[LVD #25] "Et si j’arrêtais de penser que j’entreprends moins bien que les autres ?”

Allez, on est entre nous, on peut se le dire : bah oui parfois ça nous arrive de nous comparer aux autres entrepreneurs. Là comme ça, un peu sournoisement, au détour d’une conversation entrepreneuriale ou d’une douce balade sur les réseaux sociaux, notre esprit vient nous surprendre avec une comparaison qui nous met quand même rarement en valeur.

 La Vraie Dose 24 : “Avec ma co-fondatrice, ça ne l’a pas fait : j’ai appris”

La Vraie Dose 24 : “Avec ma co-fondatrice, ça ne l’a pas fait : j’ai appris”

“Elle, j’ai vraiment l’impression qu’elle a une nouvelle idée (géniale) par seconde”
“Punaise, celui-là, je suis sûr qu’il bosse 22h par jour” 

Allez, on est entre nous, on peut se le dire : bah oui parfois ça nous arrive de nous comparer aux autres entrepreneurs. Là comme ça, un peu sournoisement, au détour d’une conversation entrepreneuriale ou d’une douce balade sur les réseaux sociaux, notre esprit vient nous surprendre avec une comparaison qui nous met quand même rarement en valeur.

“Elle, j’ai vraiment l’impression qu’elle a une nouvelle idée (géniale) par seconde”. “Eux, ils sont deux et ils sont sur le même secteur que moi, ils vont aller mille fois plus vite c’est sur”. “Punaise, celui-là, je suis sûr qu’il bosse 22 heures par jour”. “Nan, mais elle, elle a une énergie toujours au max et d’ailleurs elle ne s’en cache pas”. Tu les connais ces petites phrases, n’est-ce pas ?

Bon déjà, on va commencer par se le dire parce que ça va mieux en le disant : c’est tellement normal de se comparer aux autres entrepreneurs. Ce serait quand même super bizarre de rester coincé comme ça dans sa bulle sans jamais essayer de regarder ce qu’il se passe pour les autres. 

D’autant plus que c’est en découvrant d’autres entrepreneurs (dans le monde réel ou sur toutes ces petites applis de nos téléphones intelligents) que l’on va nourrir sa propre aventure entrepreneuriale: choper des petites astuces business, écouter des petits conseils niveau développement personnel, comprendre comment les autres entrepreneurs vivent l’entrepreneuriat.

“J’ai vite tendance à faire une comparaison en mode “ce que les autres entreprennent telles des petites ballerines qui gigotent gracieusement au dessus d’un nuage de coton” versus “moi qui patauge sans brassard dans la semoule”. 

Là où ça part tranquillou en cacahuète de mon côté (tu me diras ce qu’il en est pour toi), c’est que j’ai vite tendance à faire une joyeuse analyse comparative en mode “ce que les autres entreprennent telles des petites ballerines qui gigotent gracieusement au dessus d’un nuage de coton rose poudré” versus “moi qui patauge sans brassard dans la semoule sur chaque fuckin problématique entrepreneuriale”.

Faut dire qu’on n’est pas super aidés. Par les réseaux sociaux pour commencer. Moi, par exemple, j’adore Instagram et, tu commences à le savoir vu que je le dis partout, j’ai choisi de vraiment axer ma communication à fond sur ce réseau. J’aime tellement le côté bon esprit qui y réside, le fait que tout le monde se parle facilement, franchement il fait bon être “instapreneur”.

Mais, dans les faits, Instagram c’est un vrai un réseau social de l’image, sur lequel les choses doivent avoir l’air follement sexy et les instagramers (les gens qui utilisent Instagram you know) doivent avoir une vie toute jolie, “instafriendly” comme on dit. Donc les galères administratives c’est pas méga sexy (et si tu me suis sur Instar tu sais pourtant que moi j’aime te partager mes galères à la poste), le travail à la maison en pyjama jusqu’à 13h pas spécialement non plus, les tableurs excel sans couleur… n’en parlons pas ! Alors quand tu vois, tous ces instapreneurs, sans galère et garantis plein d’énergie… wahou c’est pas facile.

