[LVD 50] "Je n'avais pas du tout imaginé devenir entrepreneure"

La Vraie Dose 49 Je n’avais pas du tout imaginé devenir entrepreneure

La Vraie Dose 49 Je n’avais pas du tout imaginé devenir entrepreneure

“Moi c’est Julie. Je suis timide, plutôt hypersensible et fière de l’être !”

Allez, sortons les violons et même tout l’orchestre : oui aujourd’hui encore, j’ai décidé de te raconter le vécu d’un de mes coups de coeurs entrepreneuriaux (j’en ai pas mal, je l’admets, mais l’entrepreneuriat c’est quand même vachement une histoire de coeur). Laisse-moi donc te présenter Julie, l’entrepreneure de la vraie vie invitée cette semaine dans La Vraie Dose. Julie est une fidèle lectrice de la newsletter (ce qui fait d’elle une humaine extraordinaire bien entendu…). Surtout, c’est une personne authentique, franche, sensible (là je la connais elle a déjà la larmichette qui la titille au bout du 1er paragraphe). Clairement, je savais qu’elle serait la rockstar (au bas mot) d’une vraie dose, manquait plus qu’à me bousculer pour oser le lui demander.

Comme chaque semaine, bien avant de sortir l’artillerie lourde sur le “vas-y pitche moi ton projet en une phrase”, j’ai demandé à Julie de se décrire en tant qu’humaine (oui je sais une espèce de folie dans l’écosystème entrepreneurial dans lequel je suis censée me dandiner) : “Moi c’est Julie. Je suis timide, plutôt hypersensible et fière de l’être !”. Ah, voilà, je t’ai encore ramené une entrepreneure qui détend tout le monde dès la première phrase et qui met un bon coup de balai aux clichés entrepreneuriaux (mais si tu sais “je n’ai pas d’émotion, je n’ai pas d’angoisse, je suis sûr de moi depuis l’âge de 6 ans.. Je suis donc devenue entrepreneur à mon entrée en 6ème”).

“J’aime écrire dans ma vie professionnelle et dans ma vie personnelle”. Elle adore livrer ses émotions sur le papier, ça la libère énormément, c’est sa bulle depuis toujours. “Depuis quelques temps, j’ai testé un truc : je choisis un mot et j’écris pendant 10 minutes sans réfléchir”. Elle s’est notamment prêtée à l’exercice avec le mot “noix de muscade” (oui tu as bien lu ne cours pas te resservir une tasse de café, tes esprits sont en place). Et elle est allée super loin, elle a exploré plein de sensations, plein de souvenirs, elle a parcouru son histoire jusqu’à laisser son cerveau retrouver les saveurs d’antan du couscous de sa grand mère. “Cet exercice marche super bien, il me permet de libérer sa créativité sous la contrainte”. Là je lui dis ‘oui donc quand même t’es d’un tempérament créatif” (je rappelle que le point de départ était quand même la noix muscade).. et elle me répond “non pas vraiment. Enfin maintenant oui mais si on m’avait dit ça il y a quelques années…”. Tout ce bouquet d’émotions qu’elle a en elle depuis toujours (mais qu’elle a d’abord essayé de ranger bien poliment parce que tu sais la société, elle n’aime pas quand ça dépasse), elle a fini par le laisser s’épanouir grâce à la créativité.

Toujours dans le super package de Julie la créative, on a également 6 ans de théâtre au compteur. “Je n’aime pas spécialement aller au théâtre mais j’aime faire au théâtre”(j’informe que le “j’aime” était très appuyé avec un sourire à 10 sur l’échelle de Richter du Smile entrepreneurial). Elle a même participé à des ateliers d’écriture-théâtre histoire d’atteindre un kiff maximal avec la mariage de toutes ses pulsions artistico-humano-émotionnalo-créatives.

