[LVD #41] "Le jour où j'ai osé lancer un financement participatif pour mon projet !"

Aujourd’hui, j’avais envie de t’écrire une vraie lettre ouverte qui vient du coeur (bon comme toutes les semaines quoi) pour te parler de la folle expérience entrepreneuriale que je viens de vivre : le lancement d’un financement participatif. Voilà, on est là sur un moment de vie d’entrepreneure “légèrement” challengeant niveau gestion du stress, confiance en soi et travail de communication vis-à-vis de son projet.

La Vraie Dose 41 : “Le jour où j’ai osé lancer un financement participatif pour mon projet !

La Vraie Dose 41 : “Le jour où j’ai osé lancer un financement participatif pour mon projet !

“On est là sur un moment de vie d’entrepreneure 'légèrement' challengeant niveau gestion du stress, confiance en soi et travail de communication” 

Donc, juste pour te mettre au parfum et que tu puisses vivre à fond les ballons la newsletter de La Vraie Dose qui va suivre, j’ai donc lancé le 16 Janvier dernier un financement participatif sous un format un peu particulier puisqu’il s’agit d’un financement participatif mensuel. J’ai pour cela choisi la plateforme de financement participatif Tipeee, spécialement dédiée aux créateurs de contenus, qui sont soutenus par leur communauté de façon récurrente. Chaque mois, les lecteurs de La Vraie Dose qui le souhaitent pourront donc participer financièrement au développement de La Vraie Dose et accéder en échange à des contenus exclusifs, réservés uniquement aux contributeurs mensuels.

Ces joyeux êtres, quelque soit le montant de leur participation, auront donc droit chaque mois à :

La Vraie Dose de Papotage : le salon de discussion en ligne sur lequel les contributeurs pourront trouver des copains entrepreneurs à qui poser une question qui leur prend la tête, papoter pendant une insomnie, fêter leurs jolies victoires ou encore identifier un autre entrepreneur proche de chez eux pour partager un café entrepreneurs !

Le “Journal d’une entrepreneure bien trop sensible”, la deuxième newsletter de LVD, cette fois envoyée le vendredi matin à 7h dans laquelle je te glisserai (à partir du vendredi 25 janvier) un vrai chapitre du journal de vie entrepreneuriale que je rédige maintenant depuis quelques semaines. Au fil des jours, je te confiera mes ressentis, mes bonheurs, mes peines, mes angoisses et mes rencontres, sur un ton plus chronologique et un peu plus intimiste que dans la newsletter du lundi !

Tu peux devenir contributeur mensuel de La Vraie Dose ou juste retrouver plus d’infos en te rendant sur la page du financement participatif de LVD ! Note vraiment bien fort que si ça ne tente pas, et bien, ça ne changera absolument rien entre nous, tu auras toujours ta newsletter du lundi et on sera toujours copains entrepreneurs de l'extrême. Quoi qu'il en soit, je voulais juste te dire merci d'être là ! Voilà, maintenant que l’instant auto-promo / “je te mets dans l’ambiance” est terminé, on va donc pouvoir approfondir la joyeuse thématique du lancement d’un financement participatif dans la vie joyeusement mouvementée d’un apprenti entrepreneur en herbe.

“Lancer un financement participatif ça a l’air d’être la solution miracle pour tout jeune projet en herbe. Hein puisque tonton Jean-Mimi te le dit qu’il faut que tu lances un Krofoundingue, c’est que c’est facile”

Là comme ça, lancer un financement participatif ça a l’air d’être la solution miracle pour tout jeune projet en herbe. Hein puisque tonton Jean-Mimi te le dit qu’il faut que tu lances un Krofoundingue (pour les amateurs de langue anglaise tonton parle là d’un crowd funding, traduction littérale du terme financement participatif), c’est que c’est facile. Dans les faits, c’est un chouilla moins miraculeux que “ce qu’ils ont raconté dans le dernier reportage de la 2”. Un financement participatif, c’est un vrai travail de plusieurs mois sur pas mal d’aspects. Puis, faut bien le dire, pour l’entrepreneur c’est quand même un gros challenge personnel !

C’est que ce financement participatif, j’ai eu du mal à le sortir tu vois. Nan mais disons-le avec les vrais mots. D’abord, j’ai eu du mal à voir quel était le bon moment pour le lancer. Je suis toujours une grande partisane, dans l’entrepreneuriat du moins, du “fait est mieux que parfait” et du “quand faut y aller, faut y aller”. Sauf que comme le terme financement participatif l’indique, c’est un donc un mode de financement de projet qui implique la participation d’autres humains. Autant te dire que ces humains, il faut les trouver et les réunir en amont bien autour de son projet en faisant de sorte qu’il les aime d’amour.

