[LVD #21] "Moi, animer une conférence ? Désolée, j'ai piscine !"

Pour cette 21ème newsletter de La Vraie Dose, je vais te faire vivre ma toute dernière aventure d’apprentie entrepreneure. Alors, dis-moi  as-tu vu mes 1045 posts sur les réseaux sociaux la semaine passée sur ma grosse actu de la semaine (dernière du coup) ?. Yes, nope ?

Bon allez je me lance, j’ai eu le plaisir de participer à l’université en ligne du Leadership Féminin en animant l’atelier “apprendre à oser se lancer”. En gros, voilà j’ai pris la parole en public sur les internets en montrant ma tête. Grand moment dans mon parcours d’entrepreneure. Et clairement ça arrive à beaucoup plus d’entrepreneurs qu’on ne le pense. Alors, j’ai eu envie de te faire découvrir mon petit retour d’expérience !

 La Vraie Dose #21 - "Moi, animer une conférence ? Désolée, j'ai piscine !"

La Vraie Dose #21 - "Moi, animer une conférence ? Désolée, j'ai piscine !"

“Je lis le message trop vite et au début, je crois qu’elle m’envoie ce message pour m’inscrire en tant qu’élève. En fait non elle veut que je sois je cite “professeure” “ 

Tout commence en mai 2018 (oui je vais te faire un vrai récit, assieds-toi au fond de ton fauteuil, tu vas kiffer). Je me ballade sur Linkedin et j’essaie tant bien que mal de pimper mon profil. C’est que, je viens de lancer un tout nouveau projet entrepreneurial répondant au nom de La Vraie Dose(rappel : l’histoire se passe en mai dernier). 

Je suis là, je réfléchis, je me demande comment faire pour que des apprentis entrepreneurs entendent parler de moi et surtout de LVD. Et puis, je tilte, je me dis “tiens si j’allais chercher tous les posts liés à l’entrepreneuriat et que j’interagissais avec les gens qui les ont publiés histoire de me donner de la visibilité”.

C’est ainsi que je finis par faire la rencontre virtuelle de Sara (je ne parle pas à moi même sur les réseaux, regarde bien, ce coup-ci il n’y a pas de h). On démarre par un message que je n’ouvre pas tout de suite pensant qu’il s’agit encore d’une pub ou d’une offre d’emploi pour un job qui ne m’intéresse pas du tout (rappel : on est sur linkedin et ce que je viens dire représente à peu près 90% des messages envoyés).

Puis finalement allez je regarde ce message et là je le lis jusqu’au bout. Sara me parle de son dernier projet (pour l’instant il ne loge que dans sa tête) : créer une sorte d’école en ligne pour inciter les entrepreneurE à se lancer, à croire en leurs ambitions. Mais je lis le message trop vite et au début, je crois qu’elle m’envoie ce message pour m’inscrire en tant qu’élève. Puis en relisant, je capte. En fait non elle veut que je sois je cite “professeure”dans cette école au format digital. Wahou.

“Là dans ma tête tout se mélange. Relecture du message une troisième fois. Danse de la joie. Crise interne de crédibilité" 

Là dans ma tête tout se mélange. Relecture du message une troisième fois. Danse de la joie. Crise interne de crédibilité (on fait un petit coucou au syndrome de l’imposteur bisous). Les émotions se croisent. Je m’arrête deux secondes en me disant “mais pourquoi elle me contacte, elle n'a pas regardé mon linkedin, elle voit pas que je suis apprentie entrepreneure”. Et en fait, si, elle avait bien regardé mon Linkedin et elle avait observé que j’avais lancé une toute jeune newsletter qui donne la pêche aux entrepreneurs. On est là sur du phénomène de type “comment je me regarde” versus “comment les autres me regardent”.

Bien sûr, je me dis quand même que c’est une opportunité de folie. Pour moi (ça me crédibilise professionnellement) et surtout pour mon projet La Vraie Dose (ça va forcément créer de l’actu et lui donner de la visibilité auprès d’une nouvelle communauté qui serait super intéressée par LVD). Donc bon je me fais un peu violence parce qu’il n’y a juste aucun intérêt à dire non (même si bien entendu on est sur du bénévolat).

