[LVD 47] "J'ai appris à dire non... grâce à l'entrepreneuriat !" - Zineb - Souki

Cette semaine, la rockstar entrepreneuriale venue se confier à toi sur un sujet bien "on se pose et on en parle" des débuts de l'entrepreneuriat est donc Zineb, co-fondatrice de Souki. Zineb, je l'ai rencontrée un matin du mois novembre entre deux coups de déprim et ça a été mon rayon de soleil. Elle est drôle, franche, débrouillarde, humaine, bref tu l'auras compris j'ai partagé un super café entrepreneures avec elle. Alors, la semaine dernière, j'ai eu un flash et je me suis dit "ah mais oui fallait que j'invite Zineb dans la newsletter, elle trouvera bien un truc à raconter de toute façon".Et ça n'a pas loupé, elle a vite identifié un sujet sur lequel elle a appris énormément et dont elle avait envie de te parler pour booster ton lundi : "J'ai appris à dire non... grâce à l'entrepreneuriat !"

La Vraie Dose 47 :" “J’ai appris à dire non… grâce à l’entrepreneuriat !”

La Vraie Dose 47 :" “J’ai appris à dire non… grâce à l’entrepreneuriat !”

“Après un dixième de seconde, elle m’a répondu : ‘moi je suis une passionnée, je fais tout à fond’“

Alors, démarrons comme toujours par les politesses, histoire que la rencontre se fasse. Aujourd’hui, l’entrepreneure de La Vraie Vie invitée de La Vraie Dose est donc Zineb ! Comme les invités de La Vraie Dose sont avant tout les entrepreneurs et non pas leurs projets, j’ai demandé à Zineb de commencer par se présenter elle-même, par sa personnalité. Après un dixième de seconde de réflexion, elle m’a répondu “moi je suis une passionnée, je fais tout à fond” (ça pose le décor). Surtout, Zineb est très tournée vers les autres, dans la bienveillance, dans l’attention. Aussi, comme elle le dit si bien “très paradoxalement, je suis aussi une grande impatiente” (ah si notre personnalité ne nous challengeait pas un peu, on s'ennuierait presque !). Du coup, elle mise beaucoup sur le bien être, le yoga, “sur le zen pour canaliser son côté hyperactif-impatient”.

Zineb est la co-fondatrice de Soukimarque solidaire d’articles de décoration et d’accessoires mode 100% fait-main par des coopératives et petits artisans du monde entier. Elle a créé cette entreprise avec Lamia, une amie de longue date rencontrée pendant ses études. On est là sur une aventure entrepreneuriale avec de l’amitié, de l’amour du fait main et avec une vraie inspiration puisée dans leur enfance puisque la toute première collection de Souki portait sur le Maroc, pays dans lequel Lamia et Zineb ont grandi !

Le grand pourquoi de la vie de Zineb, c’est le voyage. Elle a envie de parcourir, d’explorer, de rencontrer. Au cours de ses voyages en Indonésie et au Vietnam, elle a découvert pas mal de tribus et de petits villages “qui ont un savoir faire juste incroyable et qui attendent patiemment que les touristes viennent voir leurs produits parce qu’ils en vivent”. En faisant leur connaissance, en réalisant à quel point ces villes dépendaient du tourisme pour vivre décemment, Zineb a vraiment senti son coeur vibrer.

Elle s’est dit qu’il fallait faire quelque chose et elle en a directement parlé à Lamia dès son retour. Tout est venu naturellement : l’idée(construire un e-commerce pour donner de la visibilité à l’artisanat du monde entier), leur binôme, le moment, l’ambition aussi rendre l’entrepreneuriat du monde plus accessible (financièrement et logistiquement), etc. Le genre d’aventure entrepreneuriale qui ne se dessine pas par hasard ! Va rajouter à cela une bonne crise existentielle / perte de sens dans leur travail d’une consultante en système d’information (Lamia) et d’une experte en communication en agence (Zineb) : “On avait l’impression que la terre allait s’arrêter de tourner si tu n’envoyais pas un mail avant 18h, on avait perdu le sens de la vie, du concret, de ce que l’on apportait à la société”... et bim ça donne le grand saut entrepreneurial !

