[LVD #20] Maintenant, j'assume l'identité de mon projet !

Est-ce que tu l’entends l’accent chantanggg de la rentrée ? Et qui dit rentrée, dit déjà le dernier épisode de ta saga de l’été désormais préférée “bam je crée une vraie identité pour mon projet et j’assume !”. Je sais, ton coeur souffre. Du coup, pour ton dernier épisode, je t’ai préparé une bonne dose de “je prends confiance en mes choix pour mon aventure entrepreneuriale” spécialement mijotée sur la thématique “identité”.

Parce que oui, on en a dit des choses sur l’identité. On a commencé par réalisé que nos projets avaient tout à fait droit à une vraie identité, on a appris à s’inspirer. Ensuite on est passé aux choses sérieuses en trouvant le petit nom de nos projets, en bidouillant une identité visuelle et en construisant une ligne éditoriale. Y’avalt des astuces pratiquo-pratiques en veux-tu en voilà, on a vu une bonne partie des mots clés liés à l’identité, on a gagné en structure. Ok c’est chouette, mais une identité bien marquée, encore faut-il l’assumer et la porter avec fierté !

 La Vraie Dose #20 : Maintenant, j'assume l'identité de mon projet !

La Vraie Dose #20 : Maintenant, j'assume l'identité de mon projet !

“On met tout de suite les pieds dans le plat, tu le sais c’est mon dada, l’identité d’un projet ne fait jamais l’unanimité”

J’avais hâte de l’écrire ce dernier épisode de ta saga de l’été spéciale “identité de mon projet”. Parce que j’avais envie de te parler d’un truc qui me tient à coeur. Le genre de trucs qui m’a donné envie de lancer La Vraie Dose. Aujourd’hui, je veux conclure ces newsletters estivales en t’aidant à assumer l’identité de ton projet.

Car, on met tout de suite les pieds dans le plat, tu le sais c’est mon dada,l’identité d’un projet ne fait jamais l’unanimité. Tu auras toujours quelqu’un pour au mieux te suggérer de prendre une autre direction, au pire t’expliquer que tu as tout fait à l’envers et qu’il faut tout reprendre. Nous faisons ainsi un grand coucou bien affirmé à nos amis les “Jean-Michel conseils relous” dont nous avons fait la connaissance lors de la 13ème newsletter.

Et pourquoi finalement hein pourquoi que tout le monde il est pas chaud patate de l’identité de mon projet ? Un peu comme la personnalité de chaque être humain, l’identité d’un projet entrepreneuriale peut-être volontairement (ou pas d’ailleurs) clivante, affirmée ou plus consensuelle, dans l’air du temps ou à contre-courant, facile d’approche ou un peu plus lente à apprécier. Finalement l’identité de ton projet, c’est rien d’autre que la personnalité que tu as choisie de lui offrir avec ton inspiration, tes feutres et tes post-its.D’ailleurs l’identité d’un projet est assez souvent le prolongement de l’identité de l’entrepreneur qui le porte mais je crois que ça mériterait au bas mot une Vraie Dose toute entière !

“il va falloir prendre confiance. Prendre confiance en l’identité de son projet et clairement aussi en sa posture d’entrepreneur.” 

Donc il va falloir prendre confiance. Prendre confiance en l’identité de son projet et clairement aussi en sa posture d’entrepreneur. Parce que comme l’identité d’un projet entrepreneurial fait toujours un peu débat, le premier piège est de se laisser influencer par chaque retour contradictoire.

Alors entendons-nous bien, être à l’écoute des retours est essentiel. Tellement que je t’en ai parlé dés la 3ème lettre de La Vraie Dose car ce sont les retours qui construisent un projet. Mais sur l’identité de ton projet, il ne faut pas avoir peur de faire des choix quitte à parfois prendre de la distance avec des retours. On en avait d’ailleurs reparlé dans la 4ème newsletter “j’apprends à digérer les retours” où je te disais justement qu’entreprendre c’était parfois aussi savoir avoir raison tout seul.