Puis bon, on parle quand même de demander à d’autres gens d’investir financièrement dans nos projets. On peut le dire deux secondes que ça fait flipper ou pas ? Bah oui, on a bien le droit justement ! On a même le droit de se faire, pendant deux secondes, une phase d’autoflagellation de type “rolala mais si ça se trouve ne va participer et je vais rester seul comme ça là avec mon Krofoundingue”. Le financement participatif, voilà encore un bel épisode de la série “l’entrepreneuriat ça a l’air simple comme envoyer une lettre à la poste versus la réalité”. Donc déjà, on respire, lancer un financement participatif, ça file un peu les pétoches mais c’est ok, t’as bien le droit d’avoir un petit coup de stress avant d’y aller !

“Il y a un super avantage à lancer un financement participatif et on n’y pense pas assez : cela te permet de tester ton projet / ton idée en investissant très peu.”

C’est pourquoi, j’ai choisi de prendre du temps pour rencontrer d’autres entrepreneurs s’étant lancés dans l’aventure du financement participatif avant moi. Et le conseil en chef qui est venu le plus se glisser au coin de mon oreille est : il faut avoir construit une vraie communauté autour de son projet avant de lancer un financement participatif. C’est tout bête mais si tu veux grosso modo réunir plus de 50 euros, la famille et les copains ne suffiront pas. Et tu sais quoi ? Je pense que c’est une très bonne chose.

En réalité, il y a un super avantage à lancer un financement participatif et on n’y pense pas assez : cela te permet de tester ton projet / ton idée en investissant très peu. Je m’explique : l’idée d’un financement participatif est que de joyeux être humains décident de soutenir financièrement ton projet entrepreneurial. En échange, les participants obtiennent très souvent ce que l’on appelle des “contreparties” dans le jargon du Krofoundingue, c’est à dire des avantages ou des cadeaux directement liés à ton projet pour remercier tes contributeurs financiers pour leur soutien.

Résultat : de plus en plus de jeunes marques démarrent leur toute première “bébé collection” grâce à un financement participatif. Elles proposent alors à tous ceux qui le souhaitent de soutenir leur projet financièrement et à partir d’une dizaine d’euros elles offrent en cadeau un de leurs produits. En fait, elles ne font pas vraiment un cadeau ces jeunes marques (enfin c’est gentil quand même) mais elles se servent tout simplement du financement participatif pour trouver des premiers clients ! Et oui, ces soutiens financiers ne sont autres que des clients qui acceptent de payer leurs articles à l’avance pour permettre à la jeune marque en question d’avoir assez de sous pour produire la fameuse collection.

Du coup, un financement participatif, c’est aussi un super moyen de lancer son projet en investissant peu et en vérifiant qu’il y a bien sur cette terre des êtres humains fermement décidés à devenir tes futurs clients alors qu’ils ne te connaissent ni d’Adam, ni d’Ève. En gros, si tu lances un Krofoundingue et que des gens que tu ne connais pas investissent, ça veut dire que ça plait. Et ça, ça a mille fois plus de valeur que le petit billet de Papy Mamie. Le vrai truc qui fait toute la magie entrepreneuriale d’un financement participatif, c’est quand des gens décident de contribuer à ton projet non pas parce qu’ils t’aiment bien de toi mais parce qu’ils sont objectivement fan de la vision de ton projet.

Je vais être honnête avec toi, je n’ai fait absolument aucune annonce officielles aux joyeux êtres qui animent ma vie personnelle concernant cette histoire de financement participatif.J’ai potentiellement évoqué le sujet lors d’un déjeuner mais sans donner aucune date ni modalité ! Bon déjà, car je voulais éviter les écueils de type “Tonton Jean-Mi n’a jamais lancé un financement participatif mais a très envie de refaire ton plan de communication en 4 par 3”. Surtout, car je voulais vraiment tester La Vraie Dose, tu vois. Savoir si certains vrais lecteurs seraient prêts à contribuer à LVD chaque mois pour avoir droit à encore plus de contenus (tu sais, les fameux contenus réservés aux contributeurs mensuels dont je te parlais plus haut) ! Donc, j'ai simplement laissé les êtres gentils de ma vie personnelle décider par eux même s'ils avaient envie de se joindre à cette aventure, si et seulement s'ils en avaient envie !

“Le big méga énorme défi de chaque financement participatif : la communication. Clairement, chaque entrepreneur qui a utilisé ce mode de financement te le dira : ‘un financement participatif est un projet, dans le projet !'"

