[LVD 45] "Je ne peux entreprendre que par passion !" - Marion / La Cancanneuse

Cette semaine, j'ai donc le plaisir de te présenter Marion, fondatrice de La Cancanneuse ! Marion, c'est une jolie découverte entrepreneuriale pleine de sensibilité, d'authenticité et de parler vrai. Alors, dès que je l'ai rencontrée, je me suis jurée de te la présenter dans LVD. Je ne savais pas sur quelle thématique (clairement j'avais une dizaine de sujets en tête dont l'hypersensibilité ou la gestion de l'échec entrepreneurial), je savais juste qu'elle oserait se confier à toi avec un maximum d'honnêteté. Aujourd'hui, c'est le grand jour, elle vient te parler d'entrepreneuriat passion avec un maximum de pieds sur terre !

La Vraie Dose 45 : “Je ne peux entreprendre que par passion !”

La Vraie Dose 45 : “Je ne peux entreprendre que par passion !”

“L’idée est de ne pas sombrer dans les évidences en mode “entreprendre pour vivre de sa passion, c’est trop génial kikoulol” mais d’approfondir un chouillat plus la réflexion. Déjà, il y a le point de départ, pourquoi est-on un-e entrepreneur-e passion ?"

Allez, commençons par les politesses, laisse-moi te présenter Marion. Marion a 30 ans, c’est une passionnée, une fille 100% parler vrai, une instinctive, une hypersensible. C’est aussi une entrepreneure survoltée avec plusieurs aventures entrepreneuriales au compteur. Elle est tombée dans la savoureuse marmite de l’entrepreneuriat en 2016 en créant O Librius, une box culturelle dans laquelle elle glissait chaque mois une sélection de livres à ses abonnés. C’était véritablement une aventure passion pour Marion qui est accroc à la lecture (elle assume fièrement une moyenne de 25 à 40 livres lus par mois pendant les périodes les plus folles - oui on n’est pas sur une petite passion du dimanche). L’aventure O Librius s’est achevée prématurément pour Marion pour des raisons sur lesquelles elle ne fait pas d’ombre : trop de clients et pas assez de fond de roulement (pas assez de liquidités d'avance pour assumer l’ensemble des coûts logistiques et des achats chaque mois si tu préfères). Mais ça a été une sacrée aventure de type “entrepreneuriat passion” qui a fait vivre et apprendre un tas de choses à Marion.

Aujourd’hui, après un bref retour au salariat, Marion a créé La Cancanneuse. La philosophie de La Cancanneuse est d’aider les entrepreneurs à raconter leur histoire pour mieux atteindre leurs clients. Ça se formalise autour de deux activités, avec tout d’abord du consulting en marketing. Marion se décrit comme CMO (directrice marketing) à distance pour les startups. Surtout, Marion lance une toute nouvelle activité, tout droit sortie de son coeur de passionnée : un véritable accompagnement pour les entrepreneurs. Pour l’instant, il s’agit d’un accompagnement de 9 semaines en webmarketing. Plus tard, Marion aimerait véritablement devenir un organisme de formation et proposer un accompagnement global pour les entrepreneurs ! Et c’est sa toute nouvelle histoire entrepreneuriale passionnelle !

Quand j’ai proposé à Marion de devenir l’entrepreneure de la vraie vie invitée le temps d’une vraie dose, je n’avais pas de thématique précise en tête. Je la sentais bien au casting juste pour son côté entrepreneuriat nature peinture, tu sais que ça me tient à coeur.. C’est elle qui est venue vers moi avec l’idée de parler d’entrepreneuriat passion. Alors, derrière chaque âme entrepreneuriale, d’une façon ou d’une autre, oui il y a vraiment un côté passionné qui s’affirme ! Mais là, on va vraiment se concentrer sur la côté “faire de sa passion un business”.

