[LVD 46] "Ma famille n'a pas soutenu mon projet entrepreneurial...et ce n'est pas grave !" - Mélinda - Freelance Factory

Cette semaine, j'ai donc le plaisir intense de te présenter Mélinda, fondatrice de Freelance Factory ! Mélinda pour moi, c'est un sacré coup de coeur entrepreneurialo-humain. Alors, on savait toutes les deux que l'on te mijoterait une newsletter un jour. Manquait plus qu'à trouver un sujet bien "pieds dans le plat", Mélinda n'ayant pas peur de se confier à toi sur un vrai sujet de l'entrepreneuriat, sans faux semblant. Finalement, elle a trouvé toute seule comme une grande, dans sa propre histoire, ZE thématique un peu tabou : l'absence de soutien familial et son poids psychologique sur une aventure entrepreneuriale. Allez, viens, on se parle de ça pour de vrai mais avec humour et recul ! :)

La Vraie Dose 46 : “Ma famille n’a pas soutenu mon projet…et ce n’est pas grave !”

La Vraie Dose 46 : “Ma famille n’a pas soutenu mon projet…et ce n’est pas grave !”

“Ok, il y a la réussite financière et opérationnelle, mais il faut aussi se poser et se demander à soi même : comment moi, freelance, humainement, je vis mon parcours ?"

Comme chaque semaine, commençons donc par les salutations(c’est qu’on a nos petites habitudes hein avec ce nouveau format de newsletters à 4 mains / 2 cerveaux). Voici donc ton “entrepreneure de la vraie vie” de la semaine, qui a pensé cette newsletter avec moi : Mélinda. Alors, tu sais que j’aime bien commencer par te présenter les entrepreneurs par leur personnalité et non par leur projet. Quand je lui ai demandé de se décrire, elle m’a fièrement dit “moi je suis complètement barrée”. Bon, déjà, tu es dans l’ambiance.

Maintenant que je la connais un peu comme je te le disais plus haut (bon ça fait 3 mois mais à l’échelle de temps entrepreneuriale, on est sur un bon 3 ans du coup), je dirais qu’elle est déterminée, débrouillarde, ambitieuse, franche, avec un caractère bien trempé et surtout hypersensible (oui la joyeuse bande des entrepreneurs hypersensibles se porte bien).

Pour te parler maintenant de sa vie entrepreneuriale, Mélinda a enchainé 4 années chargées en tant que consultante freelance / cheffe de projets en communication (après un master en communication, pour une entrepreneure, c’est un parcours étonnement cohérent) plutôt pour des clients grands comptes (des grosses boites quoi, ne faisons pas de chichis). Au bout de ces 4 années et de quelques papotages avec d’autres freelances croisés au détour de missions, elle a senti un vrai truc : la solitude entrepreneuriale. La vraie, la fameuse.

Sans parler du fait qu’elle a parfois eu l’impression que l’on parlait trop business dans le business : “Ok, il y a la réussite financière et opérationnelle, mais il faut aussi se poser et se demander à soi même : comment moi, freelance, humainement, je vis mon parcours ?”. Son ambition est de créer un véritable collectif de freelances qui s’entraident tant sur le pratiquo-pratique que sur le mental. Aujourd’hui, elle a déjà créé et mis en ligne le média (blog et vidéo) Freelance Factory mais demain elle voit plein d’autres concepts graviter autour.

J’en profite pour faire une aparté : tu remarqueras que nos projets (Freelance Factory et La Vraie Dose) regardent droit dans la même direction même s’ils ne suivent pas forcément le même cheminement. Tu m’as d’ailleurs entendue / lue pas mal de fois dire que mon grand pourquoi avec LVD était de lutter contre la solitude physique et psychologique de l’entrepreneur-e. Certains y verraient de la concurrence, nous on y voit une vraie complémentarité avec un maximum de bienveillance (au sens 1er du terme, pas en mode galvaudage), d’entraide et de non-photocopiage. Ça valait le coup de s’arrêter là dessus juste pour te dire que les copains entrepreneurs peuvent très bien entreprendre dans le même secteur que le tien #YaDeLaPLacePourToutLeMondeTantQuIlYaLeRespect !

