[LVD #17] Je trouve le petit nom de mon projet !

Nous voici déjà partis pour le 3ème épisode de notre saga de l’étéhautement envoutante : “bam je trouve une identité pour mon projet et j’assume”. Juste pour te faire un petit rappel et placer les liens qui vont bien, je te remets ça là : dans le premier épisode on a appris à prendre notre projet au sérieux et à oser croire qu’il avait bien droit lui aussi à une identité comme ses petites copains, quelque soit ton budget ! Dans le deuxième épisode, nous nous sommes vraiment lancés et on a appris à être l’affut d’un peu tout ce qui se passe autour de nous pour trouver l’inspiration (pas forcément la copine la plus présente, cette foutue inspiration).

Bon aujourd’hui, je te propose de t’attaquer à un gros morceau : le choix du nom de ton projet. Mais tu me connais, avec La Vraie Dose, j’ai envie de te rendre l’entrepreneuriat un peu plus douillet et bonne ambiance ! Alors tu peux compter sur moi pour t’aider avec mes petites astuces pratiquo-pratiques et pour vraiment dédramatiser cette affaire de choix de nom de ton projet. C’est d’une part pas aussi chaud chaud cacao qu’on le pense et en vrai c’est pas non plus aussi important pour la suite de ton business que ce que l’on veut bien te faire croire…

PS : si tu as déjà le petit nom de ton projet, ça va te rappeler des bons souvenirs alors suis-moi quand même ;)
 

 La Vraie Dose #17 : je trouve le petit nom de mon projet !

La Vraie Dose #17 : je trouve le petit nom de mon projet !

“On va donc commencer par le commencement : se détendre sérieusement sur l’impact réel du choix du nom de ton projet. […] Ce n’est pas le nom d’un projet qui fait son succès !” 

Tu me connais maintenant (ou tu vas bien me connaître sous peu), avec La Vraie Dose, on apprend à souffler et se dépressuriser sur pas mal de problématiques liées à l’entrepreneuriat. C’est même pour ça que j’ai décidé de te mijoter une saga de l’été sur l’identité de ton projet. Je ne suis vraiment pas une spécialiste de tous ces sujets, je n’ai sous le bras que mon expérience de piou-piou entrepreneure (ce qui finalement n’est pas si mal, j’entends bien). En revanche, pour avoir moi même mis la tête dans tout ce fatras, je sais qu’on peut vite être en panique face à toute cette affaire d’univers de marque / d’identité !

Alors quand vient le moment de trouver un nom là c’est au choix : le fou rire de stress garanti, la grosse crise de larmes ou alors l’idée plus ou moins éclairée d’appeler ton projet “mon projet” pour toute la vie parce que purée tu trouves pas de foutu nom pour ton projet justement.

On va donc commencer par le commencement : se détendre sérieusement sur l’impact réel du choix du nom de ton projet. Oui un nom c’est important, c’est le truc qu’on dit en premier, c’est ce qui va être en quelque sorte sa carte d’identité. Mais clairement, à quelques exceptions près, ce n’est pas le nom d’un projet qui fait son succès ! On en connait de belles entreprises florissantes avec des noms classiques / bateaux / voire un peu mochasses et on connait aussi des boites avec des noms swags mais qui ne rencontreront jamais leur public. Sans compter celles qui changent de nom après deux ans d'existence (pour des raisons que je vais te conter ci-dessous).

Comme pour tout le reste, pour le choix du nom de ton projet, tu feras comme tu pourras et ce sera déjà très cool comme ça. Le nom de ton projet fait partie d’un tout et ton énergie investie comptera beaucoup plus pour la réussite de ton projet. Donc si tu n’es pas magicien du “naming”, rien de grave. On est entre nous, on peut se le dire, il n’y a que dans les films américains que les instigateurs d’un projet trouvent le nom le plus stylé de toute l’histoire du nom en 30 minutes. Si ça se trouve, derrière cette séquence se cache le travail acharné de trois scénaristes pendant plusieurs jours… alors bon !

“On se lance et on commence par regrouper tout ce que l’on a sous le coude et qui pourrait nous être d’une grande aide pour trouver un petit nom tout doux" 

Donc, là déjà, on a posé les bases histoire d’être créatif et d’avoir l’esprit libre pour brainstormer en toute quiétude ! Alors, on se lance et on commence par regrouper tout ce que l’on a sous le coude et qui pourrait nous être d’une grande aide pour trouver un petit nom tout doux (ou pas d’ailleurs) pour notre projet.

Et là encore une bonne nouvelle : dans ta tête il s’est déjà passé pleins de trucs sympas. Tu as commencé à mûrir ta réflexion, à réfléchir à l’énergie que tu avais envie de dégager avec ton projet. Tu t’es imaginé, même de très très loin, qui seraient les personnes que ton projet allait viser. Les choses commencent à se dessiner un peu malgré toi mais du coup tout cela va nous servir dans notre quête de nom.