Alors, bien sûr, l’idée est de ne pas sombrer dans les évidences en mode “entreprendre pour vivre de sa passion, c’est trop génial kikoulol” mais d’approfondir un chouillat plus la réflexion. Déjà, il y a le point de départ, le pourquoi (si on ne commence pas par le pourquoi, ce n’est pas La Vraie Dose hein). Pourquoi est-on un entrepreneur passion ? Parce que finalement, il y a plein de déclics pour entreprendre. On peut aussi avoir envie de monter son entreprise après avoir identifié une super opportunité de marché, ça fonctionne aussi super bien !

Marion, fondatrice de La Cancanneuse, est l’entrepreneure de la vraie vie invitée cette semaine dans La Vraie Dose

Marion, fondatrice de La Cancanneuse, est l’entrepreneure de la vraie vie invitée cette semaine dans La Vraie Dose

“C’est presque physique en fait, l’entrepreneuriat passion il est en elle : “depuis toute petite, j’ai envie de changer le monde, j’ai besoin que tout ait du sens, que tout me passionne”. Et tant pis si on la regarde comme si elle était Miss France“

Dans le cas de Marion, il y a autour de son aventure entrepreneuriale, un côté “instinct” très assumé. Elle va beaucoup plus aller chercher la passion que l’opportunité, tout simplement car elle ne peut pas travailler ou entreprendre autrement. Elle me l’a confié sans détour “je laisse tomber, si je ne suis pas passionnée”. Il y a des sujets qui clairement ne lui parlent pas, qui lui échappent complètement, auxquels elle n’aurait juste pas envie de s’intéresser. Elle ne pourrait pas entreprendre sur n’importe quel sujet. C’est drôle tu vois, depuis que je rencontre plein d’entrepreneurs, je me rend compte qu’il y a vraiment la team “je suis là avant tout pour entreprendre parce que c’est l’entrepreneuriat qui me plait” et la team “je suis là avant tout pour porter un sujet et ça, ça passe par l’entrepreneuriat”. Dans les deux cas, il y a de belles aventures entrepreneuriales qui s’écrivent, mais juste pas de la même façon.

Marion est dans la deuxième équipe, celle qui voit l’entrepreneuriat comme un outil pour faire bouger les lignes. Lorsqu’elle conduisait son premier projet entrepreneurial O Librius, elle a été au contact d’entrepreneurs qui étaient avant tout là pour l’opportunité de marché. Et, elle ne s’en cache pas, elle a du mal à les comprendre, elle ne veut “jamais devenir comme eux”. En toute honnêteté, elle y voit presque un parallèle avec ses années de salariat pas toujours très épanouissantes (je rappelle qu’on a vu la semaine dernière que le salariat ça pouvait aussi être un vrai choix de coeur pour d’autres salariés-entrepreneurs). Elle attendait le vendredi soir, comme une forme de délivrance. Et elle a vu certains entrepreneurs, notamment startuppers, attendre la revente de leur boîte comme un salarié attendrait son vendredi soir. Mais vivre pour attendre, ça ne colle juste pas deux secondes avec son tempérament de passionnée.

Ce que je trouve particulièrement intéressant, c’est que Marion s’est beaucoup auto-analysée (l’entrepreneuriat alias l’école de l’introspection). Elle a compris qu’il elle était en tant qu’entrepreneure : elle est sensible, elle a besoin d’être galvanisée, elle est comme elle le dit elle le même “excessive”. Elle a besoin d’être à fond, c’est comme ça, c’est en elle. Donc elle a besoin de faire “tout le temps quelque chose qui lui plait”. C’est presque physique en fait, l’entrepreneuriat passion il est en elle : “depuis toute petite, j’ai envie de changer le monde, j’ai besoin que tout ait du sens, que tout me passionne”. Ne serait-ce que pour parler à ses clients, vendre son projet, elle a besoin de l’incarner pour être et se sentir crédible.

