[LVD #36] "J'ai l'impression de ne pas travailler assez pour ma boîte !"

Papa Noël, déboule dans une semaine pile pile, le moment donc de faire un peu le point. En fait, je n'ai pas vraiment décidé de faire le point sur quoi que ce soit, c’est mon cerveau d’entrepreneure (oui encore lui) qui l’a décidé pour moi. Et tu ne sais pas ce qu’il me murmure (crie) celui-ci ? “Sarah, t’as pas bossé assez” ! Oui, comme ça sans formalité.

La Vraie Dose 36 : J’ai l’impression de ne pas travailler assez pour ma boîte !

La Vraie Dose 36 : J’ai l’impression de ne pas travailler assez pour ma boîte !

Je vis une sensation étrange : l’impression croisée de travailler à la fois trop et pas assez. Trop, dans le sens où mon repos et ma vie personnelle ressemblent à un oasis. Pas assez, au sens où j’ai toujours pour moi-même des exigences qui devraient normalement être remplies par une armée” 

Papa Noël, déboule dans une semaine pile pile, le moment donc de faire un peu le point. En fait, je n'ai pas vraiment décidé de faire le point sur quoi que ce soit, c’est mon cerveau d’entrepreneure (oui encore lui) qui l’a décidé pour moi. Et tu ne sais pas ce qu’il me murmure (crie) celui-ci ? “Sarah, t’as pas bossé assez” ! Oui, comme ça sans formalité.

Ça fait quelques semaines que je vis une sensation assez étrange : l’impression croisée de travailler à la fois trop et pas assez. Trop, dans le sens où mon repos et ma vie personnelle ressemblent à un oasis au milieu d’une montagne d’emails et de rendez-vous. Pas assez, au sens où comme j’ai toujours pour moi-même des exigences qui devraient normalement être remplies par une armée de 15 personnes, bah niveau avancement dans la direction que j’aimerais, ça ne colle pas.

“Et là, big découverte : un bon paquet d’entrepreneurs vivent / subissent ce sentiment de ne pas arriver à travailler assez pour leur entreprise.”

Alors, plutôt que de ronchonner dans mon coin (bon un peu quand même parce que sinon c’est pas drôle), maintenant je commence à l’avoir le réflex : aller demander aux copains entrepreneurs de parler de ce sujet un peu touchy. Bah oui, on a jamais trop envie de crier sur tous les toits que notre projet, il n’avance pas comme on le voudrait.

Mais bon autour d’un café, les langues se délient. Et là, big découverte : un bon paquet d’entrepreneurs vivent / subissent ce sentiment de ne pas arriver à travailler assez pour leur entreprise.Et le plus drôle dans tout ça ? Ils partagent comme moi cette même sensation de charbonner comme jamais et pourtant de ne pas voir leur projet entrepreneurial grandir aussi vite qu’ils ne le voudraient. Franchement, déjà se sentir moins seul sur ce sujet hautement isolant psychologiquement, ça fait du bien (donc déjà va parler aux copains ou viens me parler, je suis là !).

“Et ce goût là, qui fait que l’entrepreneuriat ça sonne sympa, souvent il va de pair avec son poto : l’insatisfaction permanente par rapport à soi-même.”

Du coup, l’ayant abordé avec plusieurs entrepreneurs aux personnalités et projets bien différents, j’ai collecté diverses visions intéressantes. Différentes explications à ce sentiment je dirais même. D’abord, j’ai commencé à pointé un peu le doigt dessus un peu plus haut : les exigences que l’on a vis-à-vis de soi même. Bah oui, on n'arrive pas vers l’entrepreneuriat par hasard. Souvent, c’est parce qu’on a quand même un goût de l’auto-challenge plutôt développé !

Et ce goût là, qui fait que l’entrepreneuriat ça sonne sympa, il va de pair avec son poto : l’insatisfaction permanente par rapport à soi-même. Dans mon cas typiquement, je me suis quand même lancée dans une phase assez sympa : l’insatisfaction vis-à-vis de moi même car je ne travaillais pas assez le weekend. Oui tu as bien lu, je n’ai pas écrit que selon moi il faudrait que je travaille le weekend mais que je devrais en faire encore plus. Bah oui Micheline ! Maintenant, je réalise que c’était peut-être un poil too much vis-à-vis de moi-même mais je te jure que là comme ça pendant une insomnie ça rend pas pareil. Du tout.