“J’étais envahie de pensées contradictoires car j’étais super au clair avec le fait de me dire “faut que t’assumes l’identité que t’as choisie pour ton projet” et “nan mais purée j’en sais rien moi ça se trouve je fais n’importe quoi” “ 

Mais bon, c’est sympa de se dire “faut prendre confiance”, “faut apprendre à avoir raison tout seul quand t’entreprends”. D’ailleurs il y a peut-être un coin de ta tête qui pense “ouais merci Sarah mais j’aimerais bien t’y voir toi”. Et je t’assure que t’aimerais pas m’y voir en fait. Parce que tu sais, bon tu me connais mais je vais te le redire, je suis atteinte de la triste maladie “se noyer dans un verre d’eau sans aucune gêne”.

Du coup, concernant l’identité de mon premier projet entrepreneurial, comme sur à peu près tous les sujets d’ailleurs, j’étais très très très vite déboussolée. Ce serait à peine exagéré de dire que quelqu’un assis derrière moi dans un café en train de regarder mon écran d’ordi aurait pu me faire tout changer avec un banal “ouais je sais pas”. J’étais envahie de pensées contradictoires car j’étais super au clair avec le fait de me dire “faut que t’assumes l’identité que t’as choisie pour ton projet” et “nan mais purée j’en sais rien moi ça se trouve je fais n’importe quoi hein ça se trouve je te jure ça se trouve”. Compliqué dans ces conditions d’assumer une vraie identité de marque hyper prononcée même si on a complètement ce que l’on devrait faire !

J’ai un peu pris du recul (enfin j’essaie mais l’envie de se noyer dans un verre d’eau ne disparait pas un jour) et j’ai essayé de comprendre pourquoi j’avais tant de mal à me faire confiance sur l’identité de mon projet. Et j’ai trouvé une piste. Tu veux savoir hein ? Roulement de tambour … je n’entendais que le négatif. Que les critiques. Que les sourires en coin genre “nan mais quoi tu veux pas faire une page d’accueil de ton site en mode airbnb comme 90% des projets qui se lancent ?”.

“Je n’entendais que ces retours comme si les personnes qui me les délivraient avaient des gyrophares sur la tête. Et je ne voyais pas tous les gens qui se reconnaissaient dans mon projet” 

Et dans tout ça, je ne les entendais pas mes “premiers followers”. Alors non je ne reviens pas d’un weekend à London et je sais toujours parler la France. Si je te parle de “followers”, c’est parce que la traduction française “suiveur” me chauffe pas des masses et exprime mal l’idée que je vais t’expliquer.

En fait tes premiers followers ce sont les premières personnes qui vont adhérer à ton concept. Qui vont parler de toi sur les réseaux se sociaux, qui vont te recommander via du bouche à oreille, qui vont te donner des retours positifs voire dithyrambiques. Ceux que tu as peut-être du mal à entendre si tu es comme moi, programmé pour te laisser constamment polluer par les “Jean-Michel relous”.

Pourtant, ces premiers followers, ces premiers “ah j’aime bien, on comprend”, ils te disent quelque chose. Ils te font comprendre, au travers de leur soutien, qu’eux ils adhérent à ton projet et notamment à l’identité qu’il dégage. Ils se reconnaissent dans ton projet en tant que clients, utilisateurs, patients, bénéficiaires. Et eux il faut les écouter (genre vraiment) car ils te disent que oui, les choix que tu as fait pour ton projet vont vers les attentes d’un public et que ce public c’est eux.

Alors, même si sur ce premier projet j’ai fait pas mal de gaffe au niveau identité avec un nom imprononçable, un logo trop enfantin et une ligne éditoriale irrégulière (le fait de dire les choses cash fait sans doute partie de mon autothérapie), je suis contente que des “followers” se soient reconnus.

Tu sais, lorsque par exemple je t’ai parlé de charte graphique, je te disais que pas mal de gens me disaient que ma gamme de couleurs ne collait pas avec l’univers dans lequel évoluait mon projet : le réseau professionnel. Du rouge et du doré tu comprends, ça ne fait pas très “bienséance et costumes proprets”. Je n’entendais que ces retours comme si les personnes qui me les délivraient avaient des gyrophares sur la tête. Et je ne voyais pas tous les gens qui se reconnaissaient dans mon projet, qui avaient envie de vomir plutôt que de retrouver encore une startup portant sur le réseau professionnel avec du bleu engoncé, du blanc fade et du gris ennui et qui voulaient construire avec moi une nouvelle façon de réseauter.

