[LVD #28] "Tu es à 100% sur ton projet ou tu as un (vrai) travail à côté ?

Pour cette 28ème newsletter de La Vraie Dose, je te propose d’attaquer une nouvelle QQPMCE (question qui pique mon coeur d’entrepreneur) : “Tu es à 100% sur ton projet ou tu as un (vrai) travail à côté ?”. On met les pieds dans le plat et on essaie de comprendre pourquoi le commun des mortels non entrepreneurs se demandent toujours si l’on a un vrai travail. UN VRAI TRAVAIL. Surtout, on apprend à booster notre crédibilité entrepreneuriale histoire que la question tombe moins souvent. Dans la foulée, on s’entraine à y répondre avec sourire et conviction !

La Vraie Dose 28 : “Tu es à 100% sur ton projet ou tu as un (vrai) travail à côté ?”

La Vraie Dose 28 : “Tu es à 100% sur ton projet ou tu as un (vrai) travail à côté ?”

“Les “questions qui piquent mon coeur d’entrepreneur” ou QQPMCE (purée on en est vraiment à créer des sigles ??!)” 

Alors, tu sais que s’il y a bien un sujet que j’adooore aborder dans La Vraie Dose, ce sont bien les “questions qui piquent mon coeur d’entrepreneur” ou QQPMCE (purée on en est vraiment à créer des sigles ??!). C’est pour ça que la semaine dernière, j’avais lâché toute ma plume sur la douce et délicieuse “mais tu gagnes ta vie avec ton entreprise ?”. Et j’avais déjà abordé deux autres petites régalades dans les toutes premières vraies doses : “Mais ça existe déjà ton truc nan ?” et “Alors, ça en est où ton projet ?”.

D’ailleurs si tu me suis sur Instagram, tu as peut-être vu en “story” mes craquages de cette semaine où suite à une énième QQPMCE, j’ai eu une idée. Je songe sérieusement à créer une application sur laquelle tu gagnerais des badges à chaque fois que l’on te poserait une QQPMCE. Du coup toi et moi nous le savons, nous aurions plein de badges. Mais au moins comme ça tu vois, et bah les questions qui piquent nos coeurs d’entrepreneurs… deviendraient un jeu !

Bon, entre nous on le sait, ces fameuses questions en vrai elles t’aident beaucoup à apprendre à parler de ton projet et à mieux comprendre les interrogations autour de ton offre … Mais si on fait que du politiquement correct dans La Vraie Dose, on ne s’amuse plus le lundi matin !

Pour la petite histoire, la question qui m’a chatouillée au point de commencer à m’informer sur le développement d’une application, était la QQPME qui se porte aussi bien aux repas de noël qu’aux retrouvailles familiales estivales : “mais t’es à 100% sur ton entreprise ou tu as un (vrai) travail à côté ?”. C’est donc un vrai plaisir non dissimulé (quoi ça se voyait pas ?), que je t’annonce qu’il va s’agir de notre QQPMCE de la semaine.

Alors, c’est vrai que pour les communs des mortels, il n’est pas si évident de comprendre pourquoi cette question là elle pique si fort. Oui parce que dans le fond, c’est juste de la curiosité. Mais ce qui est difficile, c’est que quand tu es vraiment à 100% sur ton entreprise, entendre cette question, ça résonne quand même un peu comme “nan mais ça te prend pas tout ton temps ça, si ?”. Surtout que tu as le plaisir d’avoir la version "All inclusive" où la mention “travail à côté” est remplacée par “un vrai travail à côté”. Un vrai travail. UN VRAI TRAVAIL.

“À l’écoute de cette question, tu ressentiras sans trop de difficultés un petit ton dubitatif qui saura ravir tes oreilles. Un petit regard compatissant pourra d’ailleurs venir accessoiriser le tout !”  

Je ne vais pas te rechanter le même refrain que la semaine dernière mais si le terme “projet” ou allez soyons rêveurs “entreprise” est employé, je t’invite fortement à aller jouer au loto car tu es de toute évidence une personne chanceuse. Comme nous le savons, nous jeunes entrepreneurs de l’extrême, on entendra davantage : ton truc, ton machin, ton idée, ton histoire là… Bon, nous, comme on se l’est promis depuis plusieurs newsletters maintenant, nous on parle bien d’une entreprise puisque nous sommes des entrepreneurs. Si entre nous, on utilise les bons mots, ce sera quand même vachement plus facile de passer le message à ton voisin tu vois !