Maintenant, que le décor est posé, il est grand temps que Julie te parle de son aventure entrepreneuriale. Spoiler Alert : on est encore sur une histoire entrepreneuriale en parfaite continuité avec son entrepreneure. “Je suis donc Rédactrice web Freelance”. Alors, je sais que toi tu vois bien ce que c’est, mais au cas où; pour ton ami qui ne le saurait peut être pas, cela signifie qu’elle rédige des contenus rédactionnels / écrits pour d’autres entreprises en tant qu’indépendante. Ça peut être pour aider des sociétés à créer des contenus qui font mouche sur les réseaux sociaux, pour rédiger des articles de blog qui vont faire frétiller le coeur des moteurs de recherche, etc. Tu peux retrouver Julie sur son compte Instagram “La Plume de Lyly”.

Et comme tout-e bon-ne entrepreneur-e, elle a déjà ses prochains rêves (enfin en entrepreneuriat on appelle ça des objectifs à moyen terme) bien en tête : “à l’horizon 2020 je veux créer et animer des ateliers théâtre dans les écoles et les entreprises” (puisque je rappelle qu’on est toujours sur un profil de type “ok j’ai ma personnalité et mes passions, voyons voir ce que cela pourrait donner comme projet entrepreneurial palpitant”). “J’ai besoin d’apporter ce que j’aurais voulu que l’on m’apporte. Il y a un réel besoin en entreprise sur la gestion des conflits et en école sur l’apprentissage du conflit”.

En m'inspirant de la fougue théâtrale de Julie et si ça te va (bon en même temps maintenant que tu lis ça, c'est déjà plié), j'ai décidé de te raconter tout son cheminement entrepreneurial en 5 actes. Les 5 actes de son audace entrepreneuriale enfin assumée à sa juste valeur !

Julie, rédactrice web freelance et fondatrice de La Plume de Lyly, est l’entrepreneure de la vraie vie invitée de La Vraie Dose 50

Julie, rédactrice web freelance et fondatrice de La Plume de Lyly, est l’entrepreneure de la vraie vie invitée de La Vraie Dose 50

“J’ai toujours voulu être dans le moule tout en me sentant différente. On m’a fait comprendre que c’était bien d’être dans le moule, que c’était bien d’être sage”

ACTE I - SORTIR DU MOULE

Bon, alors maintenant que je t’ai présenté Julie et son aventure entrepreneuriale en mode continuité évidente (oui c’est super facile de faire des analyses sur quelqu’un d’autre a posteriori), disons-le : Julie ne s’imaginait en fait pas du tout devenir entrepreneure. Elle ne s’en cache pas du tout, c’est d’ailleurs elle qui a choisi cette thématique pour ta newsletter du jour. “J’ai toujours voulu être dans le moule tout en me sentant différente. On m’a fait comprendre que c’était bien d’être dans le moule, que c’était bien d’être sage”. Un riche travail collaboratif entre plusieurs de ses êtres chers que l’on salue ce matin : l’école, la société, la famille et l’autocensure. Et du coup, le moule résonne rarement avec l’entrepreneuriat, je ne te le cache pas.

Au collège, elle se sent un petit peu d’humeur subversive et finit par découvrir le théâtre. Elle se dit “tiens je me verrais bien comédienne”. Elle imagine éventuellement aller peut-être se diriger vers une licence en art du spectacle (haute insolence). Ces êtres chers lui répondent avec un effet de surprise bien manqué “nan mais tu ne veux pas partir vers des métiers plus conventionnels qui t’ouvriront des portes et puis si jamais tu as encore envie de te lancer à ce moment là…”. Les fameuses portes qui s’ouvrent vachement mieux à toi quand tu suis sagement tous les panneaux directionnels de l’école républicaine. Et que t’as aussitôt envie de refermer dès que tu achèves tes études et que tu as le malheur de voir sur quelles pièces elles donnent, ces portes...

Donc Julie s’éloigne un peu des ambitions professionnelles à contre-courant. Elle a finalement opté pour un BAC ES parce qu’elle “aime un peu tout” et une première année d’étude en Maths appliquées et sciences sociales qui a “beaucoup plu à son père” (peut-être que c’est parce qu’il n’y a pas assez de maths dans l’entrepreneuriat que les parents n’aiment pas ça ? Et encore, je crois qu’ils ne sont pas au courant de toute l’affaire avec le Marketing et la compta). Elle a senti rapidement qu’il fallait vite revoir sa copie car le projet pro “instit” trouvé un peu par hasard sur le bord du chemin n’allait pas trop résonné finalement.