Alors, c’est certain que parfois, avec son côté entrepreneure qui veut changer le monde, on l’observe un peu, comme elle le dit si bien, avec un regard de type “Oh Miss France, elle est bien mignonne celle-ci”. Mais elle passe clairement au dessus, elle a sa vision, ses convictions, elle sait où elle veut aller avec chaque aventure entrepreneuriale vécue et elle fait tout pour que ça marche. Comme moi, elle a en tête un petit personnage qui lui dit “tu verras un jour ils te diront que tu changes vraiment le monde d’une façon ou d’une autre” mais chut faut rien dire !

“Du coup, quand toi tu es sensé-e être galvanisé-e H24 par ton projet parce que dis-donc c’est ta passion quand même, ça fait du bien d’entendre une Marion te dire “honnêtement à un moment je ne pouvais plus voir les livres en peinture” !”

Pour autant Marion, comme c’est la reine du parler vrai, elle ne dépeint pas un portrait idyllique de l’entrepreneuriat passion. Avant notre séance de papotage avec Marion, je me suis sincèrement demandée une chose : est-ce qu’en étant H24 depuis plusieurs mois sur un sujet, on a le droit d’être parfois soulé comme jamais ? Franchement, je me range volontiers dans la catégorie “entrepreneuriat passion avec La Vraie Dose” : j’aime passionnément écrire, l’entrepreneuriat et les entrepreneurs alors… Clairement, vu la rentabilité de mon projet, je suis plus venue là pour la fougue. Pourtant tu vois, y’a des moments où j’ai juste envie de parler de tout sauf d’entrepreneuriat ou de newsletters, des moments où j’ai envie d’oublier complètement mon projet pour partir dans une contrée salariale lointaine. Et, je ne suis pas dans la team “opportunité de marché”, justement comme je te le confiais, j’ai compris que pour arriver à entreprendre, fallait que j’écoute vraiment mon instinct et que j’aille sur un projet qui littéralement me transcende (tu peux aller relire La Vraie Dose 39 dans laquelle je t’expliquais que j'avais compris qu’il fallait que j’arrête de vouloir faire une startüüüüp du uber du Linkedin pour monter un projet qui fait vibrer mon coeur).

En revenant sur l’aventure O Librius, Marion en parle tellement honnêtement “quand on te pose pour la 50ème fois la question ‘Alors tu me conseilles de lire quoi comme livre ?’, ‘quand ton 20 mètres carrés est rempli de livres jusqu’au plafond’, y’a un moment t’en peux plus”. En fait, entrepreneuriat passion ou pas, tu restes un entrepreneur qui a parfois besoin de vibrer par autre chose que son projet. Ça je trouve que c’est un peu tabou tu vois, que le côté, “il/elle vit de sa passion” est un peu trop idéalisé. Du coup, quand toi tu es sensé-e être galvanisé-e H24 par ton projet parce que dis-donc c’est ta passion quand même, ça fait du bien d’entendre une Marion te dire “honnêtement à un moment je ne pouvais plus voir les livres en peinture” !

Je crois qu’il faut vraiment se déculpabiliser, se dire qu’on a le droit d’entreprendre par passion mais parfois qu’on a aussi le droit d’avoir un petit désamour pour cette dite passion. Tu vois, c’est un peu comme un parent qui aime ses enfants plus que tout mais qui parfois peut se mettre à rêver secrètement d’aller sur une île déserte interdite aux humains en âge de scolarisation. Du coup, au cours de son aventure entrepreneuriale O Libriusienne, Marion est passée par un sevrage complet de 3 mois pendant lequel elle n’a pas touché à un livre. Elle avait juste besoin de se vider la tête, d’avoir d’autres loisirs ou même passions, comme un sas de décompression !

Elle a une crise existentielle entrepreneuriale, elle se dit qu’en perdant un peu le feu sacré de la lecture, elle ne serait juste plus crédible. Marion, le sait, elle ne peut pas porter un projet qui ne vient pas de ses tripes, elle a donc traversé une vraie grosse crise de légitimité.”

