[LVD #30] "Et si je n'étais pas à la hauteur ?"

Je ne sais pas toi mais moi je suis vraiment la spécialiste des séquences d’autoflagélation dans le métro où je me répéte que “je ne vais pas y arriver”. Tu passes très vite de la rêvasserie entrepreneuriale intense où tu imagines que ton projet va dominer le monde à cette odieuse phase d’angoisse saupoudrée de la grande question “et si je n'étais pas à la hauteur ?”. Finalement, parfois, on n’a pas besoin des autres pour se poser des questions qui piquent…

La Vraie Dose 30 : “Et si je n’étais pas à la hauteur ?”

La Vraie Dose 30 : “Et si je n’étais pas à la hauteur ?”

Je le dis souvent, “t’es pas entrepreneur, si t’as pas ton syndrome de l’imposteur dans le coeur !”. 

Je ne sais pas toi mais moi je suis vraiment la spécialiste des séquences d’autoflagélation dans le métro où je me répéte que “je ne vais pas y arriver”. Tu passes très vite de la rêvasserie entrepreneuriale intense où tu imagines que ton projet va dominer le monde à cette odieuse phase d’angoisse saupoudrée de la grande question “et si je n'étais pas à la hauteur ?”. Finalement, parfois, on n’a pas besoin des autres pour se poser des questions qui piquent…

Je le dis souvent, “t’es pas entrepreneur, si t’as pas ton syndrome de l’imposteur dans le coeur”. Bon, bien entendu, on est là sur de l’humour, entendons-nous bien. Mais, ça veut dire ce que ça veut dire ! Tous les entrepreneurs que j’ai pu rencontrer sont épris de doutes et c’est bien normal. On a connu des choix de carrière un peu plus rassurants et “en terrains connus” que celui de l’entrepreneuriat. Donc chaque entrepreneur, quelque soit son projet, sa personnalité, son âge, son parcours, etc a son petit lot de doutes qui colle aux basques !

Puis, on en a déjà parlé, être entrepreneur n’a rien d’inné. On devient entrepreneur, on prend petit à petit ses marques. Il n’y a aucune école pour ça. Rappel : je suis diplômée d’un master en entrepreneuriat : c’est top pour la culture générale entrepreneuriale et le réseau mais ça donne à peu près 0 clé pour la vraie vie entrepreneuriale. Tout simplement, car il n’y a aucune recette. On fait. Juste, on fait. Et on avance comme ça. Et ce petit côté “je sais pas mais j’avance”, au bout d’un moment ça fait un petit terrain fertile à la peur panique de ne pas être à la hauteur du gros challenge entrepreneurial, le beau, le vrai.

“Clairement, on ne commence pas à entreprendre sur une page blanche et il faut donc se dépatouiller avec son vécu !”

D’abord, de fait l’entrepreneuriat n’étant pas une promenade de santé, on dénombre deux trois galères au compteur. Par exemple, en ce qui me concerne, j’ai mené un premier projet entrepreneurial avant La Vraie Dose. Alors, certes c’est grâce à lui que la newsletter existe car c’est en entreprenant que j’ai réalisé qu’il manquait un média des débuts de l’entrepreneuriat. Mais, l’ombre du premier projet qui n’a pas pris, c’est pas simple de s’en dépatouiller !

D’ailleurs, si on sort la tête de l’entrepreneuriat (mais si viens suis moi), des fantômes, on en a plein dans le placard. Des moments de vie où les choses n’ont pas fonctionné comme tu l’aurais voulu, des petites remarques anodines qui n’ont pas fait que du bien à ton petit coeur, des apprentissages parfois faits dans la douleur. Clairement, on ne commence à entreprendre sur une page blanche et il faut donc se dépatouiller avec son vécu !

“Là tu percutes que tu te lances dans un énorme truc qui a l’air bien plus grand que le petit entrepreneur que tu es avec tes petites pattes, ta petite motivation et ton petit cerveau" 

En plus de ça, petit à petit le projet grandit, et vient donc s’ajouter au syndrome de l’imposteur de l’entrepreneur, la magie du “est-ce que je ne suis pas trop petit-e pour mon projet ?”. Au démarrage d’un projet, le grand flou artistique permet de ne pas trop se poser de questions, parce que bon on n’y voit rien, on ne va pas se le cacher. Et soudainles grandes lignes de ton projet commencent à se dessiner, tes ambitions se clarifient. Oui, c’est toujours la grande inconnue mais tu sens bien dans quel sens ça va aller.

 tu percutes que tu te lances dans un énorme truc qui a l’air bien plus grand que le petit entrepreneur que tu es avec tes petites pattes, ta petite motivation et ton petit cerveau (je grossis le trait hein, nous sommes bien sûr de grands génies entrepreneuriaux !). Tu passes avec une absence totale de transition de la phase “je papillonne, je me fais un peu plaisir, je pars dans tous les sens” à “j’ai un agenda serré, de plus en plus de choses obligatoires à faire et de moins en moins d’espace pour papillonner”. Sauf que pendant ce temps là, tu es toujours seul sur ton projet (ou mettons à deux). Tout s’accélère sauf tes ressources !