Alors, lorsque j’ai attaqué mon second projet entrepreneurial, La Vraie Dose, je me suis dit que j’allais assumer l’identité que j’allais choisir. Oui, j’avais appris différentes choses techniques dont je t’ai déjà fait part concernant la création d’une identité. Mais surtout, j’étais décidée à fermement croire en l’identité de ce nouveau projet.

“S’il y'a bien un truc qui peut aussi t’empêcher d’assumer l’identité que tu as construite pour ton projet, c’est bien la quête de perfection” 

Parce que les identités de mes projets entrepreneuriaux, elles ne sont vraiment pas le fruit du hasard. Au contraire, elles se sont imposées, j’ai passé du temps à réfléchir sur ces sujets, j’ai pris le temps de m’inspirer, j’ai structuré les choses, j’ai créé une vraie charte graphique et une vraie ligne éditoriale même si on est loin d’effleurer les tendres pétales de la perfection.

Et d’ailleurs je voulais t’en parler de cette histoire de perfection. S’il y'a bien un truc qui peut aussi t’empêcher d’assumer l’identité que tu as construire pour ton projet, c’est bien la quête de perfection. Bah oui, créer l’identité de son projet soi-même au lieu de faire appel à un professionnel (graphiste, copywriter, brandmanager, etc), c’est un peu cracra. Nan mais c’est vrai, je sais pas pour toi mais ce n’est pas du tout cela que j’ai étudié, je n’y connais rien. Je ne peux pas de fait arriver au même résultat qu’un pro car ce n’est pas mon métier ni mon talent premier, c’est une réalité.

Pourtant, l’identité de mon projet vient de moi. Elle pose les bases d’une future marque que je pourrai ensuite construire avec des pros. La Vraie Dose n’est surement pas aussi sexy qu’elle ne le sera dans deux ans (oui j’ai de grands projets) et je regarderai ces premiers lettres avec un gentil regard plein de tendresse. Mais malgré tout, il y a une vraie identité, quelque chose de marqué. Et plus j’échange avec les lecteurs-entrepreneurs de La Vraie Dose plus je réalise que nous sommes nombreux à avoir des identités naissantes pour nos projets avec 0 budget et très peu de temps.

Ce qui compte, et c’est pas du bullshit de comptoir, tu me connais, je te dis les vraies choses (parait que c’est pour ça qu’il y a “vrai” dans la vraie dose), c’est qu’on comprenne l’identité de ton projet. Que tes clients, que tes premiers followers ressentent le truc, la direction dans laquelle tu veux aller. Il faut vraiment se dire qu’en avançant déjà quelques points sur l’identité de son projet, que même la version 0 de l’identité de ton projet c’est une vraie belle identité qui s’assume.

De toute façon, budget ou pas budget, temps ou pas temps, en travaillant avec un pro ou sans, l’identité d’un projet évolue à une vitesse hallucinante.Là tu es en mode “nourrisson” de l’identité de ton projet, l’an prochain tu seras déjà à la préadolescence. L’important c’est de toujours assumer l’identité de son projet, qu’elle soit ultra travaillées ou balbutiante car elle reposera toujours sur les mêmes valeurs, celles que tu as insufflées dans l’ADN de ton projet.

Donc je vais te le dire, pour changer héhé, tu fais comme tu peux et c’est déjà super (ce qui est cool avec cet état d’esprit c’est qu’il s’applique à à peu près n’importe quel sujet et n’importe quelle phase de ton aventure entrepreneuriale). Une fois que tu es tranquille avec ça et qu’en plus tu es bien plus fortiche que moi et que tu tends bien l’oreille pour entendre tes premiers followers “oh oui j’adore l’identité de ton projet je suis ébahi”, on va pouvoir attaquer la dernière phrase de notre mission “assumer l’identité de son projet” : savoir vendre l’identité de son projet.

“On va tout bêtement partir de toute la réflexion par laquelle nous sommes passés pour construire ces identités. On va faire un vrai petit “storytelling’ aux petits oignons.” 

Alors on est reparti sur un mot qui fait flipper bien comme il faut “vendre”. Ahhhhh je pars en courant, j’ai peur, je me bouche les oreilles, je suis en PLS, le mot vendre, je suis déjà pas encore hyper à l’aise en sa compagnie mais en plus là on parle de l’identité de mon projet alors je suis clairement déphasée.

