[LVD #23] "Nan mais je construis une vraie entreprise en fait !"

Je te dis le souvent, pour moi, l’entrepreneuriat représente la plus belle école de la confiance en soi qu’il soit. Tu apprends beaucoup sur toi et tu grandis. Et pourtant, il y a bien un truc sur lequel j’ai vraiment eu du mal à trouver de la force en moi : oser parler de moi comme d’une “entrepreneure” qui construit une vraie entreprise. Et quand en plus, tout le monde parle de ton aventure entrepreneuriale comme d’un “petit projet”

 La Vraie Dose 23 : “Nan mais je construis une vraie entreprise en fait !”

La Vraie Dose 23 : “Nan mais je construis une vraie entreprise en fait !”

“Je ne me sentais pas légitime, je ne menais pas assez bien ma barque à mon goût pour me définir comme entrepreneure construisant une entreprise.” 

Clairement je ne me sentais pas légitime, je ne menais pas assez bien ma barque à mon goût pour me définir comme entrepreneure et parler de mon projet comme d'une entreprise. Nan parce que bon ma boite tu vois, elle ne fait pas de chiffre d’affaire, elle est inconnue au bataillon, elle se limite clairement à mon salon. Sans compter que bon tous les matins entre 11h05 et 11h08, je me fais une petite phase de panique en règle de type “nan mais tout le monde s’en fout de ma newsletter rolala nan mais pourquoi je fais ça”.

Sauf que plus ça va et plus je fais des rencontres. Plus on m’écrit. Plus on me présente à d’autres gens. Et plus on me regarde, dans mon univers professionnel, telle une entrepreneure. Donc ce serait peut-être pas mal que je me regarde comme ça moi aussi hein ? Alors, je me suis sérieusement mise à réfléchir sur le sujet : c’est quoi un entrepreneur finalement ?

L’entrepreneur avant de faire la une des journaux, de lever des fonds ou d’avoir une jolie centaine d’employés, c’est celui qui entreprend. Celui qui monte une boite avec énergie, volonté et ambition. Ok sur le papier ça ressemble pas mal à ce que je fais et à ce que disent les gens de moi. Mais purée, ma confiance en moi, elle, elle ne voulait pas percuter (tu sais que celle là quand elle a une idée en tête, elle ne l’a pas ailleurs).

“À force de ne pas oser mettre le mot “entreprise” sur mon travail quotidien, de me la jouer un peu timide, bah j’avais un projet lui aussi timide 

Sauf que j’ai réalisé un truc. À force de ne pas oser mettre le mot “entreprise” sur mon travail quotidien, de me la jouer un peu timide, bahj’avais un projet lui aussi timide. Qui fait gentiment son bout de chemin sans trop se faire remarquer parce que faudrait quand même pas qu’on en entende trop parler et qu’on commence à avoir un avis dessus, t’imagines ?

Et puis il y a eu la rentrée. Cette rentrée 2018 qui a joué un vrai tournant pour ma posture d’entrepreneure (déjà que je me suis mise à me faire plein de copains copines entrepreneur-e-s depuis la fin de l’été, la rentrée me booste pas mal). J’ai eu le choix, faire de La Vraie Dose, un “side project” comme on ne dit pas chez nous, un projet à côté qui reste bien assis au fond de la salle des priorités de ma vie. Ou alors, de me lancer, d’amener mon projet vers un autre niveau et de construire une fuckin’ vraie entreprise (les gros mots en anglais ça passe nan ?).

Figure-toi que, j’avoue que je n’ai pas trop osé t’en parler (parce que ça me torturait l’esprit de savoir ce que je voulais), mais au début, j’étais plutôt partie vers l’option “side project” et je me suis donc mise à chercher du boulot pour de vrai. Tu sais le “vrai travail” dont te parlent tes parents le dimanche midi entre le fromage et le dessert. 

Bon entre nous, crises d’angoisses et confiance en soi complètement pétée obligent, depuis que j’entreprends, j’envoie des CV à peu près tous les 3 mois pour des raisons toujours assez proches de “nan mais tu comprends maintenant c’est bon j’arrête tout voilà zou” (il m’arrive en effet de dire zou). Un petit salaire douillet, des collègues souvent (j’ai dit souvent) plus marrants que ton bloc de post-ifs multicolores, une activité professionnelle plus socialement acceptable (on reparle de toutes ces injonctions bien chaleureuses)… Tu vois, y’a des moments où simplement tu te dis “ouais en fait je vais partir sur ce package là".

“Mais d’un coup j’ai porté un regard vraiment différent sur mon projet. Mon entreprise pardon" 

Et puis il s’est passé un truc. Pourquoi, comment, je ne sais pas. Mais d’un coup j’ai porté un regard vraiment différent sur mon projet. Mon entreprise pardon (j’ai pas dit que c’était facile de changer tout le foin là). D’un coup j’ai compris qu’il y avait vraiment une communauté autour de mon projet. Que je pouvais l’emmener beaucoup plus loin. Que mon projet n’était pas juste une petite newsletter mais un tas d’opportunités business potentielles autour. Et que surtout, petit à petit, il me faisait entrer dans ce plus ou moins doux monde de l’entrepreneuriat.

