ANNIVERSAIRE DE LA VRAIE DOSE

À occasion spéciale, newsletter spéciale ! Cette semaine la rubrique "challenge" est remplacée par une surprise : l'annonce de la 1ère boum d'anniversaire de LVD ! Et comme je l'ai bien rabâché cette semaine, tu le sais sûrement, cette boum est réservée uniquement aux abonnés de la newsletter ! :)

Ça fait un an que toute la LVD family apprend à être fière d'elle, à célébrer ses jolies victoires aussi bien qu'elle s'auto flagelle pendant les douces galères entrepreneuriales. Alors, je veux bien pleurnicher en rédigeant La Vraie Dose spéciale "1 an" avec Céline Dion en fond mais en vrai j'ai plutôt envie de fêter ça avec toi avec tous les copains ! Tout simplement parce que La Vraie Dose sans toi... bref je n'ose pas imaginer. À ta façon, tu as fait grandir La Vraie Dose d'une force infinie alors tu as toute ta place à cette fête. :) 

👉Pour en savoir beaucoup plus sur cette boum et découvrir toutes les infos pratiques :
VIENS DONC PAR ICI, FAUT T'INSCRIRE POUR LA BOUM !👈

Et oui je fais exprès de ne pas d'en dire plus ici sur la logistique pour être certaine que tu ailles bien tout lire et que tu réserves ta place au plus vite ! La boum est bien entendu gratuite mais L'INSCRIPTION EST OBLIGATOIRE DE CHEZ OBLIGATOIRE. Et l'inscription, ce n'est pas se dire dans la tête "ouh j'aimerais bien aller à la boum" mais c'est" je vais sur la page évènement de la boum et je réserve ma place". Allez je suis despotique mais je sais que tu m'adores !<3

Visuel boum d'anniversaire de La Vraie Dose.png



Bon, avec tout ça, ça ne te dirait pas de recevoir ta vraie dose hedbo d’énergie entrepreneuriale directement dans ta boite mail chaque lundi ? Histoire de prendre confiance en ton génie d’entrepreneur (et de déculpabiliser un max) quoi !


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Sarah François