Pourtant, ce serait bien de savoir se ménager. Car les exigences, c’est bien sympa, mais on tombe vite dans de l’irréalisme. Alors, comme on en avait déjà parlé dans la newsletter “Le petit coup de fatigue de l’entrepreneur, on en parle ?”, tu sais que je ne suis pas trop fan des phrases de type “il faut que tu prennes du temps pour toi” (“il faut” = beurk).

Déjà, parce que chacun fait bien ce qu’il veut et accorde le temps qu’il veut à son projet en fonction de son énergie et de ses ambitions (et ouais, en fait l’investissement peut clairement varier en fonction des semaines et c’est très bien comme ça). Surtout, car prendre du temps pour soi pour un entrepreneur, ça ne se décrète pas comme un bon conseil de tonton Jean-Mi (#toujourslà) mais car ça s’apprend. Donc je te laisse retourner faire quelques papouilles à cette newsletter sur la fatigue entrepreneuriale pour faire le point !

“J’ai oublié un point clé, l’importance de se fixer des objectifs réalisables. C’est à dire des objectifs que toi avec ton cerveau, tes 2 mimines, ton temps, tes sous et ton énergie vous pourrez remplir pour de vrai dans le temps imparti)”

Aussi, dans ma hotte, j’ai trouvé une autre jolie explication, assez liée à l’exigence immodérée vis-à-vis de soi même : se fixer des objectifs irréalisables. Là, tu es sûr de bien te décourager. Je vais prendre l’exemple d’une entrepreneure que tu connais bien et dont l’entreprise répond aux initiales de LVD (…). Cette dame là, elle s’est fixée des objectifs à valider avant Papa Noël, mais pas des petits quoi tu vois, elle voulait vraiment que Papa-Noël l’enjaille !

Alors, entendons-nous bien, se fixer des objectifs est un outil précieux pour pas mal d’entrepreneurs dont moi. Pour le coup, je vais lancer une évidence mais qui est vraie à 100% : la meilleure façon d’atteindre un objectif ou au moins de s’en rapprocher, c’est tout simplement de se le fixer. D’abord, car ça évite de tomber dans la dispersion (“ah j’ai une idée, je vais travailler dessus”, “ah nan en fait ça c’est mieux”, “oh tiens encore une nouvelle idée” - 3 mois plus tard, rien n’a avancé ou presque). Aussi, car vraiment ça booste notamment quand on les annonce publiquement. Ça c’est clairement un parti pris de ma part et alors tu en penses vraiment ce que tu veux mais je pense que clamer ses objectifs haut et fort, ça aide à les prendre au sérieux.

Sauf que là, j’ai oublié un point clé, l’importance de se fixer des objectifs réalisables. C’est à dire des objectifs que toi avec ton cerveau, tes 2 mimines, ton temps, tes sous et ton énergie vous pourrez remplir pour de vrai dans le temps imparti). Durant mes études, j’ai abordé la méthodologie SMART (que j’ai redécouverte grâce à la bloggueuse La Vie En Plus Jolie) pour se fixer des objectifs : Spécifiques, Mesurables, Acceptables, Réalistes, Temporellement défini. J’avais oublié le R donc ça rend vachement moins SMART là (Pour Shakespeare, Smart, ça veut dire intelligent).

Je vais être honnête avec toi, quand tu n’arrives pas à atteindre entièrement tes objectifs, ça fait mal au coeur d’entrepreneur. Tu te remets en question parce qu’en entreprenant, petit à petit, t’essaies de transformer les gadins en apprentissages. Sauf que tu vois mon cerveau, avant de se dire, Sarah, t’as peut-être été un poilou trop emballée sur la définition de tes objectifs (surtout que t’as décidé de prendre un job en parallèle de ton projet), il part sur autre chose. Bien entendu, je veux parler du soyeux sentiment : je n’ai pas travaillé assez ! L’autofallgelation ça tient chaud l’hiver tu sais.