“Je tiens le truc. Je vais aborder la thématique “oser se lancer”. Belle mise en abyme me direz-vous” 

Là, Sara, la tête pensante de l’université du Leadership Féminin, me confirme ma participation en tant qu’intervenante (j’ai toujours du mal à réaliser) et me demande donc de créer sur mesure un atelier / un cours qui s’inscrit dans l’esprit de l’ULF (et ouais y’a carrément un sigle maintenant). Je réfléchis à une thématique qui me plait bien sûr mais qui pourra aussi faire le lien avec La Vraie Dose.

Rapidement (genre vraiment au bout de 5 minutes), je tiens le truc. Je vais aborder la thématique “oser se lancer”. Belle mise en abyme me direz-vous. En effet. Je choisis ce thème parce que c’est la première marche de l’entrepreneuriat et c’est pour beaucoup (notamment ma petite personne) une marche très très très haute, pas facile à escalader. Ça répond parfaitement à la ligne éditoriale de LVD et c’est complètement dans l’ambiance de L’ULF (y’a vraiment beaucoup de sigles) : donner le pouvoir aux femmes qui entreprennent en parlant des vrais sujets.

Dans la foulée il faut aussi que j’écrive tout un petit storytelling autour de moi Sassa aka apprentie entrepreneure. J’ai du mal à trouver les mots. J’ose pas oser (la bonne blague pour une fille qui veut animer un atelier sur “apprendre à oser se lancer” - ma vie est une grande humoriste tu sais). Et puis finalement je finis par oser mettre les mots. Je suis entrepreneure (ouais ça s’appelle comme ça), je suis dégourdie (bon d’accord), j’ai mis du temps à me lancer et ai préféré aller me planquer pendant plusieurs années en startups pour porter les projets des autres (ça c’est clairement vrai).

“Et là, commence toute la phase de communication. Le moment où tu vas dire un peu fort “ouais je vais faire une visio conf sur l’entrepreneuriat bim bam boum” ” 

L’été passe. La créatrice de l’ULF finit par recruter toute la dream team d’intervenants (allons bon). Et là, commence toute la phase de communication. Le moment où tu vas dire un peu fort “ouais je vais faire une visio conf en direct sur l’entrepreneuriat bim bam boum”. Bim bam boum. Donc ça y est, il va falloir que sur les réseaux sociaux, en mon nom j’ose dire que je vais animer “une sorte de” conférence (tout est dans le : “une sorte de”).

Au début, je n’avais pas spécialement envie que ça sache. Pourquoi, va savoir pourquoi. Un mélange de différentes peurs sans doute. Que finalement, l’université du leadership féminin ne se fasse pas. Une peur aussi de dire des bêtises au moment du live, de ne pas être à la hauteur. Un peu les chocottes aussi que les monstres imaginaires qui logent dans ma tête hurlent “pourquoi elle parlerait lors de cette université du Leadership, elle n’est pas légitime, elle débute”.

Je commence discrètement à en parler sur mon Linkedin. Sachant que comme tu le sais, je suis très active sur mon instagram professionnel, sur mes pages Facebook pro, mais alors Linkedin j’en ai un peu rien à faire je l’avoue. Je mise peu dessus. En toute logique, j’ai donc commencé à communiquer via ce média pour pas que ce projet d’université du leadership se voit trop tu vois.

Puis bon, ça ne loupe pas, petit à petit, tout le monde le sait. Mon entourage perso, mon entourage pro. Plus la date se rapproche, plus les gens en entendent parler. Foutus réseaux sociaux et leur virilité ! Tout le monde m’envoie des messages pour me féliciter et moi je trouve ça totalement disproportionné (entre nous je trouve toujours ça disproportionné mais il parait qu’il faut savoir se vendre dans la vie, tu comprends). On a quand même un peu l’impression que je vais prendre la parole au prochain sommet de l’ONU mais passons.

“Et là tatatatam, nous voici le Ze Bigue Day” 

Et là tatatatam, nous voici le Ze Bigue Day, le mercredi 29 aout. Le matin, j’essaie de me mettre dans ma bulle. Je me coupe un peu de tout, je continue seulement à poster sur les réseaux sociaux de La Vraie Dose pour que mes chers lecteurs d’amour ne loupent pas l’occaz d’entendre le son de ma voix. Donc voilà, je me détends, je prépare mon speech, j’écoute de la musique (tu sais dans la lettre où je t’expliquais comment je trouvais l’inspiration, je t’avais justement confié que La Vraie Dose ne serait rien sans Spotify !)