Puis mine de rien, l’entrepreneuriat passion, ça reste de l’entrepreneuriat. Il y a des enjeux forts puisque le but du jeu c’est quand même de construire une vraie entreprise, de la rentabiliser.Il y a un moment où tu décides que c’est ta passion qui va d’une certaine manière te créer ton revenu. Et ça, c’est une situation sacrément challengeante psychologiquement. Entreprendre par passion, c’est à la fois l’impression de ne pas vraiment travailler et à la fois l’impression de faire travailler sa passion comme jamais !

Marion, elle s’est confiée à toi et à moi sans gêne, à un moment elle a eu peur, peur de ne plus être à la hauteur de son projet car peut-être un peu moins passionnée. “Quand d’un coup ça fait 3 semaines que tu es en la page 10 de ton bouquin et que tu préfères écouter le bruit du métro plutôt que de lire, est-ce que t’es encore la bonne personne pour créer une box de suggestions de livres ?”.  Elle a une crise existentielle entrepreneuriale, elle s’est dit qu’en perdant un peu le feu sacré de la lecture, elle ne serait juste plus crédible. Puis comme on en revient toujours au fait que Marion, le sait, elle ne peut pas porter un projet qui ne vient pas de ses tripes, elle a traversé une vraie grosse crise de légitimité.

“Parfois, dans l’entrepreneuriat passion, il peut y avoir un petit côté “je mise tout” qui fait juste méga flipper voire qui est complètement contre-productif.”

Puis, dans l’entrepreneuriat passion, y’a un petit côté “dernière chance” ou “chance ultime”. Je ne sais pas pour toi mais moi parfois j’ai l’impression de me mettre une pression monstrueuse en me disant en gros “bon La Vraie Dose, c’est tellement le projet le plus passionnel de ta vie que si ça ne marche pas, t’es finie ma vieille”.On passe la bise aux pensées entrepreneuriales toxiques du dimanche soir, toujours là pour tenir compagnie. Parfois, dans l’entrepreneuriat passion, il peut y avoir un petit côté “je mise tout” qui fait juste méga flipper voire qui est complètement contre-productif.

Viens rajouter à cela le fait qu’aux yeux de tous, t’as cette “chance” (si t’as envie de rire, va donc relire La Vraie Dose 34 “T’as de la chance de monter ta boite toi”) inouïe d’entreprendre pour vivre de ta passion, que tu es l’incarnation de cet exotisme professionnel complètement fou : “j’aime mon travail”. Puis, comme ton projet entrepreneurial vient du plus profond de toi même, on te colle vraiment l’étiquette “c’est le projet de ta vie”. En pleine crise existentielle entrepreneuriale, Marion s’est souciée de ça aussi : “qu’est ce que je vais dire aux gens qui me disaient toujours ‘toi, si tu montes un projet, ce sera autour de la lecture’ ”. Ohlala on a dit qu’on arrêtait avec les étiquettes et les projections bon sang, on l’a dit !

Là du coup, comme avec l’entrepreneuriat passion, tu mets un maximum de toi et un minimum de détachement (ouais vraiment pour la forme quoi), tu arrives au questionnement de Marion, le “qui suis-je ?”. Et ouais, t’as voulu jouer tapis en allant jusqu’à vouloir vivre de ta passion. Mais alors qu’est ce qu’il se passe si ça marche pas comme tu veux ? Tu risques de perdre ta passion ? Ça aussi c’est une vraie question tu vois. Et Marion, elle a eu à l’affronter droit dans les yeux cette affaire là puisque comme je te le disais, sa première aventure entrepreneuriale n’a malheureusement pas pris la tournure qu’elle aurait voulu mais avant tout pour des raisons économiques. Ce qui a été d’autant plus challengeant pour Marion, c’est que lorsqu’elle a du faire le deuil de son projet, elle s’est cherchée un refuge. Or, ‘son refuge, sa happy place dans laquelle elle se sentait toujours bien quoi qu’il se passe” jusque là dans sa vie, c’était la lecture. Donc ça a été un vrai moment d’introspection !