“Entre les success stories entrepreneuriales mal racontées qui prennent un peu trop de place dans les médias et les réseaux sociaux qui te servent qu’un morceau très rose poudré de l’entrepreneuriat, c’est pas facile de prendre du recul.”

Dans mes papotages entrepreneuriaux, j’ai dégoté encore une explication pertinente pour ce merveilleux sentiment : l’impression de ne pas être un assez bon entrepreneur (que les autres hein, on a bien compris ce que ça voulait dire). C’est qu’entre les success stories entrepreneuriales mal racontées qui prennent un peu trop de place dans les médias et les réseaux sociaux qui te servent qu’un morceau très rose poudré de l’entrepreneuriat, c’est pas facile de prendre du recul.

D’ailleurs, on en avait parlé dans une newsletter que j’ai particulièrement aimé écrire parce que j’ai clairement mené une auto-thérapie en la rédigeant : “et si j’arrêtais de penser que j’entreprends moins bien les autres ?”. Je sais, ça parait fou comme ça, mais ça vaudrait quand même le coup d’au moins se pencher sur le concept.

Alors, je te laisse relire cette newsletter, mais en gros, ce que je te conseillais c’était de prendre soin de ta confiance en toi en réalisant à quel point tu faisais plein de choses bien dans ton aventure entrepreneuriale. Aussi, je te racontais à quel point il était temps de faire un peu le tri dans ses abonnements instagram et d’aller embrasser la vraie vie en allant papoter avec de vrais bons potes entrepreneurs (comme ça c’est passé pendant le Meetup Créaia Magazine x La Vraie Dose de ce jeudi #placementdeproduiiiiiit).

Il y en aurait encore plein, des explications à cette fichue impression de ne pas travailler assez et elles mériteraient chacune une lettre attitrée : la nécessite financière de voir son entreprise devenir rapidement rentable, la pression de l'entourage, des difficultés à s'organiser... On va également avancer sur tous ces sujets ensemble hein ?!

💪 Ton challenge de la semaine : réaliser ta première To-do inversée !💪 

Alors, là au dessus, je t’ai donné plein de pistes pour arrêter d’autoflageller (je pense que l’auto satisfaction tient aussi très chaud en hiver finalement), mais plutôt long terme. En gros, pour te résumer le tout :

  • commencer par un soupçon d’indulgence vis-à-vis de soi même

  • ajouter une dose d’objectifs réalisables donc bons pour le moral quand ils se remplissent

  • saupoudrer le tout de vrais papotages entrepreneuriaux pour réaliser que nan vraiment t’es pas moins quiche que les autres

Aujourd’hui, je voulais te proposer un challenge que tu peux faire là maintenant tout de suite pour recevoir ta vraie dose d’énergie entrepreneuriale (c’est un peu la punchline de la newsletter quand même). Et ce challenge, tu le dois à une de mes lumineuses rencontres de la semaine : Laura Gatto, entrepreneure en pleine reconversion pour devenir coach !

Roulementttt de tambourg, je te propose de découvrir le merveilleux outil de Laura : la to-do list inversée. Qu’est-ce donc ? L’idée, est de se poser à la fin de chaque journée (ou de chaque semaine ou de chaque heure même si ça t’amuse) et de faire la liste de toutes les choses que tu as faites. Oui, il s’agit là de la meilleure to-do list du monde !

Je viens de me plier au jeu pour la première fois (c’est que ma discussion avec Laura m’a vraiment inspirée tu vois comme chaque #CaféLVD) et bim bam boum, je peux te le dire : mon coeur d’entrepreneure va mieux. Pour une fois, j’ai clairement réalisé qu’en fait je faisais pas mal de trucs (cette semaine ayant touché les étoiles au niveau ratio heures de travail versus heures de sommeil comme tu l’as peut-être vu sur Insta). Franchement, c’est un outil qui rend clairement hommage à tout le chemin parcouru et les efforts effectués, ce que la joyeuse tribu LVD adore hein on peut se le dire !

Bon, et au fait, ça ne te dirait pas de recevoir ta vraie dose hedbo d’énergie entrepreneuriale directement dans ta boite mail chaque lundi ? Histoire de prendre confiance en ton génie d’entrepreneur quoi !

Sarah François