18h57 … 18h58 … 18h59 … 19h (bienvenue dans 24 heures chrono). J’attends quelques minutes, histoire que les personnes inscrites à l’atelier que j’anime soient dans le coin. Puis je me connecte sur le groupe Facebook de l’université du Leadership Féminin où sont transmis en direct tous les ateliers via des Lives Facebook. Je commence l’enregistrement en espérant que mon vrai, mon poto Facebook envoie bien une gentille notification à tous les membres du groupe pour dire “kikou Sarah commence son atelier en live, viens par là, mais si allez viens !”

Et là je t’avoue que c’est un peu le trou noir, je ne me souviens de rien ou presque. C’est finalement le moment même de la conférence qui va être le plus difficile à raconter car honnêtement, j’ai peu de souvenirs. La petite heure et quart de live est passée en mode TGV. Je me souviens à peine des premières minutes où je trouvais ça assez désagréable de voir ma frimousse en 16/9ème sur mon écran d’ordi et de m'entendre parler (c’est un peu chelou on ne va pas se mentir). Sans compter la petite panique en bonne et due forme : “va-t-il y avoir des êtres vivants derrière leurs écrans prêts à écouter tout mon blabla parce que voilà il est prêt mon blabla c’est maintenant.”.

J’ai eu un peu de mal à garder le fil. J’avais d’un côté toutes mes petites notes bien au chaud et de l’autre côté tout ce qui faisait le sel du direct. D’autant plus que, Sarah oblige, j’avais très envie de faire un atelier collaboratif (c’est quand même un peu tout l’intérêt de la choucroute d’utiliser les réseaux sociaux mmh). Du coup, l’intervention du public allant rarement dans le sens chronologique de tes notes, bah tu te perds un peu.

Après j’étais quand même super contente que les participants “osent se lancer” (premier exercice de l’atelier yeah). Mon gros objectif était que les personnes qui ont regardé le live se disent “ok je suis capable”, l’entrepreneuriat c’est aussi pour moi, quelque soit mon aisance de départ. Exactement comme avec La Vraie Dose d’ailleurs ! Petit à petit les langues se sont déliées et je pense qu’il y a eu un petit effet collectif assez sympathoche. 

“Partagée entre le plaisir d’avoir lu d’adorables commentaires à la fin de mon enregistrement et ma propre analyse de ma prestation, un peu moins élogieuse.” 

Au moment d’achever ce live, je suis vraiment perdue. Partagée entre le plaisir d’avoir lu d’adorables commentaires à la fin de mon enregistrement (moment où j’ose enfin décrocher un sourire bien imposant) et ma propre analyse de ma prestation, un peu moins élogieuse. Parce qu’il y a bien un truc que tu dois savoir pour moi : la juge la plus difficile vis-à-vis de ma personne c’est moi. Et je suis pas du genre “tendresse” et “pluie de compliments”. Je me disais surtout “j’ai l’impression de pas avoir dit tout ce que je voulais et surtout pas de la façon dont je le voulais”.

Sur le moment, je crois que j’ai un peu manqué de bienveillance envers moi-même (tu connais toute la story du cordonnier mal chaussé hein bah c’est ma biographie). Alors, j’ai réécouté le live. Gros travail sur soi même pour se regarder à l’écran, écouter sa propre voix, entendre toutes ses mimiques, c’est un délice !

Et puis finalement j’ai réalisé qu’il y avait un gros effet “ce que j’ai vécu” versus “ce que les participants ont vraiment vu”. Sur la forme, je me suis vue 1000 fois plus à l’aise à l’écran que ce que j’ai vécu du côté de mon ordi. Sur le fond, je ne suis pas satisfaite à 100% mais j’ai l’impression d’avoir finalement dégagé une bonne partie du message que je voulais transmettre.  D’abord en le disant ultra clairement : oui se lancer ce n’est pas facile et c’est genre vraiment facile pour personne, faut pas croire (c’est pas pour rien qu’il y a le mot confort dans la zone de confort). Savoir se lancer, ça s'apprend et ça se travaille petit à petit, comme un muscle. Mais surtout pour se lancer il faut être indulgent vis-à-vis de soi même et y a aller pas à pas (la fameuse théorie des petits pas ou encore la métaphore du “il vaut mieux regarder la prochaine marche plutôt que la montagne toute entière”).