Figure-toi qu’en fait Marion elle est en resortie follement grandie. Elle a juste appris sur elle même, compris qu’il était. Elle a réalisé qu’elle n’avait pas envie de se définir et d’être définie uniquement au travers de sa passion enivrante pour la lecture. Elle est plus que ça encore et cette phase troublante de “je t’aime moi non plus” avec la passion de sa vie, ça lui a permis de se découvrir aussi personnellement. On en revient toujours que dès que tu laisses l’entrepreneuriat rentrer dans ta vie, elle te secoue le cocotier comme jamais. Le pro, le perso, la personnalité, le passé, les blessures, l’entourage, tout y passe !

Là du coup en entendant son histoire, et peut-être que toi aussi tu vas un peu vivre ça en la lisant, j’ai flippé. Je me suis sincèrement demandée comment on se sortait de cette situation où on fait à la fois le deuil de ton projet et où on essaie de retrouver sa passion à pas de loup. Nan parce que là je ne veux pas imaginer un autre parcours qu’un entrepreneuriat passion réussi (faire l’autruche ça tient chaud l’hiver), mais là, juste comme ça pour la culture gé entrepreneuriale, je lui ai posé la question : “comment tu t’en es sortie” ? Et là voici la réponse qui fait du bien : “je ne me suis pas mise la pression. En bonne hypersensible que je suis, je sais que j’ai besoin de prendre mon temps, de me poser un peu, de laisser l’émotion me traverser même si ça dure un peu longtemps”. Puis un jour, sans trop savoir pourquoi, Marion s’est remise à lire, comme ça. Elle ne se rappelle même pas de ce jour, il n’y a pas eu déclic. Le temps a fait son oeuvre et la passion est revenue d’elle même, en douceur. Aujourd’hui, Marion participe à un challenge qui consiste à lire 99 livres en un an donc je te confirme qu’elle est en bonne forme et qu’elle est de nouveau complètement galvanisée par la lecture.

“C’est en elle, c’est comme ça, elle a le virus de la passionnée et il finit toujours par pointer le bout de son nez quelque soit les épreuves de la vie entrepreneuriale.”

Du coup, elle s’est réconciliée avec sa passion comme jamais. Mais est-ce qu’elle a réussi à se réconcilier avec l’entrepreneuriat passion ? Une fois, l’instant “je me terre chez moi et je pleure”, Marion a eu besoin de vite, très vite retrouver d’autres passionnés. La passion, c’est juste contagieux et elle avait déjà envie de repartir pour une nouvelle aventure entrepreneurialement passionnante. C’est en elle, c’est comme ça, elle a le virus de la passionnée et il finit toujours par pointer le bout de son nez quelque soit les épreuves de la vie entrepreneuriale.

Et c’est exactement pour ça que “son aventure rebond” a été le freelance en marketing pour d’autres entrepreneurs. Elle a juste retrouvé ce bonheur ultime de travailler avec des passionnés, de les accompagner dans leur aventure entrepreneuriale. D’ailleurs, elle ose choisir ses clients et ne se cache pas du fait qu’elle ne pourra travailler qu’avec des entrepreneurs de la “team entrepreneuriat passion”. Elle a besoin de vibrer pour tous les projets qu’elle soutient comme si c’était le sien. Et c’est dans cette foulée là qu’elle s’est découverte une nouvelle passion : la transmission.

Là encore l’histoire de Marion amène une jolie réflexion sur la passion. Parce que souvent ça m’est arrivée de me demander si j’avais une passion et de ne pas trouver quelque chose de factuel à avancer dans les dîners : je ne suis pas spécialement passionnée de cinéma, de sport ou de musique. J’aime tout ça (bon je suis encore en pourparler avec le sport mais y’a de l’idée) mais je n’irai pas jusqu’à dire que ce sont mes passions. Par contre, je me suis sentie comme quelqu’un de passionné depuis toujours. Je suis survoltée, engagée, excessive, surinvestie, dès que j’aime un sujet j’y vais à fond (oui bon en fait je n’ai vraiment pas choisir Marion par hasard). Du coup, en discutant avec Marion, y’a eu aussi un joli écho avec une de mes convictions personnelles sur la passion : une passion ça peut aussi être un trait de personnalité, un style de vie, une manière d’être.