Commençons par analyser cette QQPMCE “T’es à 100% sur ton projet ou tu as un travail à côté ?” dans son environnement naturelpour mieux l’apprivoiser. D’abord, on peut s’intéresser à l’intonation de voix avec laquelle ton interlocuteur te la pose. À l’écoute de cette question, tu ressentiras sans trop de difficultés un petit ton dubitatif qui saura ravir tes oreilles. Un petit regard compatissantpourra d’ailleurs venir accessoiriser le tout !

L’interlocuteur (mieux connu dans le monde merveilleux de La Vraie Dose sous le pseudo Jean-Michel / Jeanne-Micheline relou) qui te pose cette QQPMCE n’est généralement pas entrepreneur. Il exerce globalement une activité professionnelle éloignée du monde assez flou de l’entrepreneuriat pour un job ultra carré. Il pourra dans certains cas être entrepreneur mais dans ce cas là, ça prendra dans la majorité des cas le sens “mais tu arrives déjà à pouvoir te consacrer à 100% à ta boîte” et si tu lui réponds oui, il sera content pour toi et moins compatissant on va dire. 

“Quand on me voit débouler avec mon petit pitch en une phrase sous le bras, bah on se dit très souvent, je pense, “celle la sa boîte c’est d’envoyer des emails quoi”.” 

Je vais faire un petit zoom sur ma petite vie d’entrepreneure perso(bon tu commences à être habitué). Mon entreprise à moi, c’est decréer un média (oui maintenant j’utilise des gros mots, j’ai moins les chocottes - je te parlerai de tout ça dans une autre lettre aussi) pour les apprentis entrepreneurs. Et pour ça, j’ai choisi un format 100% digital qui est, comme tu le sais bien, celui de la newsletter. Donc pour le commun des mortels, le principe de mon entreprise est d’écrire des trucs sur les internets et de les envoyer par email.

Donc, je ne vais pas mentir, quand on me voit débouler avec mon petit pitch en une phrase sous le bras, bah on se dit très souvent, je pense, “celle la sa boîte c’est d’envoyer des emails quoi”. On est là sur quelque chose proche du titanic de la crédibilité entrepreneuriale. Entre nous, tant que t’es pas passé à la téloche (comme si ça voulait dire quelque chose sur la pérennité d’une entreprise) ou que t’as pas de salariés (ça déjà c’est un critère plus évocateur mais ça dépend complètement des objectifs que l’on se fixe), tu auras toujours l’air d’un illuminé ! Si en plus t’es une femme, de 26 ans…

“Ça dit quelque chose de très symptomatique sur l’entrepreneuriat : 95% du travail que l’on effectue lorsque l’on entreprend, ne se voit juste pas.” 

Finalement tout ça, ça dit quelque chose de très symptomatique sur l’entrepreneuriat : 95% du travail que l’on effectue lorsque l’on entreprend, ne se voit juste pas. Dans mon cas, je pense que pas mal de gens s’imaginent que j’écris mes “petites” (forcément elles sont petites tu sais) newsletters en 30 minutes (L-O-L) et que je passe le reste de la semaine à flâner sur Netflix (j’ai commencé une série il y a un mois je suis à l’épisode 3 de la saison 1).

C’est vraiment un truc qui me rend folle et dont je te parlerai à l’occasion d’une autre QQPMCE que j’aborderais dans une prochaine lettre : “Tu fais quoi de tes journées d’entrepreneurs ?”. Mais dans notre cas là, ce que ça dit, si deux secondes on arrête de blâmer le commun des mortels non entrepreneurs, c’est que les gens ne comprennent juste pas ce que que construire une entreprise représente, quelqu’elle soit.

Ça tu vois, ce n'est absolument pas propre à mon domaine d’activité qui est celui de la création de contenu. Pas de jaloux, tous les entrepreneurs sont concernés (bon on est copains et on se serre les coudes on a dit de toute façon) ! Tu peux être freelance et avoir une expertise complément incompréhensible pour encore pas mal de gens non concernés (les métiers du web sont dans la place), créer / vendre un produit physique (vêtements, bijoux, objets, etc) que les gens ne prennent pas spécialement au sérieux, lancer une startup avec un concept encore un peu trop novateur que peu de gens percutent bien…. cette question elle sera toujours là, toujours au moment où tu t’y attends !