Sérieusement, plus ça va, plus je comprends ce que je veux faire avec La Vraie Dose. Oui, disons-le lorsque j’ai lancé la newsletter, j’avais 10 fois moins d’ambitions que maintenant. En avril 2018, je ne parlais absolument pas de “média”. Maintenant, je parle de LVD comme du “média des débuts de l’entrepreneuriat”. Sauf que le mot “média”, c’est un gros mot tu vois, avec de grosses attentes derrières.

Alors, je ne vais pas te cacher que je me demande souvent si je vais être à la hauteur des ambitions autour de mon projet. J’ai souvent cette sensation que mon entreprise est plus grande que moi. Dans un sens, c’est rassurant parce que ça exprime son sérieux et à la fois c’est flippant comme jamais parce que du coup je me demande toujours comment je vais me mettre à la hauteur de la “bête” !

“Comme toujours avec La Vraie Dose, je vais plutôt te proposer de le regarder droit dans les yeux ce bon gros flippe intitulé “et si je n’étais pas à la hauteur ?” ! 

Avant, cette grosse angoisse de ne pas réussir, je la glissais bien comme il faut sous le tapis. Bah oui, dans le fond, c’est peut-être ça la solution nan ? Avancer tête haute comme si les doutes n’existaient pas et continuer à garder tout ça bien enfoui intérieurement, voilà comment je m’y prenais. C’est bien connu, on avance beaucoup mieux dans la vie avec la “politique de l’autruche” : je ne vois pas les problèmes donc il n’y a pas de problème. Je ne vois pas les doutes donc il n’y a pas de doute.

Et puis à un moment donné, je me suis rendue compte que mon petit côté “autruche”, il n’était pas très productif. Oui, je n’ai pas réussi comme je l’aurais voulu un premier projet. Oui, je démarre à peine ma carrière et je me suis lancée l’idée folle de lancer un média. Oui, je n’ai jamais travaillé dans un seul média de ma vie mais allez j’en crée un quand même parce que faut tenter dans la vie... Mais, du coup, oui, c’est donc bien normal de prendre peur !

Bien entendu, comme toujours avec La Vraie Dose, je vais plutôt te proposer de le regarder droit dans les yeux ce bon gros flippe intitulé “et si je n’étais pas à la hauteur ?”. Comme on l’a fait pour les QQPMCE (questions qui piquent mon coeur d’entrepreneur) que les autres gens viennent nous souffler au coin de l’oreille, on va s’occuper de ces pensées piquantes que l’on se glisse nous même au coin de nos cerveaux !

"Alors, on va se la poser cette question, mais vraiment quoi : Pourquoi toi tu ne serais pas au niveau de ton projet ?" 

Alors, on va se la poser cette question, mais vraiment quoi : pourquoi tu ne serais pas à la hauteur ? Pourquoi toi tu ne serais pas au niveau de ton projet ? Comme d’hab, je passe au tableau en premier histoire de te mettre à l’aise. Moi, ce qui me donne l’impression de ne pas être à la hauteur, c’est d’abord ma gestion du temps. Je remarque avec plaisir que les choses s’accélèrent sauf que personne n’est venu rajouter des heures supplémentaires dans mon agenda (bon on a eu une heure de rab le weekend dernier mais faudra la rendre au printemps alors…).

Et puis, j’ai peur de mal gérer mon stress aussi. À ce propos là, je t’écrirai une vraie lettre parce qu’il faut quand même en parler mais oui clairement je suis pas super forte pour gérer la pression. Mes nerfs ont toujours envie d’exprimer tout ce qu’ils ont dans le coeur tu vois donc je suis pas du genre personne calme qui appréhende la vie en chantant à tue-tête. Sauf que lorsque je regarde l’évolution de mon niveau de pression, on est plutôt sur un délire en courbe exponentielle.