Puis bon entre nous, Zineb ne s’en cache pas : “à mes heures perdues, s’il y en a, je suis également Freelance en communication”On en a déjà parlé ici, faut bien vivre ! Or, bien difficile de payer son loyer et tout ce qu’il s'ensuit exclusivement au moyen de la fougue entrepreneuriale et de l’eau fraîche ! Zineb était très à l’aise avec le fait de te parler de ça. Déjà parce que si jamais, sur un malentendu, tu connais quelqu’un qui connait quelqu’un qui aurait besoin d’un coup de main en comm… Puis surtout, car pas de tabou à avoir, on a souvent une activité en parallèle d’un début d’aventure entrepreneuriale : “même si tu as des résultats avec ta boîte, pouvoir se dégager un salaire prend du temps”. Tu vois, je trouve que ça aussi, c’est important d’en parler dans la présentation des entrepreneurs, ça fait partie de l’histoire. Et en plus, ça va venir nourrir la réflexion du thème de la newsletter du jour !

Zineb, la co-fondatrice de Souki, est l’entrepreneure de la vraie vie invitée pour cet épisode 47 de La Vraie Dose

Zineb, la co-fondatrice de Souki, est l’entrepreneure de la vraie vie invitée pour cet épisode 47 de La Vraie Dose

“J’ai toujours voulu faire plaisir à tout le monde, rendre service, que ce soit personnellement ou professionnellement.”

Bon, mais alors, rentrons dans le vif du sujet : pourquoi Zineb a-t-elle choisi de te parler du fait de savoir dire non lorsque l’on est entrepreneur-e ? “J’ai toujours voulu faire plaisir à tout le monde, rendre service, que ce soit personnellement ou professionnellement”. De ce fait là, Zineb a eu un mal fou à dire non pendant des années. Cela vient selon elle de son éducation et aussi de sa culture : “Il faut savoir qu’au Maroc, c’est très très mal vu de dire non, c’est impoli ! Donc tu dois rendre service même si ça ne t’arrange pas”.

Du coup, je me suis demandée si elle n’avait pas eu un petit choc culturel en arrivant en France (à 18 ans, pour ses études). Nan, parce que sur la culture du non, on n’est pas tout à fait sur une même ambiance par ici. Elle m’a confié qu’elle avait été très étonnée par le “non ça ne m’arrange pas” très décomplexé en vivant à Nice puis à Paris (ayant moi aussi aussi vécu dans ses deux villes, on est d’accord sur le “encore plus à Paris ou pas ?). Petit à petit, durant ses aventures estudiantines et salariales, elle avait donc commencé à travailler là dessus. Mais, “ça se limitait vraiment aux moments où je n’avais pas du tout le choix”.

Puis vint, le grand, le merveilleux, le délicieux moment qui te change une vie : l’entrepreneuriat. Mais si tu sais, ce challenge de développement personnel permanent qui t’apprend sur toi, que tu le veuilles...ou non. “Là je me suis rendue compte que je perdais du temps sur des choses qui n’étaient vraiment pas prioritaires”. Pour le bien de son organisation, de son agenda, de ses “to-dos”, maintenant, elle “apprend à dire non à tout ce qui n’a pas professionnellement de valeur ajoutée”.

“Certains n’ont pas compris que ma vie avait changé, y compris parmi mes proches”

Surtout, au delà du monde professionnel, avec l’entrepreneuriat elle a appris à dire non dans sa vie personnelle aussi (ah bah oui je rappelle l’entrepreneuriat s’incruste partout, dans le pro comme dans le perso !). “Certains n’ont pas compris que ma vie avait changé, y compris parmi mes proches”. Ah, ah, ah mais qui entendons-nous arriver au loin ? Tonton Jean-Mi bien sûr(personnage de la newsletter incarnant toutes ces âmes délicieuses qui te posent des questions bien piquantes sur ton entreprise, refont ton business plan parce que tu comprends “ils pensent que” ou encore sont persuadées que tu passes tes journées devant netflix). À tonton, Zineb répond “oui je suis plus flexible… mais j’ai trois fois plus de choses à faire en fait !”. Forcément, ça a été bien difficile au début car Zineb avait vraiment peur de blesser les gens !