Mélinda, la fondatrice de Freelance Factory, est l’entrepreneure de la vraie vie invitée pour cet épisode 46 de La Vraie Dose

Mélinda, la fondatrice de Freelance Factory, est l’entrepreneure de la vraie vie invitée pour cet épisode 46 de La Vraie Dose

“En creusant un peu le vernis, je me suis rendue compte que pas mal d’entrepreneurs avaient dû faire face à un entourage toxique“

Maintenant que le décor est posé, intéressons-nous au sujet choisi par Mélinda. Lorsque je lui ai proposé d’être une des 'entrepreneur-e-s de la vraie vie le temps d’une newsletter de La Vraie Dose", c’était avant tout pour sa personnalité. Je savais qu’on était sur un 81212 Franc Parler. Alors, hyper naturellement, elle m’a proposé une liste de sujets bien bien bien pieds dans le plat. Finalement, on s’est accordées sur le manque de soutien familial. Pourquoi ? Déjà, parce que comme dirait Mélinda, c’est “tabou”. On n’en parle pas spécialement ou en ricanant un peu. Pourtant, Mélinda l’a observé “en creusant un peu le vernis, je me suis rendue compte que pas mal d’entrepreneurs avaient dû faire face à un entourage toxique”.

Puis, elle a aussi eu envie d’en parler, parce qu’on peut se le dire l’entourage familial (et pas que), “ça conditionne quand même pas mal l’aventure entrepreneuriale”. Lors de la création d’une entreprise, y’a un tel cocktail fait d’excitation et de peurs, qu’on recherche du vrai soutien. Puis parfois, on ne le trouve pas toujours, on se heurte à une incompréhension, on nous regarde comme la personne un petit peu marginale de la famille. Mélinda ne s’en cache pas “Au début ils ont tellement pensé que j’étais dans un de mes délires d’artiste, qu’ils n’ont juste pas cru à mes ambitions entrepreneuriales. Maintenant, ils sont juste là en mode 'oui bon, elle l'a fait, ok !' ”.

Au fond, c’est quand même une thématique pas mal en filigrane des newsletters de La Vraie Dose, tout ça incarné par un personnage que tu aimes tant (ou qui a au moins le mérite de te faire rire jaune pendant les réveillons en famille), j’ai nommé Tonton Jean-Mi. C’est celui qui au mieux te pose les “questions qui piquent mon coeur d’entrepreneur (“Alors, ça en est où ton projet ?”, “Tu gagnes ta vie avec ton truc ?”, “Tu as un vrai travail à côté ?”), au pire ne te prend pas au sérieux dans ton aventure entrepreneuriale, que dis-je, dans ta crise existentielle passagère “qui va te passer”. Bref tonton Jean-Mi personnifie à lui tout seul une lignée de charmants êtres toujours prêts… à ne pas te soutenir (voire à appuyer là où ça fait financièrement mal pour créer un peu d’action entre le fromage et la bûche). J’ironise un peu (beaucoup ?) sur lui. Mais si, avec Mélinda, on a décidé de te mijoter cette newsletter vraiment à coeurs d’entrepreneures ouverts, c’est parce que parfois, ça fait un peu mal à nos entreprises et à nous, êtres humain-e-s surtout.

“On est plutôt sur une ambiance “nan mais on n’a pas trop envie que tu montes ta boite parce que des fois que ça marche sur un malentendu, ça nous ferait pas bien plaisir à l’égo”.

De façon assez surprenante (au regard du sujet choisi par Mélinda), ses deux parents sont / ont été entrepreneurs. Forcément, ça te donne tout de suite un goût de l’entrepreneuriat et de l’effort assez prononcé ! En tant que fière fille d’entrepreneurs, elle n’a jamais franchement sombré dans le “t’as de la chance d’être ton propre patron, tu peux partir en vacances quand tu veux” (la bise aux clichés du copain qui veut devenir entrepreneur… mais demain plutôt). Pourtant, même si elle a pu aller puiser une belle inspiration et de précieux conseils auprès de ses parents, il y a quand même un fossé qui s’est creusé, à la fois générationnel et business. L’entrepreneuriat change quand même pas mal de bouille au fil de temps et du fait des évolutions de la technologie des internets, ses parents n’étaient clairement pas chefs de projets freelance en communication.