En parlant de ça, en mettant en place le financement participatif de La Vraie Dose, j’ai du faire face un challenge bien atypique du KroFoundingue : j’ai décidé de faire de ce mode de financement un axe long terme du modèle économique de La Vraie Dose. En d’autres termes, je veux faire de La Vraie Dose, un mag sur les débuts de l’entrepreneuriat co-financé par sa communauté chaque mois. Fallait donc qu’en plus, dans tout ce fatra, j’explique que ce financement participatif était bien mensuel, ce qui est assez rare (d’habitude les porteurs de projet font une campagne de financement participatif en une fois pour récolter des dons ponctuels).

Du coup, on touche là du doigt, le big méga énorme défi de chaque financement participatif : la communication. Clairement, chaque entrepreneur qui a utilisé ce mode de financement te le dira : “un financement participatif est un projet, dans le projet !”. Il faut donc avoir une communauté en amont comme on se le disait plus haut, créer un vrai suspens en parlant petit à petit de l’arrivée du financement participatif.

Puis, LVD oblige, j’ai décidé de jouer la transparence dés le départen expliquant par exemple que je ne payais pas encore avec LVD (et que j’avais donc du freelance à côté). Ou encore, que malgré la mise en place du financement participatif, il y aura très probablement des sponsors (choisis avec amour et pertinence tu me connais) dans la newsletter car lancer un média sur les internets implique de pas mal diversifier les sources de revenu pour être rentable.

Ça c’est un sujet sur lequel, je ne vais pas te mentir, je n’étais pas sure de ma vision. C’est qu’un financement participatif, ça implique quand même les sous-sous des autres gens quoi alors on ne sait jamais trop comment communiquer. Finalement, comme j’essaie de le faire tant bien que mal depuis que j’entreprends, j’ai décidé de m’écouter et de me faire confiance (ça parait fou je sais). La Vraie Dose, c'est depuis le départ une grande histoire de "je dis les vrais trucs sur l'entrepreneuriat" alors autant pousser le truc jusqu'à l'explication de son modèle économique !

“Je ne voulais pas qu’il y a ait derrière cette campagne de financement participatif mensuel, un air de charité entrepreneuriale de type ‘sivouplé donnez-moi des sous chaque mois pour que je continue à jouer à l’entrepreneuriat’.”

Dans mon cas, j’ai aussi voulu co-construire ce financement participatif avec les lecteurs de La Vraie Dose pour imaginer des contreparties qui allaient leur plaire. Je vais être super transparente avec toi, je ne voulais pas qu’il y a ait derrière cette campagne de financement participatif mensuel, un air de charité entrepreneuriale de type “sivouplé donnez-moi des sous chaque mois pour que je continue à jouer à l’entrepreneuriat”. Alors, pour le bien de mon syndrome de l’imposteur et pour le bien de la crédibilité de mon projet, je tenais vraiment à ce que les contributeurs mensuels de LVD puissent accéder à des contenus additionnels de valeur, comme chaque lecteur d’un média semi-payant qui décide de prendre un abonnement pour accéder à plus de contenus.

Je ne vais pas te cacher que j’ai beaucoup réfléchi avant de fixer les choses de cette façon là, d’avoir des lecteurs qui auront accès à plus de contenus LVD en participant financièrement à son développement. J’aurais beaucoup aimé que tous les lecteurs de La Vraie Dose puissent avoir accès à la newsletter du vendredi (finalement réservée aux contributeurs mensuels de LVD) : “journal d’une entrepreneure bien trop sensible” car je l’ai écrite avec le coeur. Et en même temps, j’ai aussi réalisé que mon travail avait de la valeur, financièrement notamment. Comme pas mal de gens qui entreprennent sur les internets, j’ai d’abord choisi de créer beaucoup de contenus gratuitement (notamment pour fédérer une communauté en premier lieu).

Mais, je l’ai enfin saisi, il arrive un temps, où l’on a bien le droit, quand notre contenu plait, de le faire payer. Je crois que le financement participatif m’a vraiment faite comprendre à quel point ce que je faisais avec LVD avait de la valeur pour certaines personnes et que c’était normal de rendre une partie de son contenu payant(d’autant plus que je ne peux pas vivre d’amour et d’eau fraiche malheureusement). J’ai presque du me faire violence, je te jure pour arrêter de me chercher des jobs à côté et faire en sorte que La Vraie Dose fasse directement du chiffre d’affaire ! Ça reste quand même le premier travail d’une entreprise (même si moi j’étais plus chaude pour entreprendre afin de faire kiffer les autres et me faire kiffer moi même, l’URSAFF n’est pas super en phase avec ça).

À l’heure où je t’écris ces lignes, 22 personnes ont contribué au financement de La Vraie Dose dont 21 mensuellement (les contributeurs peuvent aussi faire un don ponctuel, et ça fait chaud au coeur, mais ils n’auront pas accès dans ce cas aux contenus réservés aux contributeurs mensuels). 21 personnes punaise ! La Vraie Dose est encore bien loin d’être rentable ou de payer sa gentille créatrice mais déjà, ça envoie un vrai signe.