Tu sais, on en avait déjà un peu parlé dans la newsletter “Tu fais quoi de tes journées d’entrepreneur ?” : il est temps de faire comprendre à quel point nous ne passons pas notre temps à rêver de nos projets mais à quel point nous avons des journées bien remplies. C’est tellement nébuleux une journée d’entrepreneur (je rappelle que l’on représente pour le commun des mortels non entrepreneurs un exotisme professionnel absolu) qu’on aurait un peu trop tendance à croire que tu es dispo pour à peu près tout, tout le temps parce que tu es ton propre patron bien sûr (Tout ceci en partant déjà du principe que ton entourage croit à ton aventure entrepreneuriale, ce qui peut déjà être un challenge en soi). Selon la dernière étude LVD fondé sur un panel non représentatif, le pire patron que l’on puisse avoir est bien entendu soi même (en moyenne) mais ça c’est encore une autre histoire. Avec un soupçon d’explication, le “nan vraiment le café de dernière minute alors que là si je m’écoutais je ne dormirais pas cette nuit pour descendre tous mes emails, ça ne va pas être possible”, passe comme une lettre à la poste. Ça pique un peu les proches mais ça finit par être compris dans la grande majorité des cas. Et comme dit Zineb, alias la grande déculpabilisée du non, “tu ne peux pas tout concilier, tu montes ta boîte donc c’est justement le moment où la bienveillance et l’empathie doivent aller dans les deux sens - donc dans ton sens aussi.” !

La grande question que je me suis donc posée en papotant avec Zineb, c’était le “comment” ? Comment ça marche donc ce truc là où tu arrives à dire non aux gens sans avoir peur que l’on t’en veuille gravement à tout jamais ? Quelle est l’astuce ? Zineb a rapidement senti que son délicieux côté “hyperactivité et impatience” risquait de ne pas trop l’aider dans la si douce vie entrepreneuriale. Alors, il y a deux ans, elle s’est mise à la méditation. Un exercice l’a particulièrement marquée : “celui du lâcher prise avec les relations”. Le fameux lâcher prise que les entrepreneurs connaissent bien (de loin, par un ami d’ami). L’idée là est encore et toujours, d’aller à l’essentiel, de revenir à ses priorités, à son cercle restreint.

“ ‘Je courrai tellement partout, je ne me reposais jamais assez, j’écoutais tout le monde sauf moi… jusqu’au jour où j’ai eu un souci de santé, rien de très grave'. Et c’est donc un des tabous de l’entrepreneuriat qui nous rejoint à son tour ce matin : le surmenage.”

Là dedans, on touche du doigt aussi le gros sujet autour du fait d’apprendre à dire non : la culpabilité (que tu connais en revanche un peu mieux car elle n’est malheureusement pas l’amie d’un ami mais beaucoup plus proche de toi personnellement). En tant qu’entrepreneurs, nous aussi on a nos galères, nos moments, nos besoins, nos réflexions… Il faut donc - attention dans quelques instants tu vas lire une évidence que l’on a évidemment du mal à appliquer - … “s’écouter” (le mot qui tient le plus au coeur d’entrepreneure de Zineb) ! Alors, entendons-nous bien, je dis “il faut” parce que c’est vraiment indispensable mais je sais à quel point c’est dur (mon titre de cordonnier mal chaussé de l’entrepreneuriat se porte toujours comme un charme).

