[LVD #16] J'apprends à m'inspirer !

Pour cette 16ème newsletter de La Vraie Dose, je te propose que l’on attaque la deuxième phase de notre plan “bam je crée une identité pour mon projet et j’assume” (ouais ça y est j’ai le nom de code, dis-moi donc ce que tu en penses en retour de ce mail !). D’ailleurs j’en profite pour te dire que si tu n’as pas lu le premier épisode de cette saga ô combien haletante de l’été, je te conseille d’aller y jeter un oeil avant de te lancer dans la lecture de ce second volet, histoire de bien tout comprendre (quelques mots techniques vont y passer).

Dooooonc, aujourd’hui nous allons vraiment nous motiver dans notre recherche d’identité pour notre projet en apprenant à s’inspirer. Parce que toute cette histoire d’inspiration, ce n’est pas évident à aborder. Savoir s’accorder du temps pour réfléchir, s’inspirer, penser, wahou, c’est pas une mince affaire dans l’agenda de l’entrepreneur. Sans compter que bon, nous ne sommes pas tous nés (en tout cas pas moi) avec le parfait guide de l’inspiration scotché au berceau ! Alors, viens, suis-moi, on continue de prendre au sérieux (mais avec le sourire) cette histoire de création d’identité pour notre projet entrepreneurial !

 La Vraie Dose #16 J'ap

La Vraie Dose #16 J'ap

“Dans “s’inspirer”, il y a “inspirer”. C’est la phase A de la respiration, le moment où tu inhales de l’air extérieur pour faire fonctionner ton petit corps.” 

Bon alors, la semaine dernière, on a bien déblayé le terrain sur cette affaire d’identité. On a vu ensemble ce que c’était et tous les jolis mots techniques de base que ça impliquait. On s’est mis d’accord sur le fait que nos bébés (ou pas) projets entrepreneuriaux avaient tout à fait droit à une vraie identité de marque comme tous leurs copains. Et surtout, on a réalisé que même si on aurait aimé trouvé un poto graphiste-concepteur-rédacteur-philantrope dans une pochette surprise, on allait devoir faire avec les moyens du bord le temps d’avoir les sous de dire “je verrai ça avec mon graphiste” et qu’en fait c’était trop cool car c’est ainsi qu’on va apprendrepleins de trucs !

Et même que si t’es un peu joueur comme moi, tu t’es laissé prendre au super challenge que je t’avais glissé à la fin de la dernière vraie dose parce que c’était bon délire, tu l’as vu. Je t’avais donc proposé de te créer deux moudebordeuhs (comprendre 2 moodboards : tableaux d’humeur / d’inspiration) : un moodboard “images” avec les 10 images que tu trouves les plus en connivence avec ton projet et un moodboard “mots” avec les 10 mots ou expressions qui te viennent à l’esprit lorsque tu penses à ton doux et délicieux projet (ou à défaut les mots pertinents qui surgissent quand tu parles de ton projet à d'autres humains) !

En gros, la semaine passée, nous nous sommes un peu échauffés, quoi. On a commencé à prendre au sérieux ce délire d’identité mais sur la pointe des pieds. Maintenant que le doux mois d’aout vient définitivement poindre le bout de son nez et que ton agenda se fait moins récalcitrant, je te propose qu’on aille plus loin.

Et d’ailleurs, ce serait marrant qu’on s’arrête deux secondes sur notre nouveau verbe préféré “s’inspirer”. Dans “s’inspirer”, il y a “inspirer”. C’est la phase A de la respiration, le moment où tu inhales de l’air extérieur pour faire fonctionner ton petit corps. Et bien là c’est tout pareil : on va donner vie à notre projet, on va lui permettre de respirer d’abord en nous inspirant, en nous imprégnant de l’extérieur pour ensuite lui permettre d'expirer, d'exister.

“En fait, quand je te parle de t’imprégner, je veux dire d’être plus au taquet car l’inspiration est partout.” 

Bon alors, je le sais, je te vois venir, tu as envie de me dire “merci maitre bambou pour cette petite dose de méditation-réflexion-yoga-je-ne-sais-quoi mais ce n’est vraiment pas ça qui va faire tourner ma boîte. Alors, ne t’en fais pas, tu me connais (ou vas me connaitre), je suis une grande adepte du pratiquo-pratique et des challenges terre à terre !

En fait, quand je te parle de t’imprégner, je veux dire d’être plus au taquet car l’inspiration est partout. Elle ne se cache pas que dans les plus beaux tableaux pinterest et les livres d’entrepreneuriaux les plus respectés en ville ni dans les grands musées. Nope, she’s everywhere (ouais le dire in english ça rend le truc plus véridique).