Si tu as lu les deux derniers épisodes de La Vraie Dose (d’abord ici puis ), alors là c’est la java car tu as pu participer aux deux derniers challenges.Tu as donc créé de tout ton coeur, trois petits moodboards (je t’ai parlé de ces fameux moodebordeuhs dans mes deux dernières lettres justement, tu peux aller te replonger dedans pour tout comprendre). Au delà de t’avoir permis de travailler ta capacité à t’inspirer (c’est un truc sérieusement important surtout quand on en a envie d’entreprendre alors sens-toi libre de passer du temps là dessus), ces joyeux petits tableaux d’inspirations vont grandement nous aider pour poser le début d’un brainstorming !

“Dans notre mission petit nom, un brainstorming revient à se faire un vrai kiff, se faire péter une belle feuille blanche (voire une douzaine), les post-its les plus sexys du marché et des feutres en veux-tu en voilà" 

Bon, alors s’il faut, tu te dis encore “bon elle est gentille avec ses mots en anglais là mais c’est quoi que ce machin de brainstorming”. Bah déjà tu as bien raison de te dire ça parce que je suis casse bonbon avec mes mots en anglais. Donc tu as peut-être entendu ce mot plus d’une fois mais tu as peut-être du mal à te figurer le truc en grandeur nature.

Alors, un brainstorming (littéralement une séance de remue-méninge, cette lettre est bien entendu sponsorisée par le petit robert), c’est donc une séance de réflexion où tu te lâches vraiment pour faire jaillir un maximum d’idées sur une thématique fixée. Tout cela dans une ambiance ultra positive où toutes les idées sont les bienvenues et où on ne dit “non” à aucun suggestion. C’est l’heure de lancer les choses sur le papier, on ne pense pas à un tri ou à une sélection pour l’instant !

Dans notre mission petit nom, un brainstorming revient à se faire un vrai kiff, se faire péter une belle feuille blanche (voire une douzaine), les post-its les plus sexys du marché et des feutres en veux-tu en voilà. Tu peux vraiment inviter tout article de papeterie qui te semble pertinent. L’essentiel est que tu te sentes vraiment dans une ambiance positive, créative où t’as envie de laisser ton cerveau te lâcher.

Donc une fois que tu as installé bureautique-papéterie, c’est l’heure de faire bouillonner notre matière grise. Pour ça, tu prends tout ce qui est pertinent pour la réflexion. Tu as nos moodboards bien entendu mais tu peux mettre sur la table tout ce qui te semble pertinent. Et là tu commences à regarder s’il y a des choses qui reviennent : des mots, des images, des expressions, une atmosphère, une expérience, une action, etc

Je sais que t’aimes bien lire les histoires de Sassou alors laisse-moi te raconter mon petit brainstorming pour La Vraie Dose. Toute l’histoire d’identité m’intéressant beaucoup, j'ai sérieusement joué le jeu et j’avais donc mon super "moodboard mots" à mes côtés. J’avais aussi un "moodboard images" mais pas de portrait chinois (j’avoue que je n’y ai pas pensé à l’époque mais ça m’aurait vachement plu).

Et là, honnêtement, j’ai vu assez rapidement le truc. Je voyais les mots “énergie”, “shot”, “dose”, “vitaminé”, “café”. Tu vois je sentais le truc arrivé, j’avais l’image qui se dessinait dans ma tête. Je voyais un verre de jus d’orange qui envoyait un max de peps. Si on va loin, je me voyais au milieu d’un espace de coworking en train de distribuer des verres de jus aux entrepreneurs déprimés par le lundi matin et la solitude psychologique qui les attendait. Alors,j’ai commencé à me laisser aller dans mon délire inspirationnel (c’est vraiment ça), et il y a plusieurs combinaisons qui sont venues. La Vraie Dose et ses consoeurs de noms voyaient poindre le bout de leur nez !

“Et là tu te dis, "ohlalala trier mais ça va être l’enfer, j’aime tous les noms, je ne vois pas sur quels critères je vais me fonder pour faire le grand choix”.” 

Donc une fois que tu as ta liste des noms qui vaudraient vraiment le coup (la short list), petite ou grande on s’en fiche, c’est comme tu le sens, là ça va en effet être le moment de faire le tri. Malheureusement les normes sociales et entrepreneuriales veulent que l’on ne puisse pas garder 15 noms trop stylés pour un seul et même et projet (rabat joie ces normes hein, bravo la créativité entrepreneuriale !).

Et là tu te dis, "ohlalala trier mais ça va être l’enfer, j’aime tous les noms, je ne vois pas sur quels critères je vais me fonder pour faire le grand choix”. Déjà, instant déculpabilisation (on aime), tout le monde, mais genre tout le monde, vit la même phase, comme ça c’est clair. Ensuite, comme je suis du genre sympa, je vais te proposer quelques critères qui me semblent plutôt malins pour faire le tri.

“Commençons par le truc le plus important et sur lequel j’ai foiré dans les grandes largeurs avec mon précédent projet entrepreneurial : un nom facilement prononçable et orthographiable !” 