Ce qu’on réalise un peu dans la douleur quand on entreprend, c’est ce qui fait d’ailleurs le terreau ultra fertile des QQPMCE, c’est que les gens (les geeennnns) ne se rendant juste absolument pas compte de toute la quantité de travail qu’il y a autour de ton activité. Tu vois, tout ce travail invisible comme apprendre à vendre son projet, dévorer de l’administratif, communiquer encore et encore et encore, aller à des rendez-vous ou participer à des évènements juste pour te faire un réseau qui portera ses fruits bien plus tard… c’est ultra flou mais à un point sans égal pour quelqu’un dont la vie professionnel est cadrée et linéaire (ce n’est pas un jugement, qu’on soit clair, c’est une observation - mon avis perso, tout le monde ne veut pas entreprendre / n’est pas fait pour ça et c’est super).

“J’étais persuadée que si on me posait la question “T’es à 100% sur ton projet ou tu as un travail à côté ?” c’est que je n’étais pas assez percutante dans ma façon de parler de mon projet"  

Alors, tu vois, pendant longtemps en entendant cette question, je me suis blâmée (en bonne apprentie entrepreneure qui se respecte, il fallait bien que je m’autosabote - c’est de l’ironie hein c’est mieux si tu le fais pas). J’étais persuadée que si on me posait la question “T’es à 100% sur ton projet ou tu as un (vrai) travail à côté ?” c’est que je n’étais pas assez percutante dans ma façon de parler de mon projet et que du coup mon ambition n'était pas perceptible.

Sur ça, y’a plusieurs choses à dire. D’abord, oui on est entre nous donc on peut en parler, parfois, au début (et pas que), quand on parle de nos projets, on est trop timides et on envoie le mauvais message. Une bonne façon d’éviter cette QQPMCE, c’est déjà de connaître son fameux pitch en une phrase : une voix forte, les mains qui marquent tes mots clés mais ne partent pas dans tous les sens et un regard appuyé vers ton interlocuteur. On est bien d’accord, y’a déjà du challenge là dedans mais petit à petit, comme je te l’ai dit “c’est en pitchant qu’on devient pitcheron”.

Mais quand on creuse un peu plus et qu’on écoute bien cette question, on sent aussi que ton interlocuteur en face est soit un peu fermé d’esprit soit juste perdu. Clairement ça tu l’entends au “ou tu as un vrai travail à côté” parce que ça sous entend que ce que tu entreprends, ce n’est pas un vrai travail. Cette dualité que ton interlocuteur fait entre un vrai travail et ton projet, elle ne peut pas venir que de toi (ou de ta façon de vendre ton projet) mais elle vient aussi de sa personnalité très potentiellement pas ultra entrepreneuriale (on exclut les entrepreneurs qui te posent aussi la question car on en a parlé au début de la lettre). Dans son monde à lui, travailler c'est un peu différent que dans ton monde à toi (la passion est présente sur seulement une des deux planètes, à toi de devenir laquelle...).

“Tu me connais, Sassou les bons tuyaux, toujours là pour te parler de mes petites astuces à moi pour regarder ces fameuses QQPMCE droit dans les yeux et leur répondre bien comme il faut.” 

Du coup la tentation ultra séduisante serait de regarder ton interlocuteur et de lui glisser des mots plus ou moins délicatspour lui communiquer ton agacement certain. Mais maintenant, on commence à le savoir, on est un peu tout le temps en représentation quand on entreprend. On ne sait jamais comment les choses vont tourner, qui est la personne en face de nous, qui elle connait et de ce fait là on est obligé de tout le temps chouchouter notre crédibilité. Donc tout bêtement de répondre à cette fameuse QQPMCE, de façon ultra percutante et avec le sourire en plus. Pas toujours évident l’entrepreneuriat hein.

Alors comment on fait ça ? Tu me connais, Sassou les bons tuyaux, toujours là pour te parler de mes petites astuces à moi pour regarder ces fameuses QQPMCE droit dans les yeux et leur répondre bien comme il faut. Bien entendu, tu remixes les choses à ta sauce car tu sais que je suis autant apprentie entrepreneure que toi. Je suis juste madame “je réveille le bon sens entrepreneurial qui est en toi” (oui je te jure qu’il est là, faut juste l’écouter).

Comme à chaque fois, mon premier conseil, c’est tout simplement de te préparer à cette question. À l’entendre et à y répondre pour éviter qu’elle te fracasse la tronche (ou que ce soit un peu moins le cas) car de toute façon cette question, on va nous la poser encore et encore. La meilleure préparation c’est bien entendu comme on l’a dit plus haut d’avoir un pitch (une présentation de son projet ultra percutante) mais y’a pas de miracle et la soyeuse “T’es à 100% sur ton projet ou tu as un travail à côté” pointera de toute façon le bout de son nez.