Bah, tu sais quoi ? Ça fait du bien rien qu’en le disant, qu’en l’affrontant pour de vrai. D’ailleurs, là en te l’écrivant à nouveau, je me suis dit “tiens c’est bien t’es lucide, tu mets les mots”. Extérioriser les pensées, les questionnements, les angoisses, ça fera toujours du bien à ton coeur d’entrepreneur ! T’aurais déjà la sensation d’avancer sur tout ce qui te prend le chou.

“Mon cerveau est devenu un peu plus clément et il est venu faire clignoter une phrase que j’aime d’amour : “l’être humain est fait pour s’adapter”.” 

Et c’est là, après avoir listé les raisons de mon autoflagélation métropolitaine que j’ai commencé à voir un bout du bout du tunnel (on est là sur de la métaphore spéciale transport en commun). J’ai commencé à prendre un peu de recul, à relativiser. Et là d’un coup mon cerveau est devenu un peu plus clément et il est venu faire clignoter une phrase que j’aime d’amour : “l’être humain est fait pour s’adapter”.

Et c’est vrai. Toi même, combien de fois t’es-tu adapté à une situation galère ? Mieux encore, depuis que tu entreprends, combien de fois as-tu résolu une situation insolvable ? Combien de fois tu t’étais dit que c’était impossible et puis finalement, ça s’est fait ? Je pense par exemple à tous les entrepreneurs qui ont mené une campagne de crowdfunding, qui ont lancé leur site alors qu’ils n’y connaissaient rien, qui ont fait leur premier chiffre d’affaire alors que ça paraissait si lointain…

La magie de l’entrepreneuriat, le truc qui le rend si galvanisant, c’est aussi ça : y’a des mauvaises surprises mais y’a aussi des retournements de situation incroyablement géniaux ! Si tu te poses encore la question, regarde tout ce que tu as fait depuis que tu as décidé de te lancer : tu ne t’attendais pas à certaines galères oui ok mais tu ne t’attendais encore moins à t’être aussi bien débrouillé dans certaines situations ! Tu t’es surpassé, t’as clairement été à la hauteur (voire même loin au dessus de ce que tu pensais de toi), et plusieurs fois même. Alors, pourquoi ça ne continuerait pas ?

💖💖💖💖💖

💪 Ton challenge de la semaine : réaliser à quel point tu seras à la hauteur 💪

Cette semaine, je te propose encore un challenge qui va faire du bien à ton coeur d'entrepreneur : faire face au bon gros flippe du "et si je n'étais pas à la hauteur" et lui dire tchao ! Allez, tu me suis ?

1) Affronter la bête : écrire noir sur blanc pourquoi tu ne penses pas être à la hauteur !
Vas-y lâche tout : tes défauts prétendus incurables sensés t'empêcher d'entreprendre convenablement, tout ce qu'il te manque pour mener à bien ton projet, tout ce qui t'a donné l'impression de ne pas être à la hauteur précédemment ! Ça va mieux en le disant !

2) Maintenant, remplir le verre à ras bord : la liste de tous les moments durant lesquels tu t'es surpassé pour ton projet : la fameuse démission pour te lancer à 100%, ton premier euro de chiffre d'affaire, le truc ultra technique que tu as appris en deux jours, le client que tu as géré comme une star, le dimanche soir dépression que tu as retourné en dimanche soir action,..
Et là on y va : tu envoies des pages et des pages !

3) Tu réalises à quel point tu as réussi à t'adapter pour tout gagner dans ton passé d'entrepreneur :
Maintenant, tu reprends chacun de ces moments et tu essaies de te souvenir de ton état d'esprit en amont ... verdict : tu pensais ne pas y arriver et pourtant, bah tu l'as fait !

4) Tu fais le vide : maintenant tu croises tous tes défauts soi-disant incurables avec toutes ces belles réussites et tu captes un truc : non tu n'es pas un robot, tu n'as pas toutes les ressources du monde, tu flippes comme ce n'est pas permis et pourtant tu arrives toujours à te dépatouiller. 
Alors, est-ce que c'est en entreprenant que tu as appris à te surpasser ou c'est parce que tu sais te surpasser que tu entreprends ? Grande question, un peu des deux sans doute ! 

💖💖💖💖💖

T’as envie de prendre confiance en ton génie entrepreneurial ? Cooool, alors, inscris-toi à la newsletter de La Vraie Dose pour recevoir chaque lundi ton shoot d’énergie et d’assurance entrepreneuriale :

Sarah François