Puis, globalement, au delà d’un noyau dur de membres proches plutôt encourageants, la tribu de tontons Jean-Mi de Mélinda a bel et bien été au rapport. Elle s’est littéralement sentie “découragée”. Et là, on entre dans le vif du sujet car on n’est pas sur petit “nan mais t’es sûre que tu veux monter ta boite ?” et autres questions dites “bienveillantes” (note : je rappelle que la bienveillance n’est pas le nouveau synonyme à la mode pour nommer la maladresse). On est plutôt sur une ambiance “nan mais on n’a pas trop envie que tu montes ta boite parce que des fois que ça marche sur un malentendu, ça nous ferait pas bien plaisir à l’égo”. Et ça, ce genre de découragements, même si chut c’est un secret de polichinelle faut pas le dire, il existe pour pas mal d’entrepreneurs en vrai, je te le jure. Si tu l’as vécu, ressenti comme ça, t’en as bien le droit. Mélinda, un bon paquet d’entrepreneurs que j’ai rencontrés autour d’un café ou encore moi, on a traversé ça aussi pour de vrai.

“j’ai observé, en me fondant totalement sur des faits personnels (une nouvelle étude LVD basée toujours sur un échantillon non représentatif et une analyse subjective), que dans une famille il y a ceux qui ont “la carte” pour entreprendre et ceux qui ne l’ont pas.”

Mélinda a pris le temps d’analyser les choses et de percer à jouer les racines de ce non engouement bien particulier : “j’ai toujours été le vilain petit canard de la famille, quand on m’attaque, je réponds, quand quelque chose ne me plait pas, je le dis”. Alors sans faire de la psychologie de comptoir (nan ce ne serait pas le genre de La Vraie Dose franchement), j’ai observé, en me fondant totalement sur des faits personnels (une nouvelle étude LVD basée toujours sur un échantillon non représentatif et une analyse subjective), que dans une famille il y a ceux qui ont “la carte” pour entreprendre et ceux qui ne l’ont pas.

Quand la rumeur dit que ton cousin au 5ème degrés Jean-Kévin(est-ce qu’on serait pas sur un nouveau personnage LVD là ?) projette peut-être de monter une entreprise en 2032, c’est un pur génie. Mais par contre, toi qui monte effectivement ton entreprise depuis 1 an, on va “délicatement” (non en fait) te demander : “quand ton projet va sortir pour de vrai ?”. Alors, si t’avais écouté mes explications pendant les 4 derniers dîners où t’as préféré refaire l’abécédaire avec ton petit dernier, tu aurais réalisé que la première version de mon bébé à moi est sortie depuis un bon 10 mois (toute ressemblance avec les faits réels de ma vie serait fortuite hein bien entendu)... Bref, une situation qui, comme le mentionne Mélinda “peut développer un syndrome de l’imposteur chez certains entrepreneurs”.

“Et là, y’a encore quelque chose, il y a un vrai tabou dans le tabou de la bien pensance entrepreneuriale : l’envie de monter une entreprise qui dépote pour se faire kiffer certes… mais aussi pour faire faire fermer son clapet à tonton Jean-Mi”.

Et là, y’a encore quelque chose, il y a un vrai tabou dans le tabou de la bien pensance entrepreneuriale. Nan mais un vrai truc que les entrepreneurs n’osent pas avouer parce que ça fait pas chic en afterwork startuppien : l’envie de monter une entreprise qui dépote pour se faire kiffer certes… mais aussi pour faire faire fermer son clapet à tonton Jean-Mi. Et je te jure qu’en entendant une phrase de Mélinda là dessus, je me suis sentie moins seule et j’espère que toi aussi : “la meilleure vengeance que j’ai eue est d’avoir une entreprise prospère, pour laquelle je ne demandais rien à personne”. Oui, le mot vengeance est fort. Oui, on n’est pas sur la routine matinale de l’entrepreneur aromatisée au tryptique yoga / méditation / baie de Goji.