Je crois que deux choses ont particulièrement joué. D’abord, en cherchant du boulot ailleurs, je me suis juste donnée l’impression de ne pas avoir confiance en mon projet et en sa capacité d’aller vers le prochain niveau, de sortir un chiffre d’affaire, même ultra symbolique d’une façon ou d’une autre.  J’en avais oublié toutes les belles idées, toutes les ambitions réalisables que j’avais lorsque j’ai tapé les premiers mots de la toute première newsletter de La Vraie Dose. Et puis, petit à petit avec la rentrée, tout s’est un peu accéléré. La communauté autour de LVD s’est solidifiée et agrandie. Les opportunités / potentialités sont passées de 0 à “beaucoup plus que ce que je pensais”.

Aussi, et je t’en ai parlé la semaine passée, voilà trois semaines que je ne cesse de rencontrer des entrepreneurs. Géniaux, inspirants, drôles et surtout proches de ma réalité. Eux aussi sont apprentis entrepreneurs, eux aussi galèrent, eux aussi n’ont pas toujours confiance, eux aussi s’éloignent du triptyque appart-CDI-perfect family qui m’a longtemps bercé en école de commerce. Et là j’ai arrêté de me sentir seule (Si tu ne crois pas encore aux vertus de se faire copains entrepreneurs lis la 22ème Vraie Dose et surtout ose prendre des cafés avec d’autres entrepreneurs - je rappelle que je vis à Paris et que j’adore le café).

Alors, petit à petit, grâce à un petit coup de pouce de la vie entrepreneuriale, j’ai recommencé à y croire, sauf que cette fois-ci j’ai commencé à y croire plus fort. À oser me dire, “Sarah tu veux construire une vraie entreprise en fait” et petit à petit à prendre du recul sur tout ce qui m’empêchait de grandir en tant qu’entrepreneure pour de vrai. 

“y’a eu comme un petit fossé entre mes ambitions de vraie entreprise et le reste du monde, composé de gens qui croient plus ou moins en mon “petit projet”, mon “machin là” “ 

Mais du coup y’a eu comme un petit fossé entre mes ambitions de vraie entreprise et le reste du monde (en dehors des copains entrepreneurs). Tu sais, ce monde composé de gens qui croient plus ou moins (parfois la balance s’effondre littéralement “côté moins”) en ton “petit projet”, ton “machin là” ou encore “ton année de césure”. Qui te disent que de toute façon ce serait mieux que tu reprennent un job parce qu’au pire “tu pourras poster tes contenus le soir”…

Mais en fait, tu veux que je te dise (et ça fait un peu mal de l’admettre parce que c’est tellement plus sympa d’être énervée contre la terre entière), ces gens sont globalement bien attentionnés mais ne comprennent juste pas ce que tu fais, ce que tu vis, ce que tu ambitionnes. C’est vraiment à toi de démontrer que tu n’es pas là pour jouer à faire des projets mais que tu poses actuellement les bases d’une entreprise.

Alors, je pourrais te dire, “on s’en fout, ils comprennent rien, ils verront plus tard quand je serai une star parce que tu comprends ceux qui m’aiment me suivent et puis pour les autres tant pis”. Oui mais ce n’est pas la réalité. Dans la réalité, il y a plein de gens qui t’aiment mais que ne suivent pas du tout ton délire car ils ne comprennent juste rien. Car ils n’entreprennent pas et qu’ils ne savent pas qu’entreprendre, ça ne marche pas comme à la tété, que ça prend du temps, que c’est un long chemin plein de beaux mais aussi de moins beaux moments.

“Il va falloir montrer aux autres mais surtout à toi même que tu as clairement décidé que tu étais entrepreneur à la tête d’une entreprise” 

Alors, il va falloir montrer aux autres mais surtout à toi même que tu entreprends (parce que c’est bien sympa de croire plus fort à son projet mais là il va s’agir de croire fort en le fait qu’on est l’entrepreneur de cette entreprise). Que tu as des solutions pour ta jeune vie d’entrepreneur pas toujours facile et que tu as clairement décidé que tu étais entrepreneur à la tête d’une entreprise naissante voire grandissante.

Pour le côté solution, même si l’entrepreneur est un grand créatif, ce n’est pas toujours évident de régler les soucis que l’on a. Dans mon cas par exemple, avoir des sous pour mettre du beurre dans les épinards (voire acheter des épinards) devient indispensable. Alors c’est en allant parler à d’autres entrepreneurs que j’ai enfin mis le doigt sur la solution : avoir une activité en freelance (d’ailleurs si tu cherches un freelance ou que tu connais quelqu’un qui cherche un freelance en création et stratégie de contenu / marketing digital / customer care, tu peux m’envoyer un mot doux #pluscestgrosplusçapasse). C’est tout bête mais je n’y avais pas pensé. Et pourtant, au moment où je me suis décidée sur ce sujet, des opportunités sont apparues.