Zineb l’a appris à ses dépens : “je courrai tellement partout, je ne me reposais jamais assez, j’écoutais tout le monde sauf moi… jusqu’au jour où j’ai eu un souci de santé, rien de très grave, mais un souci de tension et de fatigue musculaire”. Et c’est donc un des tabous de l’entrepreneuriat qui nous rejoint à son tour ce matin : le surmenage. Mais si tu sais celui qui n’arrive qu’aux autres parce que nous… bah tu sais nous, on va y arriver à être au four et au moulin de nos vies entrepreneurialo-professionnelles et personnelles… ah en fait nan. Là, il y a eu pour Zineb le bon gros déclic qui a dit : “Oula, ton corps t’en as besoin pour ton projet, t’en as besoin pour tes proches...alors préserve-toi en disant non aux truc futiles !”. On en revient donc toujours à cette même loi de l’entrepreneuriat si chère à toute la LVD family d’entrepreneurs qui apprend à déculpabiliser calmement : “On fait déjà ce que l’on peut et ce sera très bien comme ça”.

“Au début t’as juste envie de dire oui à tous les projets car déjà “ils ont l’air géniaux” et puis surtout parce que tu te dis “oui nan mais en prenant part à ce projet, peut-être qu’indirectement, sur un malentendu, je pourrai rencontrer une personne qui, en 2037 pourra peut-être m’aider sur mon projet alors ça vaut le coup tu vois”

En échangeant avec Zineb, j’en ai également profité pour lui parler d’un de mes challenges du moment : les projets qui arrivent dans tous les sens (je rappelle que j’utilise éhontément La Vraie Dose comme une thérapie). Dès qu’un projet démarre, les opportunités plus ou moins pertinentes commencent à poindre le bout de leur nez. Et parfois (souvent), il faut savoir dire non, même aux opportunités les plus sexys / les plus pertinentes. Au début t’as juste envie de dire oui à tous les projets car déjà “ils ont l’air géniaux” et puis surtout parce que tu te dis “oui nan mais en prenant part à ce projet, peut-être qu’indirectement, sur un malentendu, je pourrai rencontrer une personne qui, en 2037 pourra peut-être m’aider sur mon projet alors ça vaut le coup tu vois” (non, ça ne sent pas du tout le vécu voyons). C’est le fameux FOMO - Fear Of Missing Out (Molière aurait surement appelé ça la PMQCH - la peur de manquer quelque chose), grande maladie de l’entrepreneur en création de projet, prêt à dire oui tout le temps à tout parce que la dispersion c’est bon pour le teint tu vois !

Typiquement moi (oui toi aussi tu trouvais que ça faisait un peu trop de paragraphes que je n’avais pas ramené ma fraise je le sais), on me propose de plus en plus de projets en lien avec l’entrepreneuriat ou la création de nouveaux médias. Tu te doutes qu’à chaque fois, ça chatouille mon coeur bien trop sensible qui a toujours envie d’envoyer du soutien par millier à des projets trop géniaux de la mort qui tue. Puis après, en comité de direction avec moi même, je me rappelle juste d’un petit détail qui a son importance : Sarah, tu as fixé le challenge “SMIC au 30 juin 2019 donc tu te concentres sur tout ce qui fait grandir à court terme La Vraie Dose et le reste, c’est non”. Oui, je peux être très dure avec moi même mais c’est tout bêtement pour pouvoir poursuivre ma route entrepreneuriale. Donc le peu de temps que j’ai à disposition / sur lequel je n’arrive plus à faire marcher mon cerveau sur La Vraie Dose… et bien je le prends sur ma vie perso car je suis ma première ressource, celle qui arrivera peut-être à faire de la magie de rentabilité en quelques mois.

Idem, pour Zineb dans ses aventures Freelanciennes par exemple. On se le disait sans gêne plus haut, elle s’est lancée dans ce second projet avec tout pour parvenir à tenir financièrement. Alors, bien sûr que comme c’est une grande fougueuse, elle ne va que vers ce qui la passionne suffisamment, on ne va pas se mentir. Mais elle ne s’en cache pas non plus : “je reçois des propositions de Freelance qui me font vibrer sur le papier mais qui ne sont juste pas assez rentables financièrement”. Et le Freelance est avant tout là pour permettre à Zineb de continuer à faire grandir Souki, pas spécialement pour se disperser vers des missions pour le fun (même si ce serait chouette dans une autre vie). Elle a conclu avec cette phrase : “on ne travaille pas pour la gloire”. Est-ce que toi aussi, tu penses à l’accrocher en 4 par 3 au dessus de ton bureau pour te souvenir que y’a rien de mal à gagner des sous quand on bosse dur hein (Ça aussi faudra qu’on s’en reparle dans une newsletter tiens, faut que je trouve quelqu’un) ?