Évidemment qu’on entreprend avant tout pour soi, pour l’aventure humaine de dingue, pour la mission et les valeurs que l’on veut porter au travers de nos projets. C’est ça le point de départ de toute l’histoire, ce qui fait qu’on a envie de se lever le matin (enfin presque tous les jours quoi), ce qui fait qu’on survit à 10 séjours quotidiens sans ticket en montagnes russes émotionnelles sans broncher (ou alors en bronchant tranquillement avec un copain entrepreneur autour d’un café). C’est une certitude que tout commence par de grandes convictions personnelles. Mais ouais, allez, on se déculpabilise un peu, on peut le dire, quand tonton Jean-Mi n’écoute même pas ton pitch jusqu’au bout, trop persuadé que tu vas vite redescendre sur la terre salariale, bah on a aussi un petit coup de fougue entrepreneuriale un peu moins vertueuse qui vient.

Tu veux que je te dise un truc, moi “Sassou l’entrepreneure bisounours qui monte un projet pour faire kiffer les entrepreneurs même si elle est pas 100% au clair sur le modèle économique qu’elle va mettre dedans” ?Quand il n’y a même pas un début d’étincelle d'intérêt qui est là, et passer la crise de larmes de rigueur sur le trajet du retour, on a bien le droit de transformer ça en un vrai feu sacré de motivation et d’ambition. C’est pas joli-joli, c’est passager mais ça fait du bien.

“Le fait que ma famille ne s’intéresse pas à mon projet, ça me permet de faire une vraie grosse distinction vie pro vie perso en n'étant pas constamment en train de parler de ma boîte”

Mais tu le sais avec La Vraie Dose, on passe vite de la déculpabilisation à l’énergie. J’étais particulièrement contente que Mélinda se confie à toi et moi sur ce vaste sujet, aussi parce qu’elle entreprend depuis 4 ans. Son activité de Freelance a connu une sacrée envolée en terme de chiffre d’affaire et elle sait tout ce qu’elle a donné pour que ce soit le cas. Donc elle a forcément pris du recul sur le sujet : “J’ai décidé d’accepter ma famille comme elle était, je me suis fait une raison”. On est sur une vraie phrase d’apaisement.

L’astuce maison de Mélinda pour se sentir mieux, avec sa famille et avec elle même : “Je ne parle pas de mes projets car on va s’aventurer sur un terrain où… ce n’est pas la peine”. Simple, basique, mais efficace ! Et tu sais quoi ? En fait, elle en est étonnement très heureuse pour une raison toute simple : ça lui permet de couper vraiment. Elle le confie, “Le fait que ma famille ne s’intéresse pas à mon projet, ça me permet de faire une vraie grosse distinction vie pro vie perso en n'étant pas constamment en train de parler de ma boîte”.

Tu sais c’est ce fameux moment de vie personnelle où tu as juste envie d’être toi : “- Alors ça en est où ton projet ? - Moi ça va merci, je me remets au sport là tout doucement !”. D’ailleurs, c’est même dans l’ADN de sa nouvelle entreprise Freelance Factory : “ma vie ne tourne pas autour de ma boîte”. Finalement, après réflexion et digestion, elle se satisfait d’être vue par sa famille comme une personne et non pas comme une entrepreneure.

“La réussite de mon entreprise ne dépend pas d’eux, ils ne sont ni mes clients, ni mes prestataires.”

Avec tout ce recul, elle a aussi réalisé quelque chose d’assez simple mais qui fait considérablement relativiser un bon gros manque de soutien familial : “La réussite de mon entreprise ne dépend pas d’eux, ils ne sont ni mes clients, ni mes prestataires. Ils n’ont jamais mis un centime dans ma boîte et je ne leur ai jamais rien demandé.”. Donc, voilà, une fois passée l’envie plus ou moins passagère d’entreprendre uniquement pour finir au CAC40 et créer un vrai effet de surprise chez tonton Jean-Mi, il est bon de réaliser à quel point on n’a juste pas besoin de l’approbation de qui que ce soit pour entreprendre. Tu sais, c’est ce qu’on se disait dès la troisième newsletter de La Vraie Dose : les retours de valeur sont avant tout ceux de nos clients cibles et de nos éventuels partenaires !