Pendant cette première année de FAC (qu’elle a validé, sortons quand mêmes les cotillons), elle découvre un peu par hasard la médiation culturelle. Dans le cadre d’un projet sur sa propre orientation professionnelle, elle interroge la direction du théâtre dans lequel elle prenait ses cours : “elle s’occupait de tout ce qui était service culturel et je me suis dit que c’est ça que je voulais faire”. Donc elle relance le dé une nouvelle fois et tente cette fois la carte la licence en administration économique et sociale. Après un stage de quelques semaines en mairie, elle est plutôt convaincue par son choix.

“Là je me suis dit, il y en a plein qui font de la rédaction en Freelance, pourquoi pas moi ?”

ACTE II - OSER FAIRE LE CHOIX D'UN MÉTIER PASSION

Et toujours sur une destinée “dans le moule, dans le moule”, elle enchaîne avec un Master en Ressources Humaines. Elle était déterminée à trouver un métier “bisounours” (je rappelle qu’ici c’est un mot joli), un boulot qui fait du bien aux gens. On ferme la marche avec un master 2 spécialisation “collectivités locales”. “Et puis là, j’ai totalement déchanté”. Elle s’est rapidement heurtée au fameux “mon job de rêve” versus “mon job dans la réalité”. “Je suis tombée dans une collectivité où les gens étaient bien là, bien installés, rigides, qui pensaient changer les choses alors qu’en fait non”. Et ceci pendant un long stage de 6 mois bien entendu.

Elle a finalement l’audace d’enchainer avec une expérience professionnelle dans une compagnie de théâtre avec en fil rouge “ah voilà ce n’est pas encore ça mais ce n’est pas loin de ressembler à ce qui pourrait me plaire”. Puis, ça lui permet aussi d’oser écrire davantage et, douce folie, d’oser le montrer à d’autres gens “là petit à petit, j’ai vu que les gens aimaient ce que j’écrivais, ça m’a donné confiance.” L’expérience ne lui convient pas parfaitement mais là elle commence à sérieusement à poser les graines.

Après quelques mois de transition, un peu par hasard, elle répond à une annonce postée par une Startup pour devenir rédactrice web.Aucun diplôme n’est exigé, le recrutement était plus simplement axé sur l’envie d’écrire, la curiosité des candidats. Elle a le job, elle se dit que c’est peut-être le bon. Et ensuite ? “Ensuite, cela ne m’a pas trop trop plu”. L’ambiance était un peu moins à la qualité et la créativité que prévu, on était davantage sur une choré quantité et rapidité d'exécution. “On m’a dit que je faisais du bon travail mais que je n'atteignais pas les chiffres”. Donc, son grand ami, le fameux “dieu des CDI” a décidé pour elle. Elle a vu la décevante proposition d’un CDD comme un vrai signe du destin. “Là je me suis dit, il y en a plein qui font de la rédaction en Freelance, pourquoi pas moi ?”. Le célèbre “pourquoi pas moi”, celui qui a été attendu par de nombreux membres de la LVD family jusqu’au jour J.

“Comme d’habitude, je me suis remise en cause, je me suis dit que mon projet devait être bancal. Je me suis dit, on verra plus tard”.

ACTE III - PRENDRE CONFIANCE EN SON GÉNIE ENTREPRENEURIAL

En réalité, la pensée folle de devenir Freelance lui avait déjà effleuré l’esprit mais elle l’avait rangée dans la case “pour plus tard” : “J’avais déjà pensé à devenir Freelance en rédaction web avant d’accepter ce job en startup sauf que le conseiller pôle emploi m’a fait comprendre mot pour mot que les microentrepreneurs se...cassaient la gueule au bout d’un an” (toujours des mots fleuris et choisis, merci Polo !). “Je pense qu’il a senti que de mon côté, je n’avais pas hyper confiance en moi, tout ça.”. Si quelqu’un connait un entrepreneur (même par un ami d’ami) qui avait confiance en lui au début d’un projet, merci de m’envoyer un email car je veux rencontrer cette individu. “Comme d’habitude, je me suis remise en cause, je me suis dit que mon projet devait être bancal. Je me suis dit, on verra plus tard”.