“Il faut clairement faire percuter que ton projet, il en a bien besoin que tu t’en occupes à 100%"

Ensuite, quand on t’offre sur un plateau d’argent (en toc) cette question, il ne faut pas juste répondre un “oui” agacé mais il faut clairement faire percuter que ton projet, il en a bien besoin que tu t’en occupes à 100% (voire 150% hein car il t’occupe un poil plus que les horaires de bureau mais ça c’est encore un autre sujet de newsletter) car tu as une grosse quantité de travail mais surtout, encore plus important, de grosses ambitions (entendons-nous bien, chacun a les ambitions qu’il veut pour son projet, ce qui est important c’est de les fixer et d’y croire).

Et là, ce qui est pratique, c’est qu’on va pouvoir recycler deux exercices qu’on a déjà effectués ensemble lors de précédentes Vraies Doses.

D’abord, souviens-toi de la 8ème newsletter de La Vraie Dose où on abordait une QQPMCE à savoir “Alors, ça en est où ton projet ?”. On avait appris, en trois phrases, à envoyer un signal fort sur notre projet. Je te laisse aller relire le challenge de cette LVD 8 (ou toute la lettre si le coeur t’en dit). Mais en gros, on avait fait un kit de 3 phrases : 
Phrase 1 : positive attitude “oui je suis super content, ça se développe bien”
Phrase 2 : mon chiffre clé “j’ai X inscrits à La Vraie Dose / j’ai Y clients / J’ai Z chiffre d’affaire
Phrase 3 : ma dernière petite victoire !
Tout ça pour faire comprendre une chose : ton projet il est sérieux tout simplement car toi tu le prends très au sérieux.

Je recyclerai bien dans la foulée (tant qu’à faire, on n’a pas bossé pour rien) un autre challenge de La Vraie Dose, celui de l’épisode 23 “nan mais je construis une vraie entreprise en fait” où nous nous étions justement fixé 3 objectifs à atteindre pour le trimestre (dans mon exemple à moi, on parlait des 3 objectifs à atteindre avant papa noël). L’idée là, c’est aussi de dire que tu sais parfaitement où tu vas avec ton entreprise. Surtout, que tu as de l’ambition. Comme on l’a dit plusieurs fois aujourd’hui et comme on va se le répéter chaque jour maintenant, le meilleur ami de la crédibilité entrepreneuriale c’est l’ambition (qui se voit) !

Et pour terminer cette lettre, je voulais juste faire un petit coucou à ceux et celles qui ne se consacrent pas à 100% à leur projet entrepreneurial. Certains par choix, d’autres par nécessité notamment financière. Je pense fort à vous et promis les prochaines newsletters vous parleront plus. Ne pas avoir la possibilité d’être à 100% sur son projet, ça fait partie de la réalité entrepreneuriale (je suis la première concernée) ! D’ailleurs j’essaierai d’aborder bientôt ce bon gros sujet ! Quoi qu’il en soit : crois en ton projet à 2000% ! Contrairement au temps, la motivation est infinie et c’est le plus important !

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💪 Ton challenge de la semaine : mon kit de de survie spécial "t'es à 100% sur ton projet ou tu as un vrai travail à côté ?" 💪 

Allez on arrête d'avoir peur de cette question qui pique nos coeurs d'entrepreneurs, on la regarde droit dans les yeux et on se prépare un petit kit de réponse clé en main !

D'abord, comme on l'a dit, le plus important est de parler de son projet en respirant (transpirant) la confiance en soi ! Histoire de limiter tant que possible, l'apparition impromptue de cette fameuse QQPMCE.

Pour ça, je te propose de te lancer dans la construction de ton pitch en une phrase. Il s'agit d'exprimer de façon super clair ce qu'est ton projet, comment ça fonctionne et à qui il s'adresse. Et en apprenant ce fameux pitch par coeur et en le ressortant à toute occasion ça ira déjà mieux !

Ensuite, comme je l'ai dit juste au dessus, je te propose d'aller te replonger dans les épisodes 8 et 23 de La Vraie Dose (arrête je sais que ça te fait kiffer).

Grâce à l'épisode 8, tu pourras te vêtir à nouveau du kit de survie spécial "Alors ça en est où ton projet". Comme ça tu auras toujours sous le coude 3 phrases bien percutantes qui exprimeront à quel point ton projet est sérieux et nécessite donc un énorme investissement de ta part !

Et grâce à l'épisode 23, tu pourras ressortir tes 3 objectifs à atteindre pour le trimestre, et sans aucune retenue bien entendu. Comme ça, tu feras bien comprendre à ton interlocuteur, que ton projet, pardon ton entreprise, tu sais parfaitement où elle va : là où tes ambitions t'attendent !

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Sarah François