“Le non libère ! On a déjà bien assez de pression avec nos entreprises, si on commence à s’encombrer de projets inutiles, ça nous stresse encore plus”.

De tout ça, Zineb a tiré une grande leçon qu’il est bon d’entendre et de lire : “généralement, il ne se passe absolument rien de grave lorsque l’on dit non, c’est purement psychologique”. On a bien entendu le droit de dire non de façon “politique et gentille”, Zineb et moi on était d’accord sur le fait qu’un “non” bien clair n’empêche pas d’y mettre les formes, rien que pour remercier la personne d’avoir, d’une façon ou d’une autre, pensé à nous. Et, finalement, réaliser à quel point le non n’est pas grave du tout (d’ailleurs dire non de façon délicate permet aussi de retirer toute gravite), ça décoince tellement. “On a toujours l’impression que les gens vont être choqués ou vexés si l’on dit non. En fait, les gens sont plus compréhensifs que ce que l’on peut imaginer”.

Surtout, il vaut mille fois mieux dire un non franc et massif dès le départ que de dire oui et de ne pas tenir ses engagements. C’est ce que je me dis toujours et d’ailleurs (ou parce que je ressens encore souvent le besoin de me justifier - progrès en cours), je prononce cette phrase à l’oreille de ceux qui me proposent un projet bien trop cool (Je ne sais pas si c’est la meilleure carte mais je joue la transparence) : “tu sais, comme je dois me consacrer un maximum à tout ce qui fait grandir LVD pour l’instant, je préfère te dire non tout de suite - même si j’aurais adoré prendre part à ton projet - plutôt que de ne pas tenir mes engagements.”.

D’ailleurs, tu sais, ça m’est arrivé très récemment de devoir dire non à deux copains entrepreneurs qui me proposaient un super projet en parallèle de LVD (mais lié à l’entrepreneuriat quand même). Je me suis juste dit “Sarah tu les aimes bien donc tu ne peux pas les planter, tu sais très bien qu’il faut leur dire non tout de suite” (oui je me parle beaucoup, la magie de ne pas avoir de co-fondateur). Tu sais quoi ? En fait, ils pensaient la même chose que moi de leur côté ! En mettant gentiment les pieds dans le plat, j’ai juste détendu tout le monde car ils ont finalement eux aussi choisi de se concentrer sur leur projet perso ! Moi qui avais peur de les vexer, en fait, j’ai tellement bien fait. Comme dirait Zineb “Le non libère ! On a déjà bien assez de pression avec nos entreprises, si on commence à s’encombrer de projets inutiles, ça nous stresse encore plus”.

Zineb ne s’en cache pas du tout : “ça m’est déjà arrivé de dire oui et de ne pas tenir mes engagements… et ça m’a rendue encore plus coupable !”. Et ouaip, si dire non apporte une culpabilité niveau 100… dire oui et ne pas tenir ses engagements alors que l’on sentait un peu venir depuis le départ, apporte une culpabilité de niveau 10 000. Elle a un excellent recul sur le sujet : “dire oui me rajoutait beaucoup plus de stress que si j’avais tout simplement dit non je ne peux pas”.

Le non, c’est avant tout le respect, de son projet et de soi même. Notre temps a de la valeur, notre énergie a de la valeur. Que ce soit dans le pro ou dans le perso, on ne pourra pas être sur tous les fronts, tout concilier. “Si l’on dit non, ce n’est par plaisir mais pour se focaliser sur des objectifs précis et se préserver.”. Au début d’un projet, on tombe vite dans la dispersion et non pas dans la concentration. Or, Zineb le dit très bien “à force de vouloir être partout, on est nulle part” ! Alors, zou on apprend à dire non aux autres… et à soi même ! Et oui, parce que savoir se dire non sur tel projet, telle idée, telle phase de  “je fais juste ça et après je me pose vraiment”, c’est juste savoir se protéger et donc protéger l’avenir de son projet !