Un signe qui dit que La Vraie Dose commence à trouver sa place et certains lecteurs sont prêts à payer pour en avoir encore plus (ils ont tous reçu leurs mots doux, tu me connais). Puis surtout, ça envoie un signe qui dit “ah oui, j’ai bougé mon popotin et j’ai enfin lancé ce financement participatif ! Alors, vraiment, au delà même de gagner des sous sous (c’est important ça quand même), lancer un financement participatif c’est un sacré challenge de vie entrepreneuriale et de validation de son projet auprès de son public. Et c’est pour ça que ça vaut le coup de se lancer (et pour tous les soutiens, quelqu'en soit la forme, qui sont venus faire fondre mon coeur d'entrepreneure !).

💪 Ton challenge de la semaine : créer ta feuille de route pour ton financement participatif !💪

Alors, bien sûr, ce challenge s'adresse à toi si et seulement si tu veux te lancer dans la folle aventure émotionnelle, personnelle, psychologique et entrepreneuriale du financement participatif (ah oui nan mais y'en a pour tous les goûts niveau sensations fortes). Quoi qu'il en soit, tu peux toujours garder ce challenge dans un coin de ta tête pour nourrir tes réflexions persos et revenir dessus plus tard !

Commençons par le pourquoi :
Pourquoi veux-tu lancer un financement participatif (se demander pourquoi faire les choses quand on entreprend, c'était le thème de la toute première vraie dose) ? Quel serait ton objectif : financer une première production, tester ton idée, proposer de nouveaux contenus, réunir une communauté pour financer ton projet, tester un modèle économique, etc ? Ensuite, à toi de déterminer un objectif chiffré en terme de montant que tu souhaites atteindre / montant envisageablement atteignable

Choisissons ensuite l'outil le plus adapté :
il existe un tas de plateformes de financement participatif qui répondent toues aux différents besoins de chaque projet entrepreneurial ! Quelques exemples : Ulule ou Kiss Kiss Bank Bank(pour un financement participatif ponctuel lors du lancement de ton projet ou du passage d'une étape cruciale), Hello Asso (pour un projet associatif) ou encore Tipeee ou Patreon (pour un financement participatif mensuel et communautaire comme celui de LVD

Travaillons nos communications en amont :
Je te recommande vraiment de commencer à construire / fédérer une communauté autour de ton aventure entrepreneuriale plusieurs mois avant le lancement de ta campagne de financement participatif ! N'hésite pas également à proposer à des personnalités / entreprises du même secteurs que toi à donner de la visibilité à ton financement participatif en échange d'un partenariat par exemple ! Il faut vraiment tisser une toile autour de son projet pour donner un engouement lors du lancement.

Calculons nos coûts :
Et oui, une campagne de financement participatif, ça coute des sous-sous. D'abord, chaque plateforme prend des frais sur les montants collectés (faut bien qu'elles gagnent leur vie aussi). Ensuite, note bien que, selon la forme juridique de ton entreprise ou son régime fiscale, ton entreprise sera potentiellement imposable sur les fonds collectés. Enfin, comme je te le disais plus haut, tu devras probablement créer des contreparties pour toutes les personnes qui soutiendront ton projet et cela a aussi un coût. Yop, c'est définitivement plus compliqué que dans le reportage de la 2 visionné par Tonton Jean-Mi !

Envoyons du lourd niveau communication pendant la campagne :
Prépare toi à vivre une période intense en terme d'obsession entrepreneuriale. Je ne vais pas te le cacher, tu vas manger, boire, dormir, penser, financement participatif ! Surtout, ça risque d'être parfois un peu désagréable mais tu vas vraiment devoir rabâcher encore et toujours à propos de l'existence de ton financement participatif (surtout si tu as un objectif financier que tu dois atteindre dans un temps imparti comme c'est très souvent le cas sur les plateformes). Mais souviens-toi que c'est quand même une très belle opportunité pour ton projet et que contrairement au prêt du banquier, elle valide vraiment l'intérêt de tes futurs clients pour ton entreprise !

FORCE À TOI ET SI T'AS BESOIN D'UNE OREILLE COMPATISSANTE, ÉCRIS-MOI !

➡️ Psssst, du coup, comme on a dit qu'il fallait en mettre des couches et des surcouches niveau communication, si tu souhaites contribuer chaque mois à La Vraie Dose et accéder ainsi à plus de contenus LVD (ou même juste en savoir plus, 
viens donc sur la page du financement participatif !

Bon, avec tout ça, ça ne te dirait pas de recevoir ta vraie dose hedbo d’énergie entrepreneuriale directement dans ta boite mail chaque lundi ? Histoire de prendre confiance en ton génie d’entrepreneur quoi !

Sarah François