Elle n’a pas forcément écouté son déclic entrepreneurial à ce moment précis, mais elle l’a tout de même entendu de loin.  “Là à ce moment là, je me suis dit je ne sais pas quand ni comment mais un jour je serai à mon compte”. Cette dernière expérience salariale de Julie en startup lui a simplement servi de surligneur ! “Juste après la compagnie de théâtre, j’ai pris confiance en les compétences que j’avais, que je pouvais faire quelque chose de créatif même si c’était bien enfoui au fond de moi”.

Elle a profité de quelques mois d’inactivité professionnelle pour faire le point, elle a découvert le développement personnel. “J’ai profité des 3 mois sans emploi, pour travailler sur moi, acheter des bouquins, apprendre à me connaître”. Elle a commencé à ce moment là à se poser les bonnes questions pour trouver un peu plus tard les bonnes réponses : “J’ai compris pourquoi je me levais le matin, ce que je voulais faire, que je valais quelque chose. Que j’allais trouver dans quoi j’allais m'épanouir, je ne savais pas encore dans quoi mais j’allais trouver.” Là clairement, même si elle s’est laissée éblouir par un emploi salarié, elle était déjà passée au rang “d’héroïne des temps modernes” sur l’échelle “des jeunes diplômés qui se demandent quelle case il fallait cocher pendant les portes ouvertes universitaires pour avoir un métier passion”. Dans la foulée, elle a même réussi à comprendre quel métier elle ne voulait pas faire et qu’elle en avait parfaitement le droit “j’ai compris que je ne voulais pas travailler dans l’administratif, que je n’étais pas faite pour changer les choses de l’intérieur, que j’avais besoin d’un métier créatif”.

“je me suis dit qu’il devait y avoir un problème chez moi avec le salariat, dans tout ce qui est management, gestion humaine, relation hiérarchique. Je me disais que je n’aurais pas fait les choses comme ça, qu’elles étaient mal formulées, que tout n’était pas bienveillant. Il y avait des choses qui n’étaient pas faites humainement parlant pour que cela fonctionne”

ACTE IV - EMBRASSER LE SENTIMENT DE LÉGIMITÉ

Je te rassure tout de suite, avant de réaliser qu’elle avait clairement un génie créatif et une sensibilité juste déconcertante à offrir à la société (j’y vais de mon opinion personnelle sans gêne), elle a commencé par une douce phase d’auto flagellation sur son incompatibilité avec le salariat “je me suis dit qu’il devait y avoir un problème chez moi avec le salariat, dans tout ce qui est management, gestion humaine, relation hiérarchique. Je me disais que je n’aurais pas fait les choses comme ça, qu’elles étaient mal formulées, que tout n’était pas bienveillant. Il y avait des choses qui n’étaient pas faites humainement parlant pour que cela fonctionne”. Elle n’a pas osé faire confiance à ses intuitions tout de suite : “je me suis dit remets toi à ta place, mais qu’est ce que tu en sais, tu n’as jamais managé”.

Finalement, cette expérience en salariat lui a en fait donner la dernière clé pour oser ouvrir la jolie forteresse de l’entrepreneuriat pourtant sagement disposée au milieu de son cerveau : “j’ai beaucoup appris, vite”. Elle avait surement besoin de cette expérience techniquo-technique pour s’autoriser à se sentir crédible professionnellement en tant que créatrice. Ce doux sentiment de légitimité qui te fait pousser des ailes entrepreneuriales. Puis dans la foulée, elle a aussi percuté qu’elle avait des qualités bien sympas pour entreprendre : curiosité, facilité d’adaptation, apprentissage rapide. Nan parce que c’est super simple pour tout aspirant entrepreneur qui se respecte de faire le listing de tous les (prétendus) défauts qui ne sont pas (prétendument) compatibles avec l’entrepreneuriat plutôt que d’identifier toutes les qualités entrepreneuriales que l’on a en nous. Parfois on n’est pas loin de s’imaginer qu’il y a un listing fournis des 'traits de personnalité attendus et interdits de l’entrepreneur' distribué quand on vient à son premier rendez-vous à la CCI (chambre de commerce et d’industrie).