Puis, parfois l’entrepreneuriat (attention l’instant chamallow et bisounoursitude arrive) t’aide aussi à vraiment mieux cerner ton entourage. Il y a certes l’entourage familial de sang, les réveillons endimanchés et le tour de table “concours de vie pour toujours plus d’ambiance”. Mais il y a aussi, l’entourage de coeur, (personnel et entrepreneurial) auquel tu peux te raccrocher. Melinda a osé s’entourer autrement “Mon entourage amoureux et amical a vraiment contrebalancé ce manque de soutien d’une partie de ma famille”. Elle s’est recentrée sur son entreprise et sur tous les joyeux humains disposés à la soutenir psychologiquement dans cette folle aventure.

“J’ai eu souvent cette réflexion que l’entrepreneuriat venait raviver pas mal de choses bien enfouies chez l’entrepreneur : personnalité, blessures passées, entourage familial, rapport à l’argent, etc. Elle a appris sur elle-même, elle a su trouver des ressources”

Pour Mélinda, au coeur de son aventure entrepreneuriale, il y a donc eu un vrai challenge psycho-familial à gérer. J’ai eu souvent cette réflexion d’ailleurs que l’entrepreneuriat, du fait de son côté très “exercice de développement personnel permanent”, venait raviver pas mal de choses bien enfouies chez l’entrepreneur : personnalité, blessures passées, entourage familial, rapport à l’argent, etc. Elle a appris sur elle-même, elle a su trouver des ressources, comprendre à quel point c’est avant tout elle qui allait bâtir son aventure entrepreneuriale avec sa volonté et son auto-soutien.

Je crois que pour Mélinda, c’est ma lecture des choses, ça a été un travail permanent mais enrichissant. Elle a appris à aller chercher le soutien là où il était, à se recentrer sur les membres de sa familles qui croyaient vraiment en elle (entrepreneurialement et pas que), à aller puiser de la force dans ses relations professionnelles, amicales et amoureuses. Clairement, y’a eu des passages bien douloureux mais maintenant une vraie tranquillité se gagne dans son esprit. Le jour où tu réalises que ton entreprise n’a absolument pas besoin de ton entourage familial pour fonctionner et que toi personnellement en tant qu’humain, tu n’as pas non plus besoin de lui pour avancer… on respire !

“Un autre message que l’on avait de transmettre aussi, c’est que parfois, vivre mal ce manque de soutien familial, ce n’est pas un problème de “baby entrepreneur”. C’est ok, quelque soit ton aventure entrepreneuriale, ta personnalité, l’âge de ton projet d’avoir ressenti un vrai manque de réconfort et d’encouragement.”

Si Mélinda a, d’elle même, voulu se confier à toi sur ce sujet là, c’est avant tout pour t’envoyer un sacré courage si toi-même, quelqu’en soit l’échelle tu ressens un manque de soutien familial (ou même un manque de soutien dans ta vie personnelle au sens large). L’idée n’était évidemment pas d’en dire inutilement trop sur sa vie privée (on peut se livrer honnêtement sans avoir besoin de tout révéler, j’ai souvent dit à Mélinda quand elle hésitait à parler d’un point précis que ce n’était pas nécessaire : quand il y a un doute, il n’y a pas de doute). La séance de préparation de cette newsletter a été intense humainement et émotionnellement (deux entrepreneurs hypersensibles dans une même pièce, ça fait des chocapics). Depuis longtemps elle avait envie de partager son vécu à d’autres entrepreneurs, ce vrai challenge parfois lourd à dépasser de manque de soutien familial juste pour dire “tu n’es pas seul-e”. Elle m’a même confié que la conception et la relecture de cette newsletter avait été pour elle un exercice libérateur.

Un autre message que l’on avait de transmettre aussi, c’est que parfois, vivre mal ce manque de soutien familial, ce n’est pas un problème de “baby entrepreneur”. C’est ok, quelque soit ton aventure entrepreneuriale, ta personnalité, l’âge de ton projet d’avoir ressenti un vrai manque de réconfort et d’encouragement.L’entrepreneur n’est pas un robot mais juste un joyeux humain qui décide de monter sa boite avec en guise de bagage un sacré vécu personnel. Alors, c’est ok si parfois tu es en colère de ne pas avoir reçu / entendu / gagné tout le soutien que toi et ton projet canon vous auriez mérité. Souviens-toi juste de tout ce que t’as dit Mélinda : tu pourras toujours trouver un vrai soutien bienveillant(pas le soutien dopé aux faux semblants pour juste savoir si ta boite n’avance pas ou... n’avance pas), peut-être même auprès de personnes que tu ne connais pas encore. Un des plus gros kiffs de l’entrepreneuriat c’est quand même la magie des rencontres sous toutes ses formes.