Ton inspiration elle est aussi dans tes séries et films - pas forcément ultra intellos -, dans tes chansons préférées anciennes ou nouvelles, dans des articles de blogs que tu trouves stylés, dans des personnages réels ou fictifs qui te donnent l’impression qu’un bout de ton projet a été personnifié, dans des objets, des bouts de tissu, des pages de magazine, dans la rue, sur des affiches, dans le bus, dans le métro, dans le dernier flyer qu’on vient de te filer au snack de la plage.

“C’est que l’inspiration ne se trouve pas dans un fichier word ou excel, on ne la chronomètre pas, […] et pour les esprits à tendance rationnelle comme moi, c’est pas super facile à manager au début.” 

Le seul truc un peu compliqué là dedans c’est de prendre cette histoire d’inspiration au sérieux. C’est que l’inspiration ne se trouve pas dans un fichier word ou excel, on ne la chronomètre pas, on ne la quantifie pas toujours bien et pour les esprits à tendance rationnelle comme moi, c’est pas super facile à manager au début. La petite voix que tu entends au fond de toi te dire “nan mais ça sert à rien tout ça”, c’est normal qu’elle soit là, si tu savais comme je l’ai entendue avant de réaliser que ça valait le coup !

Et pour l’inspiration, la seule chose que je peux te dire, c’est que l’appétit vient en mangeant. Au début, on se dit que l’on va copier ce qui se fait, ce qui est à la mode et que ça ira bien comme ça. Et puis, plus le cheminement entrepreneurial se fait et plus on commence à réaliser que tous les entrepreneurs que l’on aime suivre, que tous les entreprises qui laissent naitre en nous des ambitions pour notre propre projet entrepreneurial, et bien elles envoient un truc, une énergie bien particulière. Elles ont une marque, à leur façon, elles ont toutes une marque.

Il faut apprendre (et le mot apprendre a clairement son sens ici) à s’accorder du temps pour sortir des tâches opérationnelles et lever un peu la tête, faire des choses plus “lointaines”. Et en réalité, contrairement à ce que ton instinct d’entrepreneur en soif de cases cochées sur sa to-do list semble te dire, c’est quand tu vas vers ce qui est plus stratégique que tu apportes un maximum de valeur ajoutée à ton projet (même s'il faut aussi faire tourner la boîte bien sûr).

Par exemple, un jour j'ai réalise que j'aimais les projets entrepreneuriaux très incarnés. Que je trouvais les histoires entrepreneuriales vachement plus coolos quand on savait qui était derrière, humainement parlant. Que dans les films, je me suis toujours identifiée aux personnages qui dans leur coin observent les autres et retranscrivent les choses avec un certain franc parler, que si j’écoute certaines chansons et pas d’autres c’est parce que j’aime quand la musique me donne un max d’énergies positives, etc… En fait, je me laissais déjà m'inspirée malgré moi avec ce que j’avais envie de construire au travers de La Vraie Dose : un projet d’écriture, dans le parler vrai, qui envoie un max d’énergie !Mais c’est qu’il m’a fallu un peu de temps pour connecter tout ça là-haut, au doux pays du cerveau, tu sais…

 

“Parce que l’inspiration, elle part aussi vite qu’elle est arrivée, la filoute. Donc ta mission est que, vraiment, mais genre, vraiment, dès que ça fait tilt, tu gardes une trace.” 
 

Alors oui, ton inspiration elle est partout, à condition que ça fasse “tilt”, c’est à dire à condition que tu ne laisses pas cette inspiration s’envoleren une demi seconde ! À partir de maintenant, je te propose de prendre en photo tout ce qui te fait tilter dans la rue, de garder chaque bout de papier, chaque feuille de magazine dont la police d’écriture te rend toute chose, de garder chaque objet -déco ou pas- qui te dit que si tu aménageais une pièce en l’honneur de ton projet, il devrait être là, de noter chaque mot ou chaque citation que tu entends qui sonne comme un “mais c’est trop ça !”.

Parce que l’inspiration, elle part aussi vite qu’elle est arrivée, la filoute. Donc ta mission est que, vraiment, mais genre, vraiment, dès que ça fait tilt, tu gardes une trace. Parce que c’est sympa de s’imprégner mais ça ne suffit pas à faire grandir ton projet. Non non non. Le combo gagnant c’est de se laisser s’inspirer par un peu n’importe quoi mais de tout de suite lier ça à ton projet dés que tu es de retour sur ton ordi / à ton bureau.

“Savoir s’inspirer, et comprendre ce qui nous inspire, ça prend du temps, mais c’est la même chose pour tout le monde !”

Encore faudra-t-il que tu trouves tes sources d’inspiration et ça peut prendre un peu de temps mais il ne faut pas s’inquiéter. Tu vois, quand je te dis que l’inspiration est partout, je veux te dire qu’elle peut se cacher n’importe où, pas qu’elle va te sauter dessus au premier coin de rue.Savoir s’inspirer, et comprendre ce qui nous inspire, ça prend du temps, mais c’est la même chose pour tout le monde !