Marion son truc à elle, au delà de la lecture (même si en y réfléchissant bien ça se rejoint), c’est la transmission. Un peu par hasard (même si je ne crois pas trop au hasard), elle est devenue prof en marketing et entrepreneuriat dans le supérieur. Elle accompagne désormais des étudiants à bâtir des projets entrepreneuriaux, en plus de son activité de freelance. Alors, tout est venu assez naturellement jusqu’à sa nouvelle aventure entrepreneuriale complètement passionnelle sur laquelle elle est repartie comme en 40 pour y mettre toutes ses tripes : créer un véritable accompagnement pour les entrepreneurs. Aujourd’hui, c’est du webmarketing, demain ce sera plein d’autres choses. Alors, à la fois parce que ça peut t’intéresser et pour la remercier d’avoir tellement osé se confier à toi et à moi sur son aventure entrepreneuriale : je te glisse ici son Instagram et son lien d’inscription vers sa newsletter !

💪 Ton challenge de la semaine, proposé par Marion : 
comprendre quelle est ta passion et en quoi elle a influencé ton business ?💪

La passion, comme dirait Marion, ce n'est pas "un truc à prendre au pied de la lettre". Typiquement, c'est ce qu'on se disait plus haut, un style de vie ou un trait de personnalité, peuvent faire office de passion. La passion de Marion qui a ravivé sa flamme entrepreneuriale est la transmission. De mon côté, je crois que c'est le côté "faire des bons mots" (balancer mes punchlines bien terre à terre sur l'entrepreneuriat quoi) a sérieusement impacté mon envie de créer LVD.

Alors, Marion te propose de partager sur Instagram, ta passion avec un grand P, celle qui participe de près ou de loin à nourrir ton aventure entrepreneuriale. L'idée ? "Que l'on partage tous ensemble et que l'on arrête d'être des business sans âme ou sans personnalité !". Puis clairement, ça fait du bien de ne pas être que l'entrepreneur de service, monomaniaque !

Psssst, si ça te dit de jouer le jeu, n'oublie pas de ta mentionner @La_Cancanneuse et @La_Vraie_Dose

💖 LA VRAIE PÉPITE DE LA SEMAINE 💖

"La Vraie Pépite de la semaine", c'est une toute nouvelle rubrique dans LVD ! Chaque semaine, l'entrepreneur-e de la vraie vie invité-e t'y glissera un livre, un épisode de podcast, un film, un article, etc... bref une référence qui a marqué sa vie entrepreneuriale et qui devait donc être partagée avec toi !

La Vraie Pépite de Marion, c'est un livre : "L'année du Oui" de Shonda Rhimes

Pourquoi cette pépite ? Marion se définit comme "introvertie". Du coup, elle s'est fortement identifiée à l'auteure qui raconte dans le livre, qu'en tant qu'introvertie, elle dit non systématiquement à tous les évènements, toutes les opporunités par peur. Un jour elle a le déclic, elle décide de dire oui à tout pendant une année. Là sa vie change, elle savoure un tas de belles rencontres, elle sort de sa zone de confort et prend confiance !

Pour découvrir l'auteure et en savoir plus sur cet ouvrage, je te glisse ici le lien vers son Ted Talk époustouflant / son discours (vidéo en anglais - sous titres dispos en français) pour justement parler de son livre : My year of saying yes to everything.


Bon, avec tout ça, ça ne te dirait pas de recevoir ta vraie dose hedbo d’énergie entrepreneuriale directement dans ta boite mail chaque lundi ? Histoire de prendre confiance en ton génie d’entrepreneur quoi !

Sarah François