Ce que j’ai trouvé le plus difficile sur le moment, c’est finalement le côté “facebook live”. Au départ, je trouvais ça super réconfortant d’être bien au chaud, derrière mon bureau, dans ma petite maison. Puis avec le recul, je crois que j’aurais préféré prendre la parole dans une vraie salle devant un public là face à moi. J’aurais senti le truc plus réel, je me serais sentie moins seule. J’ai toujours l’impression que les gens derrière l’écran ne sont pas de vrais gens. Voir les réactions, interagir avec des humains, là en face de moi, ça m’aurait offert une expérience encore plus enrichissante je pense.

“Il y a une élève qui a beaucoup appris au travers de cet atelier en ligne “apprendre à oser se lancer”. Et c’est élève, c’est moi.” 

Après quelques jours de recul et une dizaine d’adorables messages de lecteurs / téléspectateurs plus tard, j’ai pris un peu confiance sur ma prestation. Oui, je ne trouve pas ce live aussi qualitatif que les lettres de La Vraie Dose car il n’y a pas tout l’effet relecture et au contraire toute l’action du direct est rentrée en jeu. Mais, une bonne partie des participants y a trouvé son compte. Je pense que ça leur a donné le coup de boost espéré pour aller creuser plus loin leurs ambitions entrepreneuriales !

Et surtout, il y a une élève qui a beaucoup appris au travers de cet atelier en ligne “apprendre à oser se lancer”. Et c’est élève, c’est moi.La prise de parole en public avec option “ça reste pour toujours sur les internets”, c’était pas non plus le truc dont je rêvais la nuit. Mais en fait, je suis contente de l’avoir fait. Déjà parce que je coche la case “je l’ai fait”. Ensuite parce qu’assez logiquement, je serai un peu moins stressée la prochaine fois donc j’aurai un peu moins peur et je transmettrai peut-être plus qualitativement les messages que je souhaite (on fait pas mieux en terme d’exemple de la théorie des petits pas). Sans compter que professionnellement, ça appuie ma crédibilité et c’est important (y compris auprès de ma chère juge de vie professionnelle, je parle bien sûr de moi même).

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💪 Ton challenge de la semaine : préparer ta propre live conf ! 💪
 

Par cet exercice, j’ai appris beaucoup de choses (au niveau pro et perso),à tel point que j’ai ressenti le besoin de te partager mon retour d’expérience. J’ai l’impression que ma posture d’entrepreneure s’est un peu solidifiée (et on ne crache pas sur une occaz pareille).

Alors, je te propose de jouer le jeu si ça te dit, en t’organisant ta mini-conférence rien que pour toi !

 

  1. Tu choisis ton sujet : tu peux parler de ton projet, d’entrepreneuriat mais tu peux aussi parler de ton savoir-faire, de la personne que tu es, de ce que la vie t’a appris. Tu choisis un sujet qui te plait à fond et sur lequel t’as un max de trucs à dire !

  2. Tu prépares ta conf : tu prends un moment pour te poser, tu réfléchis à un argumentaire, à des transitions, à un enchainement général.

  3. Tu enregistres une fausse conf sur ton smartphone ou sur ton ordinateur (Sur mac, tu as Photo Booth qui est top, sinon l'app vidéo de ton téléphone) : tu joues le jeu à fond, tu enregistres tout d’un coup comme si tu étais en live et qu’il n’y avait pas de seconde prise !

  4. Tu te jettes à l’eau et tu fais une vraie live-conference : là c’est en option si tu as vraiment envie de te motiver. Tu te lances sur un joli Facebook Live ou sympathique Live Insta en osant tourner la caméra vers toi et en interagissant au max avec ta communauté (n’hésite pas à communiquer dans la journée du live voire les jours précédents pour maximiser le nombre de personnes assistants au direct !).

  5. Tu prends du recul sur ta presta et écris quelque part ton retour d’expérience : essaie de laisser passer quelques jours histoire de moins réagir à chaud et de jauger un peu ce que le public a pensé. Puis garde une trace écrite de ton ressenti pour mieux cerner tes apprentissages et constater les progrès effectués à chaque live puis chaque prise de parole dans la vraie vie avec un vrai public que tu feras ! C’est la théorie des petits pas…

  6. Tu es vraiment gravement follement immensément fier-ère de t’être lancé-e pour de vrai. Tu as osé et même si tout est perfectible, tu as OSÉ. T’as tout gagné !

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Bon, du coup, tu veux faire la route entrepreneuriale avec moi et recevoir chaque lundi la newsletter de La Vraie Dose ?

Sarah François