‘J’ai trouvé ze truc qui fait comprendre fissa que t’es dans la chaud bouillance de l’entrepreneur : avoir des vrais objectifs de vrais entrepreneurs que tu partages avec le terre entière’ 

Et puis le plus gros morceau c’est bien entendu de faire comprendre que tu as des ambitions concrètes pour ton entreprise à la hauteur de la posture d’entrepreneur que tu mérites (oui tu la mérites, et de loin). Et pour ça, il ne suffit pas de le dire mais il faut le démontrer. Il faut faire comprendre que tu n’es pas là pour rigoler (en fais si mais bon tu m’as comprise) mais pour créer une entreprise.

Du coup, j’ai trouvé ze truc qui fait comprendre fissa que t’es dans la chaud bouillance de l’entrepreneur : avoir des vrais objectifs de vrais entrepreneurs que tu partages avec le terre entière (par sûre qu’il y ait le wifi sur mars alors on va viser juste la terre ok ?). Du coup, je me suis lancée, je me suis mouillée, j’ai flippé mais j’ai écrit en bien gros sur les réseaux sociaux de La Vraie Dose quels étaient mes vrais objectifs de vraie entrepreneure qui construit une vraie entreprise à avoir atteint avant Noël. Histoire de convaincre les autres mais surtout ma petite personne qu’à partir de maintenant le mot entrepreneure me va fort bien au teint !

Voici les 3 objectifs que je dois remplir pour La Vraie Dose avant l’arrivée de PapaNowel (et que je balance donc partout, et qui me motive comme jamais chaque matin, et bla bla) :

  • CROISSANCE : atteindre le chiffre rondouillet de 1000 lecteurs-abonnés à la newsletter de La Vraie Dose (au moment où je t’écris on en est à 285 donc on part sur du x4)

  • CONTENU : faire intervenir au moins 5 entrepreneurs autres que ma petite personne dans LVD

  • RENTABILITÉ : déterminer une stratégie de monétisation (comment que je peux faire des sousous avec La Vraie Dose même qu'un jour j'aurai un salaire heing) et faire au moins 1€ de Chiffre d’Affaire directement lié à LVD (l’important c’est le symbole)

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💪 Ton challenge de la semaine : faire comprendre aux autres et surtout à toi que tu es un vrai entrepreneur en te fixant toi aussi tes 3 objectifs ambitieux à avoir atteint avant l’arrivée de papa Noël 💪

Alors, en effet, tu auras observé qu’il s’agit du challenge avec le nom le plus long de l’histoire de La Vraie Dose mais c’était juste pour que l’idée soit claire : on se fixe des objectifs d’entrepreneur à la hauteur de nos ambitions et à atteindre rapidement (parce que oui toi aussi t’as une vraie entreprise avec des objectifs à 3 mois et même que c’est toi le chef nah).

Peut-être que tu fixeras pas les objectifs les plus pertinents, peut-être qu’ils seront trop simples ou alors au contraire finalement irréalisables mais on s’en fiche. Le plus beau dans ce travail c’est d’agir en entrepreneur qui a une vision en réfléchissant à sa stratégie d’entreprise pour les mois à venir(si toutes les boîtes remplissaient leurs objectifs du monde, ça se saurait)

Voici juste quelques petits conseils (que comme toujours tu remixeras à ta sauce car comme je te l’ai déjà dit je suis apprentie entrepreneure comme toi donc tu sais très très probablement bien mieux les choses sur ton entreprise que moi) :

  • Se fixer 3 objectifs : c’est un peu histoire de dire un chiffre c’est vrai mais c’est aussi une bonne façon de diversifier suffisamment les objectifs (2 c’est un peu juste pour toucher toutes tes problématiques actuelles) sans se disperser (4 et plus)

  • Que des objectifs quantifiables : fixer un objectif qui se mesure c’est la meilleure façon de pouvoir le surveiller pour petit à petit voir si on s’en rapproche ou non et surtout ce sera bien plus facile de savoir si tu l’as rempli !

  • Sur 3 thématiques différentes : il faut t’assurer que bien sûr tes objectifs ne sont pas en contradiction mais surtout qu’ils sont représentatifs des 3 gros piliers de ton entreprise aujourd’hui (Pour LVD par exemple, la croissance de la communauté, la qualité / diversité du contenu et le sujet de la monétisation sont 100% représentatifs des sujets principaux qui se posent actuellement)

Et surtout, assume avec ambition et ferveur ces objectifs. Tu es entrepreneur pour de vrai et rien de mieux que de révéler les belles ambitions de ton entreprise au grand jour pour que plus personne n’en doute (et surtout pas toi !).

D’ailleurs tu peux partager tes 3 objectifs à atteindre avant noël grâce au hashtag #LaVraieDose (n'oublie pas de me mentionner @la_vraie_dose) sur Instagram mais aussi sur FacebookTwitter et leurs potes ! :)

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Alors, elle t’a plu cette 23ème Vraie Dose (en tout cas elle me tenait à coeur) ? Bon, et bien si tu veux continuer l’aventure entrepreneuriale, inscris-toi à la newsletter de La Vraie Dose via ce bouton :

Sarah François