“T’es vite confronté à l’instant “concours de vie”. “Alors, t’en es où toi ? Bah écoute, ça avance”.” 

Finalement, dans le monde réel, c’est un peu pareil. Quand tu oses te trémousser à un petit évènement entrepreneurial (déjà faut faire la démarche de sortir de sa grotte composée d’un ordi et d’une tasse de café pour aller aux devants d’être humains), t’es vite confronté à l’instant “concours de vie”. “Alors, t’en es où toi ? Bah écoute, ça avance”. (Oui parce que c’est une norme sociale, à cette question chaque entrepreneur répondra “Ça avance”.)

Et là, en écoutant ton nouveau copain entrepreneur parler, tu te dis que ouais en effet il avance lui. LUI. Bon et moi alors est-ce que j’avance ? Dans la bonne direction ? Est-ce que je d’ailleurs je peux aussi me permettre de dire que les choses avancent pour mon business ? Là honnêtement c’est tellement embué dans mon esprit que c’est pas méga clair.

Et, en fait, plus ça va et plus je me dis que le diable est dans la comparaison. Pourquoi, tout de suite, dans ton esprit, surgit une petite comparaison un peu naze alors que t’es en train de papoter avec un autre entrepreneur et que que tu devrais en profiter parce que c’est tellement cool (notamment pour parler de tous les sujets dont tu ne peux pas parler avec le reste du commun des mortels non entrepreneurs qui t’entourent).  Tu vois, il y a quelques temps, j’ai commencé à me demander pourquoi j’avais toujours en tête que j’entreprenais moins bien que les autres et pourquoi je me mettais toujours des comparaisons pas ultra valorisantes dans la tronchetta. 

“je me comparais trop à des entrepreneurs qui n’en étaient juste pas au même stade que moi tu vois, mais genre pas du tout.” 

Et j’ai réalisé qu’il y avait déjà un petit souci de curseur : je me comparais trop à des entrepreneurs qui n’en étaient juste pas au même stade que moi tu vois, mais genre pas du tout. Qui avaient souvent des boîtes ultra lancées avec une équipe, un chiffre d’affaire solide. Et pourtant je me disais “wah ils ont un réseau de dingue, ils communiquent tellement bien, ils ont l’air ultra solides mentalement, ils ont une vraie crédibilité qui poussent là”.

Sans compter que chacun entreprend différemment. On entreprend pas tous pour les mêmes raisons (le fameux “pourquoi” on entreprend dont on s’est parlés dans la première lettre) donc assez logiquement on ne se fixe pas tous les mêmes objectifs sur les mêmes laps de temps. Celui qui veut entreprendre pour être heureux au travail ne va peut-être pas faire les choses dans le même ordre que celui qui décide de monter son entreprise pour être ultra à l’aise financièrement.

C’est tout bête, mais si on commençait par juste s’inspirer d’entrepreneurs qui vivent des réalités beaucoup plus proches des nôtres : le début d’une aventure entrepreneuriale avec encore plein de questions sérieusement pesantes qui se posent. Et ça par exemple, ça en revient pas mal à Instagram et autres réseaux sociaux. Plus j’y pense et plus je me demande si le bon truc ce n’est pas finalement de suivre des entrepreneurs un peu en mode galère qui partageant autant leurs petites victoires que leurs moments plus coton-coton. Ne serait-ce que pour se dire que l’entrepreneuriat, c’est tout sauf plus simple pour les autres ! 

“Oser me marrer avec d’autres entrepreneurs en partageant avec eux toutes mes petites aventures et réaliser que c’est la même galère pour tout le monde, ça m’a tellement apporté !” 

Et puis y’a un autre truc pas mal : briser la glace et parler pour de vrais avec des entrepreneurs. Ça c’est une petite option en plus que l’application “la vraie vie et les rencontres qui vont avec” te propose allègrement. Sincèrement, le fait d’oser me marrer avec d’autres entrepreneurs en partageant avec eux toutes mes petites aventures et réaliser que c’est la même galère pour tout le monde,ça m’a tellement apporté !