C’est sur cette réflexion que je te propose que l’on dise un grand merci à Zineb d’avoir accepté d’être invitée dans La Vraie Dose d’une newsletter. Surtout, elle a osé te parler d’un vrai sujet, savoir dire non, et ça sans détour (je m’en doutais un peu, je ne te l’ai pas choisie par hasard). Alors, n’hésite pas à aller faire un tour sur le site internet de Souki si son projet te séduit ou sur Instagram si tu veux suivre ses aventures (ou même juste lui envoyer une vraie dose de “nan mais c’est tellement vrai ce que t’as dit dans la newsletter’) ! Ça faisait quand même du bien qu’elle vienne nous rappeler à quel point, notre temps a de la valeur, nos objectifs ont de la valeur et surtout à quel point nous avons en tant qu’êtres humains entrepreneurs (mais pas seulement) de la valeur !

💪 Ton challenge de la semaine, proposé par Zineb : 
”Dire un premier non cette semaine” !💪

Zineb, l'explique très bien, le "non le plus difficile à dire : c'est le 1er !". À toi de trouver une chose qui te prend de l'énergie, qui est chronophage, qui n'apporte pas de valeur ajoutée à laquelle tu peux dire un vrai non !

Et si t'as envie de fêter ton premier non, glisse moi une petite insta-story ou un petit mail, je serai heureuse de partager ça avec toi !

💖 LA VRAIE PÉPITE DE LA SEMAINE 💖

"La Vraie Pépite de la semaine", c'est une toute nouvelle rubrique dans LVD ! Chaque semaine, l'entrepreneur-e de la vraie vie invité-e t'y glissera un livre, un podcast, un film, un article, etc... bref une référence qui a marqué sa vie entrepreneuriale et qui devait donc être partagée avec toi !

La Vraie Pépite de Zineb, c'est un Livre : "Steve Jobs" de Walter Isaacson

Pourquoi cette pépite ? Zineb a lu la biographie de Steve Jobs 2 ans avant même de se laisser dans l'entrepreneuriat. Le jour où elle a fondé Souki, c'est devenu son livre de chevet ! Elle aime ce livre tout simplement car "il déculpabilise l'échec, il le rend presque sexy". Puis aussi, car elle est très inspirée par le personnage, sa résilience, son ambition !

Bon, avec tout ça, ça ne te dirait pas de recevoir ta vraie dose hedbo d’énergie entrepreneuriale directement dans ta boite mail chaque lundi ? Histoire de prendre confiance en ton génie d’entrepreneur quoi !

🔥NOUVELLE RUBRIQUE : PARTENAIRE DE LA SEMAINE🔥

Lisa, fondatrice d’IIWAB Studio était la partenaire de La Vraie Dose 47

Lisa, fondatrice d’IIWAB Studio était la partenaire de La Vraie Dose 47

Mais quelle est donc cette nouvelle rubrique et quelles sont ses revendications ?


Pour fêter les 50 contributeurs mensuels et la validation de ce premier morceau de modèle économique (ouais je parle comme un bouquin d'éco c'est sympa hein), je me jette donc dans le grand bain sans brassard : je lance officiellement les partenariats LVD. C'est que tu vois, je sentais bien venir le fait qu'il faudrait un deuxième axe de revenu (en complètement du financement participatif) pour que la newsletter puisse (continuer à) exister - j'appelle ça la magie de créer un média sur l'internet - cependant j'ai quelque peu mis le temps.