Pourtant j’utilise volontairement le mot vendre car l’identité de ton projet, tout le tintouin avec la charte graphique et la ligne éditoriale, ça fait complètement partie du bien ou du service que tu offres avec ton projet. Ça fait partie du package tu vois. Et le plus gros du travail, tu l’as déjà fait puisque tu as construit (ou au moins commencé, ça suffira) l’identité de ton projet.

Du coup, on va pas mettre 500 jours et 35 fausses histoires pour vendre l’identité de nos projets. On va tout bêtement partir de toute la réflexion par laquelle nous sommes passés pour construire ces identités. On va faire un vrai “storytelling’ aux petits oignons. Alors, attention, je te vois un peu mi figue mi raisin avec le mot “storytelling”. Pourtant, c’est bien moins péjoratif que l’image que l’on peut avoir de ce mot. Le storytelling c’est toutbêtement le fait de raconter une histoire. Pas des histoires, la vraie histoire. Et bien nous, nous allons raconter la vraie histoire de l’identité de nos projets. Et ouais maintenant en plus on a une “story” sur l’identité de notre projet entrepreneurial.

Donc c’est encore le moment de ressortir tout ce que tu as utilisé pour l’identité de ton projet. Par exemple, je dis ça complément au hasard, les travaux que tu as faits pour les challenges de La Vraie Dose. Donc les moodboards (tu sais les tableaux de 10 mots de mots ou d’images que ton projet t’inspire), le portrait chinois de ton projet, etc. En gros, tu ressors tous les ingrédients qui ont fait monté la sauce de ton identité et le but de notre storytelling va être d’expliquer pourquoi on a pris chaque ingrédient et pourquoi ça a donné cette sauce (on est sur de la métaphore culinaire de compét).

Sortons de la cuisine et parlons d’un exemple que l’on connait bien : La Vraie Dose. Avec La Vraie Dose, j’ai fait le choix du rouge car j’avais envie d’exprimer toute la chaleur et l’énergie qu’allait offrir la newsletter. J’ai opté pour un nom plutôt familier et une ligne éditoriale clairement décomplexée pour me démarquer des autres contenus entrepreneuriaux. Je veux parler du vrai entrepreneuriat et de ce que ça fait d’être entrepreneur pour de vrai. Pas de chichis, que du franc parler. J’ai fait le choix d’un logo rouge sur fond blanc pour exprimer le petit côté “kit de premier secours”. Avec La Vraie Dose, je viens chaque lundi mettre un petit pansement sur le coeur (oui je sais on peut pas mettre des pansements sur un vrai coeur) bien mis à mal des entrepreneurs qui ont choisi de faire la route avec moi.

Et je suis certaine que tu n’as pas choisi le nom de ton projet par hasard. Que les couleurs principales de ta charte graphique affirment une vraie énergie que tu veux dégager au travers de ton projet. Que le ton pour lequel tu as opté, ta façon de communiquer sur ton projet en disent beaucoup sur le public que tu veux viser. Bref, en fait, tu as forcément une histoire à raconter sur l’identité de ton projet. Mmmmh ça sentirait pas le challenge de la semaine ça par hasard ?

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💪 Ton challenge de la semaine : créer le storytelling de l'identité de ton projet 💪
 

Alors, voilà, on va la bâtir cette jolie histoire autour de l’identité de ton projet ! Je te propose donc de trouver l’histoire autour de chacun des éléments qui en fait le sel. Pas de pression, l’inspiration ne viendra très probablement pas en 30 minutes (va faire les courses ou prends une douche, tu verras, c’est quand on n’a rien pour écrire que toutes les idées viennent !).

  1. Le nom : pourquoi ce nom ? D’où il vient (étymologie, traduction, signification) ?
  2. Le logo : pourquoi ce choix de typo, de couleurs, d’icônes ? Quel est le symbole ? Quel était le message que tu voulais transmettre en un coup d’oeil autour de ton logo ?
  3. Les couleurs : pourquoi tu as choisi ces couleurs (tu n’as pas forcément besoin du grand guide 2018 de la signification des couleurs, parle avec ton coeur) ?
  4. La ligne éditoriale : pourquoi tu as décidé de parler à tes premiers “followers” de cette façon ?

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Tu as aimé cette saga de l'été et tu veux qu'on continue à vivre nos aventures entrepreneuriales, main dans la main ? Alors, sois pas timide et inscris-toi à La Vraie Dose :

Sarah François