“Au bout de 3 mois dans mon job, sentant le CDI ne pas arriver, je refaisais mon CV et ma lettre de motivation mais je trainais clairement la patte”. Et puis là, en faisant semblant de ne pas trop le faire mais en le faisant un petit peu quand même, elle regarde ce qu’il se trame sur la planète des freelances en rédaction web : le marché, les entrepreneurs, les tarifs. On les connaît bien ses recherches Google un peu secrètes entre soi et son navigateur web (premier complice de ta fougue entrepreneuriale naissante). “Je me suis dit que pour le même volume d’heure, en Freelance, je pourrais gagner plus, je pourrais fixer mes tarifs, choisir mes clients”. Elle finit par aller prendre une sacrée louche de confiance en elle, puisée dans une marmite dont elle a trouvé les coordonnés GPS dans son cerveau et elle y va “Quand j’ai refusé le renouvellement de CDD, j’en ai profité pour parler à la personne en charge des relations avec les freelances pour lui dire que si elle avait des besoins, j’étais disponible”. La dite personne l’a très bien pris et Julie a relevé un beau challenge de vie “c’est une des premières fois que je me suis affirmée comme ça et je me suis rendue compte que ça passait bien.”

“La timidité n’est pas un fléau, l’hypersensibilité n’est pas un fléau, on peut en retirer énormément de points positifs. En entrepreneuriat, ça sert beaucoup notamment pour déceler les personnes avec lesquelles tu n’as pas envie de travailler et celles avec lesquelles tu en as envie".

ACTE V - L'AMOUR DE SOI COMME ULTIME ÉTINCELLE ENTREPRENEURIALE 

“Maintenant je sais qu’à terme j’aurai une équipe et que je mettrai en place un management qui me ressemble, bienveillant”. On est là sur un total revirement de situation avec une cheffe d’entreprise en pleine croissance qui ose enfin penser qu’elle peut construire une vraie entreprise avec sa vision rien qu’à elle (et qu’au passage sa vision n’est pas une folie lointaine mais sans doute la clé d’une jolie réussite business). “Je sais que je suis faite pour écrire. Je sais aussi que je pourrai apporter quelque chose avec les ateliers théâtre et c’est pour ça que je veux les mettre en place plus tard”.

En écoutant Julie, j’ai entendu comme un cheminement. Un tas d’étapes qui n’ont pas grand chose à voir avec des hasards. Des graines plantées une à une jusqu’à ce qu’elle se sente suffisamment prête pour entreprendre. Puis surtout pour oser être elle-même tant professionnellement que personnellement. Maintenant entrepreneure depuis 1 an, lorsque je lui ai demandé ce qu’elle en avait appris, elle a prononcé une phrase juste canon “être en dehors du moule, c’est cool. Je me sens fière d’aborder les choses différemment”.

Surtout, elle a pris un sacré coup de recul sur tout ce qui lui laissaient croire qu’elle n’était pas faite pour entreprendre. “J’ai appris qu’il fallait que je me fasse confiance professionnellement”.Elle a dans la foulée réalisé à quel point sa personnalité était tout sauf incompatible avec la construction d’une belle entreprise à son image. “la timidité n’est pas un fléau, l’hypersensibilité n’est pas un fléau, on peut en retirer énormément de points positifs. En entrepreneuriat, ça sert beaucoup notamment pour déceler les personnes avec lesquelles tu n’as pas envie de travailler et celles avec lesquelles tu en as envie”. C’est assez magique (oui c’est le moment cucul la praline de cloture de la newsletter) de voir à quel point ce que l'on croit être des défauts pour entreprendre sont juste les ingrédients de nos recettes entrepreneuriales magiques bien à nous !