Figure-toi que j'ai pensé depuis le début de La Vraie Dose d'abord à de la publicité puis à des partenariats un peu plus intelligents. L'idée ? Promouvoir dans la newsletter des produits ou services stylés pour les entrepreneurs et percevoir en retour une commission. Mais déjà, il fallait que je sois ok mentalement avec tout ça. Ensuite, il m'a fallu le temps de trouver les bonnes personnes pour ce faire, au bon moment et de la bonne façon.

Je vais te mijoter une page partenariat sur le site de La Vraie Dose dans la semaine sur laquelle tu pourras retrouver tous les partenaires (qui sont actuellement au nombre de un) et aussi un joli manifeste qui expliquera tout bien sur le choix de ces derniers. 

En gros, ce manifeste (qui dort paisiblement dans un doc word pour le moment) dit que :
0- Je ne veux bâtir des partenariats qu’avec des gens que j’ai déjà rencontrés et avec lesquels je suis 100% humainement à l’aise.💛
1- Je veux concevoir des partenariats avec des produits ou services liés à l’Entrepreneuriat. Et dans la mesure du possible / faisable, je veux pouvoir les tester☝️
2- Je veux obtenir un vrai avantage pour les lecteurs de LVD pour chaque partenariat : cadeau, code promo, etc ! Et cerise on the gâteau, tant que possible, je veux dégoter un avantage encore plus gros pour les contributeurs mensuels ! 😎
3- Les partenaires doivent accepter qu’avec LVD, la transparence est reine. Chaque partenariat sera clairement affiché comme tel, je partage avec toi depuis le début tout mon cheminement autour du modèle économique et ça ne va pas changer !🙈


Bon allez je te présente Lisa parce que je sens bien que tu t'impatientes là !


Pourquoi Lisa ? Donc, la première partenaire de choix de LVD est Lisa, webdesigner et fondatrice d'IIWAB studio. Lisa c'est une sacrée rencontre entrepreneuriale, immortalisée par bien trop de tasses de café. C'est aussi une lectrice fidèle de LVD (ce n'est pas moi qui le dit, ce sont les stats) et une des premières contributrices au financement participatif mensuelElle avait bien en tête toutes mes exigences partenariesques / toute ma lourdeur... et pourtant elle a eu envie de se lancer dans un partenariat avec moi !

Quel est donc ce partenariat ? Lisa a crée une formation en ligne pour les entrepreneur-e-s avec un budget trop serré pour un webdesigner de talent comme elle (je refais le pitch à ma sauce là) mais qui ont envie d'avoir un site internet sexy en se dépatouillant un peu. Elle t'a donc mijoté la formation "crée ton site web comme un pro", avec un max de pédagogie, de personnalisation, 7 heures de vidéos, 100 pages d'explication et 6 mois d'accompagnement. Tout cela pour un tarif public de 600€(attends la suite, y'a une surprise) Tu peux retrouver toutes les infos relatives à la formation en allant sur le site hyper bien pensé de Lisa

Bon, parlons-peu (hum), parlons-bien, je te le disais plus haut pour chaque partenariat que je mets en place, je voulais donc un avantage exclusif pour La Vraie Dose. Le voici : 
- Pour tous les lecteurs de La Vraie Dose, jusqu'au 17 mars 23h59 (vraiment), la formation de Lisa passe à 500€ (oui on est sur du moins 100€) avec le code… UNIQUEMENT DISPO POUR LES LECTEURS INSCRITS À LA NEWSLETTER
- Pour les contributeurs mensuels, la formation sera à vie au tarif de 500€ avec le code... que je glisserai sur la communauté privée "La Vraie Dose de Papotage". ;-)


Voilà, désolée d'avoir été un peu longue pour l'annonce de ce premier partenariat mais tu me connais, j'avais besoin de planter le décor. Tout simplement, parce que ce partenariat je le voulais pour La Vraie Dose (bé oui, LVD y gagnera peut-être des sous sous tu l'imagines bien) mais aussi pour toi. Je voulais que ce soit pertinent tant sur le fond (là typiquement la création de site web, ça peut pas mal servir à la LVD family quand même) que sur la forme (expliquer tout bien et avoir Lisa en partenaire qui valide tous mes critères). 

Sarah François