Presque instantanément, tu mets un bon gros coup de pied au sentiment de solitude psychologique de l’entrepreneur (je te dis pas que ça va durer toute la vie hein mais sur le moment ça fait du bien). Sans compter que c’est aussi le bon moment de trouver des petits conseils pour se sortir d’un passage difficile (galères financières, gros problème de confiance en soi, entourage mi figue mi raisin, et autres joies…). Encore une fois, ça va mieux en en parlant !

Ce qui va être marrant aussi lors de ces petites conversations, c’est que tu vas très probablement réaliser que tu as toi aussi traversé des galères proches de celles de tes copains entrepreneurs mais quec’est toi qui va cette fois avoir le rôle du conseilleur. Et ouais, y’a aussi des sujets entrepreneuriaux sur lesquels tu t’en sors franchement pas mal. Bam, renversement de situation !

“Ce qui serait marrant en fait, ce serait plutôt de se comparer avec notre “nous” entrepreneurial d’il y a quelques mois.” 

À force de toujours regarder les autres entrepreneurs du coin de l’oeil et de se répéter à quel point ils sont brillants, on aurait un poiltendance à oublier pourquoi nous, nous sommes brillants. Nous aussi, on en a accompli des trucs bien. Nous aussi on fait grandir nos entreprises. Surtout, nous aussi on a fait des gros beaux progrès.Nan mais, c’est vrai quand on y pense, quel chemin parcouru !

Ce qui serait marrant en fait, ce serait plutôt de se comparer avec notre “nous” entrepreneurial d’il y a quelques mois. Tu sais, quand vraiment, on commençait et qu’on avait d’autres galères. D’autres questionnements. D’autres trucs qui nous faisaient super peur. On ne galérait pas forcément plus ou moins mais juste différemment. Tout simplement, car on en n’était pas du tout au même stade de nos vies d’entrepreneurs (avec tout ce que ça comporte : problématiques business, posture d’entrepreneur, confiance en soi, etc).

J’y crois vraiment à cette autocongratulation. Déjà parce que ça va forcément nous aider à nourrir cette confiance en soi avec un appétit d’ogre (elle n’est jamais rassasiée celle-ci). Aussi, parce qu’on va surement se rendre compte que l’on n’entreprend pas si mal que ça. Et qu’on fait certaines choses bien mieux qu’avant(genre vendre son projet, communiquer, se créer un réseau, et tout ce que tu veux).

Là le truc c’est que tu ne rentres plus dans une comparaison malsaine (et souvent un peu à côté de la plaque) vis-à-vis des autres entrepreneurs pour laisser place à une belle observation de ta courbe d’apprentissages. Et quand on entreprend, les apprentissages bah… c’est la vie quoi !

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💪 Ton challenge de la semaine : la liste des 5 choses sur lesquelles j'ai fait de gros progrès depuis que j'entreprends ! 💪

Allez, on inverse la tendance et on ose dire à haute voix tout ce pourquoi on entreprend vachement mieux ! Mais pas vachement mieux que les autres, non non, vachement mieux que soi même il y a quelques temps. Parce que ça a tellement plus de valeur d’analyser sa propre progression !

Alors, je te laisse choisir 5 sujets sur lesquels tu trouves, selon tes critères à toi et rien qu’à toi, que tu déploies un peu plus tes ailes qu’avant (je te parle de progrès, pas de maitrise d’un sujet à 100% - ce qui semble probable d’ailleurs - alors pas de pression !).

Tiens, voici quelques exemples : prendre la parole en public, pitcher mon projet, être plus souriant avec des inconnus, m’engager davantage dans des expériences qui me font peur, garder le contact avec des personnes rencontrées, oser parler de mes ambitions, me former en marketing, arriver à couper de temps en temps, mieux organiser mon temps, etc

 

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Sarah François