Commençons par le truc le plus important et sur lequel j’ai foiré dans les grandes largeurs avec mon précédent projet entrepreneurial : un nom facilement prononçable et orthographiable ! Alors, petit retour vers le passé, mon premier projet portait le doux nom de KARMERZ. Oui tu as lui plusieurs fois ce petit nom et tu ne sais pas comment le prononcer. Ça se dit KARMEURZE (ça vient de karma, tu peux aller faire un tour sur karmerz.compour comprendre).

Et si tu savais combien d’être humains sur terre ont prononcé et/ou écrit correctement ce petit nom correctement du premier coup, tu me regarderais avec un gentil regard bien trop compatissant ! Du coup pour ce critère là, comme pour à peu près tout ce dont on s’est parlé depuis le début de La Vraie Dose, un seul secret : aller tester son nom auprès de sa clientèle cible, histoire de pas vivre tous les longs moments de solitude / agacement / lassitude que j’ai vécus !

Ensuite, il y a un deuxième critère assez important et ambitieux : avoir un nom international. Alors là tu te dis “oui moi mon projet n’ira pas à l’international sérieusement, s’il sort de mon salon c’est bien déjà”. Ça franchement tu n’en sais rien à l’heure du worldwide web. Si tu es artisan par exemple, rien ne t’empêche de créer un ecommerce dans quelques années. Si tu es freelance, tu peux très bien collaborer avec des entreprises à l’étranger. Donc vérifie au moins que le nom que tu as en tête n’a pas une traduction un peu hasardeuse dans certaines langues parce que ce genre de drame arrive plus souvent que l’on ne le pense.

Après, si tu es dans une marque de fabrique très made in France, un nom ultra frenchy peut totalement s’assumer mais faut que ce soit choisi (genre une newsletter qui est et restera en français) !

Enfin, il faut vraiment t’assurer que le petit nom que tu as en tête est exclusif, qu’il n’est pas porté par un autre projet (même si le projet se trouve dans un autre secteur d’activité). Alors sans aller passer trois demi-journées en mode camping à l’INPI (l’institut national de la protection intellectuelle), ton ami Jean-Michel internet est là pour toi.

Et c’est vraiment un moment à côté duquel il ne faut pas passer car ça peut devenir bien plus casse pied que tu le penses. Par exemple, si un projet avec un nom proche a pris le nom de domaine que tu voulais (l’adresse de ton site web), là t’as l’air malin. Et même si tu te dis que tant pis, tu mettras un .net à la place d’un .com, tu peux être sûr que ce sera jamais super clair dans la tête de tes utilisateurs. Sans compter que ça va être plus dur pour te référencer sous ce nom là sur les moteurs de recherche de type Google (et ça c’est vraiment pas un petit sujet) !

Une fois tous ces joyeux critères de tri passés les uns après les autres, s’il ne te reste qu’un nom et que tu l’adules toujours autant et bien c’est le jackpot. S’il ne reste aucun nom, tu es reparti pour une nouvelle séquence de brainstorming durant laquelle tu peux éventuellement convier des bons copains inspirés (et qui comprennent ce que ton projet fait, pour de vrai) en les appâtant à l’aide d’un apéro dont tu as le secret. Et s’il te reste plusieurs noms, même technique, tu réunis les bons copains pour élire LE NOM, le vrai. Bonne ambiance, cette histoire de nom. Et entre nous, même si à ce stade tu as déjà trouvé le nom idéal selon toi, vu mes mésaventures nominales avec mon précédent projet, j’aurais tendance à te conseiller de quand même lancer une petite phase apéro pour testerton petit nom !

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💪 Ton challenge de la semaine : le brainstorming “petit nom”💪

Cette semaine, je te propose donc de te faire kiffer en t’organisant en tête à tête avec toi même un super brainstorming qui envoie du lourd pour trouver le nom de projet

  1. Tu te mets bien bien bien : on ne fait pas les brainstormings à moitié. Alors sans dévaliser la papeterie hors de prix du centre ville (budget de l’entrepreneur oblige), tu fais juste le tour de ta maison et tu vas en trouver des pépites : feuilles, post-its, feutres crayons de couleurs, etc.
     
  2. Tu te prévoies un vrai moment : faire un brainstorming ça prend du temps (l’inspiration vient avec la patience et l'attention comme on l’a vu la semaine passée) alors laisse toi au moins deux heures devant toi histoire d’être large !
     
  3. Tu te lâches : là c’est le moment d’être créatif et positif, de laisser jaillir les idées en veux-tu en voilà sans te dire "nan mais ça, ça ne correspond pas", tu prendras du recul plus tard.
     
  4. Ensuite, tu te fais ta petite short list de tes noms préférés : là c’est le moment où tu fais le tri grâce à tous les critères dont je t’ai parlés ci-dessous (prononciation-orthographe / internationalisation / exclusivité) plus ton ressenti, grand maitre de toutes les décisions liées à l’identité de ton projet (et de ton aventure entrepreneuriale en général).
     
  5. Tu testes ta short list au travers d’un deuxième brainstorming public, le fameux apéro-petit-nom-avec-les-bons-copains-qui-sont-constructifs-et-comprennent-ce-que-je-fais-pour-de-vrai !

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Sarah François