En fait, il faut trouver tes trucs, tes filons inspirationnels, tu vois. Là plus haut, je t’ai donné des pistes, comme elles me sont venues mais bien entendu chacun fait les choses à sa façon. Par exemple, je n’ai clairement jamais gardé d’objets ou de pages de magazine comme source d’inspiration pour La Vraie Dose ou mon précédent projet. Le côté tangible, je crois que ce n’est pas mon truc. Par contre les podcasts, c’est ma drogue, j’en écoute vraiment beaucoup. Et c’est clairement ce qui fait grandir La Vraie Dose chaque semaine (je pense même que c'est ce qui m'a offert le tilt "tiens faut créer La Vraie Dose").

Et puis il y a la musique aussi. Je peux te le confier, cet épisode de La Vraie Dose n’aurait jamais existé sans Kylie Minogue et Jason Derulo !J’ai besoin de mon coup de boost musical avant d’écrire même si la chanson que spotify me propose n’a absolument mais absolument rien à voir avec la choucroute. J’ai besoin de rythme, d’énergie, de mouvement parce que c’est clairement ça qui me fait me connecter à mon état d’esprit “La Vraie Dose” avant chaque phase d’écriture ! Je me suis même faite une petite playlist intitulée “work that way” où sommeillent les meilleures doses de musiques qui donnent la pêche bien comme il faut !

Mais honnêtement, tout ça n'est pas venu d’un coup d’un seul. Il a fallu que je la trouve ma route inspirationnelle. Il y a encore un an je n’écoutais aucun podcast et je ne me serais jamais imaginée en train de danser dans mon salon avant d’attaquer ce qui fait le coeur de mon nouveau projet entrepreneurial, l'écriture.

Je me serais sans doute un peu “classiquement” dite que j’allais trouver l’inspiration dans les livres alors que quand je lis je préfère que ce soit pour vraiment m’éloigner de mon projet pour le coup. Donc, il ne faut pas hésiter à jouer les explorateurs et à sortir des clichés de film américain de type “on a l’idée du siècle uniquement quand on marche autour d’un lac et qu’on est triste, pis c’est tout” !

Fais-toi confiance, tu trouveras l’inspiration à ta façon, et cela va doper ton projet, au delà même de la définition de son identité !

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💪 Ton challenge : construire ton moodboard sur le thème "portrait chinois" ! 💪

Tu te souviens la semaine dernière, on a commencé gentiment notre réflexion sur l’identité de notre projet avec nos deux tableaux d’inspiration : le moodboard des 10 mots et le moodboard des 10 images !

Je te propose de rajouter un 3ème moodboard : “le portrait chinois”. C’est un exercice que j’ai adoré faire pour mon premier projet il y a quelques mois et qui m’est revenu à l’esprit grâce à Laurianne, une fidèle lectrice de LVD avec laquelle j’ai le plaisir de papoter sur Instagram !

Je te laisse choisir parmi les catégories suivantes celles que tu as envie de mettre dans ton portrait chinois en fonction de tes filons inspirationnels et de tes goûts personnels bien entendu  !

Que serait ton projet entrepreneurial, s’il était :

  • Un/Deux/Trois film(s)
  • Une/Deux/Trois série(s)
  • Une/Deux/Trois chanson(s)
  • Un/Deux/Trois livre(s)
  • Un/Deux/Trois article(s) de blog / de journal
  • Un/Deux/Trois épisode(s) de podcasts / podcasts
  • Une/Deux/Trois instant(s) de vie pris en photos (dans la rue, en famille, entre amis, en voyage)
  • Un/Deux/Trois site(s) internet (au niveau expérience utilisateur - comment tu navigues dessus, on en reparlera - par exemple)
  • Un/Deux/Trois profil(s) instagram ou pinterest (au niveau de l’identité visuelle par ex)
  • Une/Deux/Trois affiche(s) que tu auras prise(s) en photo
  • Un/Deux/Trois flyer(s) que tu trouves bien foutu dans le fond et/ou dans la forme
  • Une/Deux/Trois devanture(s) de magasins qui vont bien dans l’esprit de ton projet
  • Une/Deux/Trois personne(s) inspirante(s)
  • Un/Deux/Trois moment(s) de vie (tu interprètes comme tu veux le mot moment)
  • Un/Deux/Trois objet(s)
  • Une/Deux/Trois citation(s)
  • Un/Deux/Trois “manifeste(s)” qui t’inspirent (relis la première newsletter pour comprendre de quoi il s’agit si jamais ça t”échappe, tu verras que c’est kiffant et que ça va bien avant toute notre affaire d’identité !)
  • Etc : et tout ce que tu veux <3

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Sarah François