En guise de clap de fin, j’ai proposé à Julie de donner un conseil. Mais comme je n’aime pas le côté “conseil non sollicité et qui ne s’adapte jamais à tout le monde”, je lui ai simplement demandé quel conseil elle se donnerait à elle même si elle pouvait retourner dans le passé pour parler à la Julie qui ne se sentait pas capable d’entreprendre. “Il faut écouter les signes que tu vois ! Crois-en toi, fais-toi confiance, suis ton instinct.”. Pour cette punchlines bien trop inspirante et criante de vérité (et puis un peu aussi pour la confiance canon qu’elle nous a faite à toi et moi en racontant son vécu), je te propose que l’on dise un immense Merci à Julie ! Si tu veux découvrir la suite de ses aventures entrepreneuriales, découvrir son univers rédactionnel ou simplement lui envoyer du love par millier, viens donc la voir sur les instagrams

🔥LE CHALLENGE DE LA SEMAINE PROPOSÉ PAR JULIE : “une bonne séquence d’écriture automatique pour une vraie dose de lâcher prise !”

La semaine dernière, Audrey, précédente rockstar vraiedosienne, te proposait d’écrire ton journal intime pendant une semaine, pour libérer tes émotions. Comme la LVD Family est une grande famille d’entrepreneurs archi en phase, Julie te propose, en parfaite continuité, de faire des exercices d’écriture automatique. Alors, là la tournure peut faire un peu peur là comme ça, mais il s’agit tout simplement de se lancer dans une séance d’écriture sans aucune ligne éditoriale ou même consigne. Tu écris tout simplement, phrase après phrase, mot après mot, tout ce qu’il te vient et tu ne cherches pas à te relire.

Si tu as lu bien attentivement toute la newsletter (oui je sais c’est long), je te racontais plus haut que Julie avait réussi à exprimer toute sa créativité par l’écriture. Plus précisément, que son nouveau dada du mot, était d’opter pour un mot totalement au hasard et de coucher sur le papier tout ce que ça lui inspirait. Plus haut, elle t’a donc confié qu’elle avait par exemple joué le jeu avec le mot “noix de muscade” et que ça lui avait permis d’extérioriser un tas de sensations, de souvenirs… Bref que c’était un peu son secret d’entrepreneure créative, épanouie et alignée !

Et pour jouer le jeu à fond (et parce que le sujet “noix de muscade” ne s’improvise pas), Julie t’a dégoté un super outil. Il s’agit du site qui est un générateur de mot / d’expression pour des séances d’écriture automatique : Palabras Aleatorias. Si t’as un moment dans la semaine, n’hésite pas à te lâcher, je suis sûre que tu vas ressentir un max d'apaisement et de créativité ! 

💖 LA VRAIE PÉPITE DE LA SEMAINE 💖

La Vraie Pépite de Julie, qui a changé son aventure entrepreneuriale, c'est un Livre : L'Alchimiste de Paolo Coelho

Pourquoi cette pépite ? Autour de la lecture de ce livre, il y a eu dans la vie (entrepreneuriale mais pas que) de Julie, "un avant et un après". Je crois qu'il l'a aidée à vraiment prendre confiance en ses intuitions et à réaliser à quel point on ne vit qu'une seule fois. “Ce livre m’a ouvert les yeux sur l’instant présent, le destin, le fait que l’on ne fait pas les choses par hasard”. Autant te dire que ce sont plutôt de jolies réflexions pour avancer en tant qu'entrepreneure.

De sa lecture, Julie a gardé 3 citations qu'elle a particulièrement adoré :
- “Personne ne peut fuir son coeur, c’est pourquoi il vaut mieux écouter ce qu’il dit.”
- “Il eut soudain le sentiment qu’il pouvait regarder le monde soit comme la malheureuse victime d’un voleur, soit comme un aventurier en quête d’un trésor."
- "Ils ont peur de réaliser leur plus grande peur parce qu’ils croient ne pas pouvoir y parvenir !”

Bon, avec tout ça, ça ne te dirait pas de recevoir ta vraie dose hedbo d’énergie entrepreneuriale directement dans ta boite mail chaque lundi ? Histoire de prendre confiance en ton génie d’entrepreneur (et de déculpabiliser un max) quoi !


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Sarah François