Ses dernières lignes, je les écris avec beaucoup d’émotions (le retour du hashtag #EntrepreneureFragile créé par moi-même pour moi-même) car je sais combien de fois j’ai pu seule me répéter ce genre de phrases quand j’ai été déçue / en colère / en larmes pour un manque de soutien d’un morceau de famille. Et je n’imagine pas combien de fois Mélinda a pu penser la même chose, avec sa force de caractère du tonnerre en plus. Réalise bien quetous les entrepreneurs, d’une façon ou d’une autre, traversent ou ont traversé ce manque de soutien frustrant. L’essentiel est de comprendre que t’as bien droit à une sacrée dose de soutien à la hauteur du génie que tu es (c’est une vanne mais pas vraiment en fait). Sur ces belles paroles enguimauvées et quelques gouttes sur mon clavier, je voulais juste que l'on remercie à fond les ballons Mélinda d’avoir participé à cette folle vraie dose 46. Que ce soit pour lui envoyer un peu de love entrepreneurial, pour en savoir plus sur son projet ou pour papoter avec elle, tu peux découvrir le site de Freelance Factory et son compte Insta (bien trop drôle, si t'apprécies mes aventures instagramiennes, t’aimeras vraiment les siennes).

💪 Ton challenge de la semaine, proposé par Mélinda : 
passer une journée sans parler de ton projet !💪

Mélinda te le confiait plus haut, un des apprentissages positifs qu'elle retire de cette absence de soutien familial est le fait qu'elle a appris à rester une personne, un être humain à part entière en dehors de son aventure entrepreneuriale. D'ailleurs, au coeur de sa nouvelle entreprise, Freelance Factory, il y a cette philosophie selon laquelle l'entrepreneur doit avant tout penser à être et rester lui-même.

Alors, ta mission si tu l'acceptes est de passer une journée sans aborder ton projet. Tu peux tester plusieurs variantes : passer effectivement une journée avec cette joyeuse famille qui ne s'intéresse pas à ton projetprendre du bon temps avec tes précieux soutiens en leur précisant qu'ils ne doivent pas te parler de ton projet... ou encore te retrouver à passer une journée avec des personnes qui ne te connaissent pas et ne parler de ta vie entrepreneuriale sous aucun prétexte ! Juste pour le plaisir de respirer et de garder sa personnalité. L'entrepreneur est une personne, comme aurait pu dire l'autre !

💖 LA VRAIE PÉPITE DE LA SEMAINE 💖

"La Vraie Pépite de la semaine", c'est une toute nouvelle rubrique dans LVD ! Chaque semaine, l'entrepreneur-e de la vraie vie invité-e t'y glissera un livre, un podcast, un film, un article, etc... bref une référence qui a marqué sa vie entrepreneuriale et qui devait donc être partagée avec toi !

La Vraie Pépite de Mélinda, c'est un Podcast : "Nouvelle École" d'Antonin Archer

Pourquoi cette pépite ? Dans ce podcast (que j'ai moi aussi adoré et qui a clairement déclenché mon addiction podcastienne), Antonin part à la rencontre de ceux qui sortent des sentiers battus : entrepreneurs, artistes, sportifs, écrivains, etc... Mélinda a notamment aimé découvrir des parcours d'entrepreneurs qui ne se ressemblent pas les uns les autres. En les écoutant, elle a juste eu l'impression qu'il y avait un tas de voies pour entreprendre, que chacun avait ses challenges et ses facilités ! Ça l'a inspirée et lui a donné la force de croire en sa bonne étoile entrepreneuriale !


Bon, avec tout ça, ça ne te dirait pas de recevoir ta vraie dose hedbo d’énergie entrepreneuriale directement dans ta boite mail chaque lundi ? Histoire de prendre confiance en ton génie d’entrepreneur quoi !

Sarah François